L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S06 Épisode 8 : à Dallas ou New York même combat, la vie ne sera dès à présent plus la même

L'avis du Psy Saison 6

Et Franky, c’est quand qu’il aura le droit de se barrer de New York ?

Source image : Montage par Leonce Barbezieux pour TrashTalk

Saison 6… Wow. Déjà cinq ans que le Psy a installé son bureau entre les douze machines à café du bâtiment TrashTalk, contant ça et là les aventures des acteurs les plus agités de la Ligue. Parce que les stats c’est bien, les highlights c’est cool, mais rien ne vaut un bol de soupe qui vole à l’entraînement ou un panier contre son camp lors d’un Clippers-Lakers. L’Avis du Psy c’est un peu la NBA underground, la Grande Ligue mais en direct du quatrième sous-sol, pour rendre hommage à une partie de ceux pour qui on se lève la nuit, en guettant silencieusement les dérapages et autres coups de folie. L’Avis du Psy c’est un peu la rubrique qui nous rappelle que vous comme nous aurions pu faire carrière en NBA, et qu’on aurait été super forts pour défaire les lacets d’un adversaire ou célébrer un tir raté. Allez, ouvrez les portes en grand, c’est pas encore cette année que le Psy prendra des vacances.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Marcus Smartdettinger


On attaque sans plus attendre les consultations de la semaine avec un habitué, le Gilet Jaune Marcus Smart. Toujours dans les bagarres, toujours un truc à rajouter, toujours là pour EN rajouter, Mahkusse a dégoupillé la semaine passée en voulant dégommer le CRS Bembry, bousculant l’agent municipal Huerter et même un gros monsieur tentant de s’interposer. Pas bien comme dirait l’autre, et si le poumon de Boston veut continuer à apporter du scoring de manière constante comme il a appris à le faire depuis quelques mois, il faudrait déjà qu’il s’inquiète de finir les matchs et de ne pas être suspendu. parce que le Psy l’a bien remarqué, quand le patient Smart s’énerve il ne porte plus vraiment bien son nom. Alors on calme sa joie, les flops on peut mais les baffes on évite.

Timothe Luwawu-CabarrotK-Maro, Luwawu
Dans la catégorie des descentes aux enfers, Timothe Luwawu-Cabarrot sera bientôt revenu sur les basques de son presque homonyme, celui qui faisait de la musique de merde là. A l’initiative du Psy, le Frenchie a été reçu ce matin à la clinique pour évoquer ce trou noir dans lequel Tim s’enfonce. Cadre chez les Sixers, puis cireur de banc à Oklahoma City pour terminer monnaie d’échange dans un trade avec les Bulls ? Wow le bad. On pourrait d’ailleurs bien se dire que les Bulls pourraient représenter une belle opportunité de relance, mais on parle quand même d’une franchise qui a quasiment mis au ban Jabari Parker et qui préfère polir des diamants bruts comme Chandler Hutchison ou Bobby Portis. Alors on active le plan rouge, rouge comme les Bulls, et rouge comme les larmes de sang de Timothé lorsque Jim Boylen lui demandera de jouer poste 4 pour être sûr de perdre. Dur dur cette vie.

Tobias Harris
crying tears larmes
Puisque l’on parle de blasphème de All-Star Game, voici peut-être le patient le plus à même de geindre. Blasphème est d’ailleurs peut-être un terme un peu fort mais clairement le Tobayasse méritait son carton d’invitation, au détriment par exemple d’un Klay Thompson, mais le Psy se gardera bien de tout jugement de valeur car c’est bien connu il n’y connait rien au basket. Néanmoins, il a tenu à consoler un peu le leader offensif des Clippers, à le féliciter pour son très bon travail cette saison, mais en n’omettant tout de même pas de lui rappeler qu’il connaissait la bête et qu’il savait très bien que ces efforts étaient essentiellement du à sa chasse au contrat max. Car le Psy n’y connait peut-être rien au basket, mais on n’apprend pas à un vieux Psy à faire des grimaces. Coquinou va.

