Thunder

Steven Adams, le cauchemar des intérieurs rookies : le bûcheron d’OKC enchaîne les leçons

Steven Adams
Source image : NBA League Pass

Chaque année, la NBA vit sa petite vie et les matchs s’enchaînent. Mais parmi les 450 joueurs qui évoluent dans la Ligue, qui est le plus fort, physiquement ? Pour les rookies, la réponse est claire, c’est Monsieur Steven Adams.

Celles et ceux qui suivent TrashTalk sur Twitter ont récemment pu voir cet extrait, posté afin de mettre en avant la notoriété du pivot d’OKC dans les raquettes de la Ligue. Le contexte est le suivant. Comme chaque saison, NBA TV réalise une émission Open Court au sein de laquelle quelques rookies sont appelés à venir parler de leurs débuts professionnels. Les sujets de discussion sont variés, des jeux-vidéos aux pompes en passant par les idoles, les moments durs et les grandes performances individuelles. Pour la cuvée de Draft 2018, quatre garçons étaient invités à partager leurs histoires, Luka Doncic, Marvin Bagley, Jaren Jackson Jr et Deandre Ayton. Un Top 4 qui a très bien démarré en NBA, et qui a donc quelques belles anecdotes à offrir. En tant que présentateur, Matt Winer décide de parler des confrontations directes et donc des joueurs qui ont pu traumatiser les petits loups venant de débarquer dans la forêt. La question est posée à Jaren Jackson Jr, qui n’hésite même pas et mentionne tout de suite Steven Adams, pendant que le reste du panel soupire en secouant sa tête. On sent limite les coups de coudes donnés sous les arceaux en écoutant le rookie de Memphis parler, pendant que Deandre Ayton prend un air apeuré et Marvin Bagley regarde ses pompes.

« C’était horrible. […] En fait il faut commencer à travailler sa position très tôt, sinon c’est mort. Honnêtement, vous devez prendre position avant même que le tir d’un joueur soit pris, sinon il va vous avoir. » – Jaren Jackson Jr

« S’il arrive à trouver sa position préférentielle, c’est terminé. » Marvin Bagley

« Quand vous allez au rebond et que vous vous battez contre lui pour prendre position, c’est comme s’il priait pour que ses coéquipiers ratent leur tir. Comme ça il peut jouer des muscles et prendre l’avantage sur vous pour prendre le rebond. » – Deandre Ayton

Voilà le triste bizutage imposé par le monstre du Thunder à tous les jeunes qui débarquent en NBA chaque année. Ils ont beau être prévenus, ils ont beau avoir regardé des heures et des heures de vidéos pour savoir comment le jouer, Steven Adams a trop de puissance pour être véritablement stoppé. On l’a vu notamment cette année sur des séquences assez folles, dérouillant des adversaires qui sont pourtant physiquement sacrément développés. Draymond Green, qui s’est pris un écran de la part du kiwi, ne savait probablement plus compter jusqu’à 13 après avoir terminé déboussolé. Willie-Cauley-Stein, qui voulait s’embrouiller avec un gars d’OKC, n’a pas compris ce qui lui arrivait quand Adams l’a maintenu à distance avec un seul bras alors qu’il se débattait. Sans crier, sans se taper sur les pectoraux, sans faire de pompes absurdes sur le parquet, Adams est une brute épaisse avec un coeur gros comme ça. Avec une formation à l’ancienne en Nouvelle-Zélande, qu’il qualifie lui-même de shut up and play tant que tu ne saignes pas, le pivot effraie les plus jeunes et s’occupera donc certainement des rookies de la prochaine cuvée, qui regarderont cette émission avec peur et entoureront sur leur calendrier leur première rencontre avec le Thunder.

Sans être All-Star, Steven Adams a un impact physique et mental énorme sur ses adversaires. Vous devez vous préparer pour l’affronter, et quand on l’apprend en étant rookie, ça peut vite faire très mal.

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