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Le propriétaire des Pistons ne regrette pas d’avoir poussé pour les Playoffs au lieu de tanker : bravo, on espère que certains écoutent

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Pas de tanking à Detroit, juste ces deux tanks.

Source image : YouTube/TrashTalk

C’est résolument la grande mode ces dernières années, et également un de nos feuilletons préférés. La course au tanking, la palme du plus nul, le concours des bras cassés, le Prix Nobel du reblochon… Bref, appelez ça comme vous voulez, reste que ça ne manque jamais de nous faire marrer. Mais, fort heureusement, tout le monde n’est pas dans cet état d’esprit.

Oui, parce que c’est drôle cinq minutes, mais à la longue, voir des franchises aligner une équipe digne de la G League et balancer les matchs à tour de bras, tout ça pour gratter quelques spots à la Draft, ça peut aussi devenir vite lourd. Ces dernières années, la technique a été poussée à son paroxysme, à tel point de devenir quasiment une parodie. Qui ne se rappelle pas des Sixers d’il y a quelques années, au début du Process, qui se posent en candidats sérieux comme la pire équipe de l’histoire de la NBA, et qui ont réussi l’exploit de ne gagner que 10 matchs (!) sur toute la saison 2015-16. Incroyable. Reste que ça a marché pour eux, et à force de se gaver de first picks pendant des années, Philly a désormais réussi à s’imposer comme un contender des plus sérieux à l’Est. Actuellement, nous pouvons citer les Knicks, qui semblent reprendre (in)dignement le flambeau du tanking, en atteste leur saison écoulée, à seulement 17 petites victoires, bons derniers de la Ligue et co-pire bilan de leur histoire. A voir si le processus fonctionnera, mais en cas d’issue positive pour New York, notamment avec la possible acquisition de Zion Williamson, cela pourrait venir renforcer les bienfaits du culte de la lose dans la tête des patrons de franchises ?

Et bien, pas du côté de Detroit dans tous les cas, vous pouvez en être sûrs. Parce que mine de rien, les Pistons se sont battus jusqu’à la toute dernière journée de la régulière pour accrocher tant bien que mal un spot en Playoffs, leur franchise player, Blake Griffin, y laissant même un genou au passage. A l’arrivée, l’épilogue fut un sweep encaissé de façon prévisible face aux Bucks dès le premier tour. Des regrets, peut-être ? Oui, car après tout, cette équipe de Motor City avait déjà laissé transparaître des limites évidentes tout au long de la saison, alors, à partir de là, pourquoi ne pas tanker et privilégier la reconstruction sur le long terme plutôt qu’un passage éclair en postseason ? Tout simplement parce que ce n’est pas le genre de la maison, ni la mentalité qui prédomine dans le Michigan. Ici, on porte fièrement l’héritage des Bad Boys ainsi que des héros de la saison 2003-04. Alors oui, le chemin vers les sommets risque d’être long, en particulier avec les contrats XXL de Blake Griffin, André Drummond et Reggie Jackson qui ne manqueront pas de rendre la tâche difficile au board dans l’acquisition de nouveaux assets pour renforcer le roster. Reste que, quand on fait le bilan, ces Pistons là ont réalisé une campagne assez admirable, et c’est d’ailleurs le propriétaire de la franchise lui-même, Tom Gores, qui en parle le mieux. En clair, si c’était à refaire, on ne changerait absolument rien au parcours réalisé cette année.

« Nous devons faire plus de progrès. Beaucoup de gens parlent de la notion de victoire et de défaite – nous voulons gagner. Ce qu’il se passe dans la Ligue, avec l’idée que perdre sera bénéfique pour vous, et bien dans notre cas ça ne nous fera aucun bien. Nous voulons simplement essayer de gagner, et c’est ce que nous avons fait.

Je ne crois simplement pas en l’idée de, peu importe comment vous voulez l’appeler, tanker ou perdre. Nous avons besoin d’une culture de la gagne, et ensuite voyons ce qu’il se passe en partant de là. Je ne pense pas que ce soit ça, le sport. Vous ne pouvez pas arriver sur le parquet et penser à perdre. Je n’y crois pas… Je ne vais pas entrer dans ce système. »

Utopie ou pas, voilà un discours qui fait sacrément plaisir à entendre, surtout en ce moment. Même avec une marge de manœuvre restreinte, c’est avec plaisir qu’on retrouvera ces valeureux Pistons la saison prochaine. Qui sait, peut-être pour essayer de gagner encore plus.

Source texte : NBC Sports

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