Kenneth FariedKenneth Faried
Tiens donc, un revenant. Mais pourquoi diable le Psy a-t-il attendu que le poney des Rockets revive pour le faire venir au cabinet ? Tout simplement pour le prévenir que ce ne sera pas la peine d’aller courir le gros contrat cet été sous prétexte d’avoir fait trente bons matchs. On s’explique. Kenneth Faried a complètement disparu de la circulation ces dernières années, tout simplement car son profil ne colle plus des masses avec la NBA en 2019. Kenneth Faried revit sous les ordres de Mike D’Antoni ? Tout simplement car tout le monde revit sous les ordres de Mike D’Antoni, sauf Michael Carter-Williams. A part également Marquese Chriss, mais pour d’évidentes raisons de nullité manifeste. Mais pour en revenir à Petit Tonnerre Hurlant, il ne faudra pas s’étonner quand son véritable niveau sera de nouveau affiché sur la place publique, à savoir celui d’un très bon candidat aux épreuves de saut en hauteur mais pas forcément d’un très bon joueur de basket. On parle quand même d’un type qui a fait l’essentiel de sa répute en affrontant le Bénin et les Iles Galapagos, alors pas trop vite en besogne messieurs dames, et attendons tranquillement que Kenneth retourne faire le malin au Décastar de Talence.

LeBron Jameslebron james
Vous connaissez le proverbe, on ne change pas un patient qui a sa carte de fidélité. Cette semaine le royal patient LeBron a été au cœur de l’actu pour deux raisons, l’une assez positive et l’autre un peu moins. On commence par la bonne nouvelle, un certain Anthony Davis a apparemment bien envie de découvrir Hollywood, alors vas-y mollo quand même leBron, mais les Lakers comptent sur toi pour faire ça bien, faut pas nous la faire à l’envers on sait très bien que tu tires quelques ficelles. Ne pas se précipiter, ne pas se mettre à nu, et inch’allah la saison prochaine tu joues le titre. La bad news ? Elle se situe au niveau de l’utilisation cyborguienne de son altesse royale, qui dès son retour à du s’employer 40 minutes et assister au premier rang à un dunk raté de JaVale McGee qui aurait bien pu coûter la win aux Lakers. On repart donc sur les mêmes bases à L.A., à savoir être obligé de se démultiplier à 34 ans et rattraper les conneries des foufous qui lui servent de coéquipier. Alors de deux choses l’une, le futur est peut-être excitant mais le présent reste violemment yolo. Alors patience, et surtout courage.

Luka DoncicKristaps Porzingis


Le gamin devient un habitué du cabinet, et c’est plutôt bon signe puisque cela signifie qu’il est au cœur de l’actu. Au cœur de l’actu pour trois raisons essentielles, à commencer par sa non-sélection pour le All-Star Game. On a senti le petit un peu déçu mais le Psy a été clair avec lui : ce n’est évidemment que partie remise. Rendez-vous dès l’an prochain d’ailleurs, quand les Mavs seront troisièmes à l’Ouest et que Luka comptera déjà 22 triples-doubles au mois de janvier tout en étant le meilleur scoreur de la Ligue. Autre point abordé avec le petit, son relatif ennui dans la course au trophée de Rookie Of the Year, que seul Ben Simmons peut encore lui disputer aujourd’hui, les haters de Benny apprécieront la punchline. Enfin, c’est évidemment le trade de la nuit de jeudi qui a été évoqué avec le patient Doncic, qui vient de comprendre qu’en l’espace d’une heure, le business de la NBA pouvait exploser n’importe quel roster. C’est ça aussi la vie de rookie, apprendre chaque jour les spécificités et dangers de son métier.

Victor OladipoMr Popo, Victor Oladipo


C’est le paragraphe tristoune de cet Avis du Psy. Saison terminée pour Mr Popo, qui laisse ses Pacers bien démunis alors que le début de saison vendait carrément du rêve. Fauché en plein vol tel Jacques Mesrine, vanne policière, le franchise player d’Indiana restait sur une dynamique fantastique et avait même réussi à se reconstruire une fois de plus pour s’inscrire au mieux dans le collectif de Nate McMillan. Tout sera à refaire la saison prochaine, et en cela le Psy saura se montrer présent pour son patient, un petit bonhomme qu’il affectionne tout particulièrement car il a pris l’habitude de l’inviter certains soirs d’hiver afin qu’il vienne pousser la chansonnette pour son petit marmot. Un bon gars ce Victor, malgré un prénom à jouer les bad boys dans les Feux de l’Amour, mais il fallait bien lui trouver un petit défaut à ce Toto d’amour.

