Thunder

Le Thunder tient sa revanche face au Jazz : tout de suite plus facile quand Paul George ne termine pas à 2/16 au tir

Paul George

Dans sa tasse là, c’est sa ligne de stats.

Source image : YouTube

Peut-être bien qu’il l’avait en travers de la gorge, depuis ce triste jour du mois de mai lors duquel il avait mis face au Jazz des centaines de joueurs de TTFL en PLS, et accessoirement quelques dizaines de milliers de fans du Thunder. Mais il y a eu la prolongation cet été, des objectifs inchangés mais peut-être bien une nouvelle manière de se retrousser les manches pour y arriver. Le match de la nuit est là pour le prouver, le Paul George nouveau est un sacré atout en plus pour OKC.

Il en avait déjà collé 47 la semaine dernière à Brooklyn, le tout agrémenté de 15 rebonds et du tir de la gagne. Y’a pire comme souvenir. Et hier face au Jazz, Paul George a rajouté une ligne à la catégorie matchs parfaits sur son CV. Pas le même genre d’orgie offensive, mais simplement une partition quasiment parfaite des deux côtés du parquet. La ligne de stats ? Elle représente pour une fois complètement le match de l’ancien joueur préféré des fermiers de l’Indiana :

31 points à 8/10 au tir, dont 5/6 du parking de chez Ginette Propreté, 10/12 aux lancers, 3 rebonds, 3 passes et 4 steals en 30 minutes

Ne jamais forcer, ça un collègue s’en charge très bien, laisser le jeu venir à soi, et surtout ne pas oublier de faire le taf en défense. Un chef d’œuvre de justesse donc, que les joueurs de Quin Snyder n’avaient peut-être pas vu venir. Parce que l’on vous rappelle messieurs que si le Thunder fait partie cette saison des forteresses les plus imprenables de la Ligue, les types ne sont pas mal non plus avec un ballon dans les mains. Et si cet énergumène de Russell Westbrook est parti pour nous faire une troisième saison consécutive en triple-double de moyenne (elle est normale cette phrase ?), c’est bien Paul George qui symbolise le mieux ce millésime 2018-19 du Thunder. Meilleure saison en carrière aux points, rebonds, passes, contres et interceptions (ça va toi ?), et candidat plus que crédible au trophée de DPOY tant il se place comme le premier rempart défensif de son équipe, celui qui rend fou n’importe quel attaquant en lui arrachant le ballon des mains ou bien en l’orientant vers les griffes viriles de Steven Adams. Hier ? Ni Donovan Mitchell, ni Joe Ingles, ni… personne n’aura trouvé la parade pour transpercer la défense des soldats de Billy Donovan, l’homme à la coiffure de Guile se frottant probablement les mains devant tant d’intensité déployée. Les 113 points encaissés ne veulent d’ailleurs pas dire grand chose, et on retiendra plutôt le 99-75 en faveur des locaux en fin de troisième quart, moment choisi par les deux équipes pour faire rentrer les mecs de l’équipe 2.

Ce matin ? Le Thunder est en tête de la Conférence Ouest et la série actuelle s’étendrait à six victoires si ce drôle de match face aux Bulls n’avait pas existé. Le starting five est complémentaire, chacun trouve son rôle et tout le monde défend, que demande le peuple. Ah oui, le meilleur dans tout ça ? On se demandait si la course aux statistiques engagée par Russell Westbrook ne nuisait pas à sa franchise, et bien la solution a semble-t-elle été trouvée. Car aujourd’hui RW est toujours aussi fou, mais les perfs collectives éclipsent ses perfs – ou ses chiasses – individuelles. Et elle est là la vraie perf.

stats Jazz stats Thunder

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