DeAndre Jordantête
Le grand dadais avait tout pour être heureux depuis qu’il était à Dallas. Une franchise qu’il rejoignait enfin après des années de coups dans l’eau, la compagnie, notamment, d’une légende teutonne et d’un prodige slovène, et comme une impression de voir un mec se sentant comme un – très gros – poisson dans l’eau. Ça chahutait lors des pre-games, il y avait des sourires partout… puis patatra tout s’écroule en un tour de passe-passe. Allo DeAndre, trade avec les Knicks, on récupère Kristaps Porzingis. Super, youpi, on va chercher le titre dans deux ans. Oui mais en fait tu pars à New York. Biiip, biiip, biiip. Allo Dede ? Allo ? Aaallooo ? Bah ouais, là encore le business de la NBA a frappé très fort et six mois à peine après avoir emménagé à Dallas, l’ancien pivot des Clippers s’en va donc avec deux de ses copains du côté de New York. Le Psy a senti son patient ravi à l’idée de jouer des pick and rolls avec Manu Mudiay, et seul un gros câlin paraissait de mise pour atténuer l’état de Dede. Et encore on ne lui a pas tout dit, car il faudra ouvrir le dimanche quand David Fizdale décidera de jouer le tout pour le tout en le faisant passer derrière Robinson, Vonleh et Alizé Kornet dans la rotation… Quelle vie.

Anthony DavisAnthony Davis
THE gros dossier de la semaine, celui qui a mis tout le monde sur le qui-vive, tout le monde sur le pont. Alors comme ça le patient Davis n’a plus envie de jouer pour les Pelicans ? Sans blague. Je le savais, tu le savais, ils le savaient mais ne voulaient pas se l’avouer, mais désormais le chrono tourne pour savoir qui tirera le meilleur parti dans cette affaire. Tonio pour sa part devra peser le pour et le contre dans une bonne vingtaine de franchises, pour peut-être faire pencher la balance du côté qui l’arrange, histoire d’éviter de se retrouver dans une franchise type sous-Pels, si toutefois ce genre d’atrocité existe. Oups. Selon toute vraisemblance ? Ce sera évidemment un gros marché, Lakers, Celtics même si le gazier n’a pas l’air chaud, Knicks, Nets, Raptors ou marché des Halles. En attendant, et sur les conseils du Psy, le patient AD devrait partir sur un bail que l’on surnommera Leonardesque, en étant blessé tout le temps histoire de ne pas risquer une blessure à la con qui mettrait un terme à pas mal de tractations. Allez, un coucou tous les matins au cabinet histoire que tu ne fais pas de folies de ton corps, et dans quelques semaines (jours ?), le cauchemar de ce début de carrière sera terminé.

Frank NtilikinaTrashTalk Fantasy League
Encore un mec qui aurait pu être au cœur de l’actualité jeudi, encore un qui s’est couché déçu. Un brin franchouillard, il faut dire que le Psy a tout de suite pensé à son compatriote lorsqu’il a vu « Serious talk » et « Knicks » dans un même tweet. Ça y est, Franky allait enfin pouvoir sortir de son bourbier new-yorkais et s’épanouir dans une franchise saine. Oui mais non, et le pire dans l’histoire demeure peut-être que le pauvre French Prince se retrouve désormais avec deux titulaires quasi-indiscutables sur le backcourt… Exactement l’inverse de ce qu’il aurait fallu qu’il se produise, comme quoi ce début de carrière est décidément bien compliqué. Mais courage Frank, ton heure viendra où tous les Nadir Djelloune ravaleront leur langue de vipère, et où comme Bruno Caboclo tu nous offrira une belle surprise à chacun de nos réveils nocturnes. Elle est inattendue cette phrase, mais elle est belle.

Allez, c’est tout pour ce huitième épisode de la saison et c’est déjà plus que pas mal. Rendez-vous dans quinze jours pour l’Épisode 8 et d’ici-là… on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous bisous.

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