Suns

Ryan Anderson se sent bien à Phoenix : les Suns perdent, il ne joue pas, mais les Rockets c’est surcoté !

Ryan Anderson

Quand tu fais le point sur tes sats de la saison.

Source image : YouTube - Clutch Sports

Transféré aux Suns à l’intersaison, l’ailier-fort shooteur de 30 ans ne joue que très peu à Phoenix. Chaque soir, c’est du banc qu’il voit son équipe se battre pour le titre tant convoité de pire bilan de la Ligue. Une situation qui aurait de quoi soûler pas mal de monde, mais pas Ryan Anderson qui dit se sentir bien dans l’Arizona. Si tu le dis Ryan, tant mieux !

Vous l’aviez perdu de vue ? Vous aviez même oublié qu’il était encore joueur de basket ? C’est normal, Ryan Anderson reste cantonné sur le banc à regarder les enfants faire le travail sur le terrain. Pas le meilleur moyen d’être en rythme pour un joueur dont la principale qualité est l’adresse extérieure. Et quand on jette un œil à ses stats, on se rend vite compte des difficultés que rencontre Ryan Anderson : 4,5 points, 3,3 rebonds à 32,1 % au tir dont un catastrophique 22,6 % de loin. Du coup, on peut comprendre que coach Kokoskov ne le voit comme un acteur majeur de son roster. Malgré cette triste situation, Ryry se confie à Duane Rankin du Arizona Republic et, visiblement, il prend tout ça plutôt bien.

« Je souhaite prendre du recul et faire progresser quelqu’un d’autre parce que ce pourrait être leur opportunité. J’ai eu les miennes. J’ai eu pas mal de succès dans cette Ligue. Il y a un temps pour se mettre en retrait et prendre conscience de ce qui est meilleur pour l’équipe. […] Je sais bien que je ne suis pas un plan sur cinq ans. […] Aujourd’hui, il s’agit de former ces jeunes joueurs, pas de Ryan Anderson. […] Je ne peux pas contrôler ce que fait le coach, mes opportunités ou mes minutes. La dernière chose que je veux c’est d’être une mauvaise influence. »

Lucide, l’ami Ryan. Dans cette équipe des Suns jeune et talentueuse et dans le processus de développement que cela implique, Ryan Anderson fait un peu tâche (pour la jeunesse hein). Si les Suns sont allés chercher un Kokoskov en coach, c’est bien que la priorité est au travail sur les jeunes pousses, notamment dans le frontcourt avec T.J. Warren et surtout DeAndre Ayton. D’ailleurs, le coach s’est aussi exprimé sur la situation du joueur.

« C’est un vétéran. Il comprend tout ce dont a besoin l’équipe. Nous avons eu de bonnes conversations ces derniers jours. […] Les mecs veulent jouer, c’est la nature humaine et nous voulons des joueurs qui veulent joueur. C’est un vétéran qui est ouvert pour aider l’équipe, peu importe ses besoins. »

Ce rôle de vétéran faisant profiter de son expérience aux plus jeunes qu’on lui a attribué, Ryan Anderson semble l’accepter, et c’est vrai que ces 11 saisons dans la Grande Ligue et son titre de Most Improved Player 2012 plaident pour lui. Mais on ne parle pas non plus d’une ex-superstar qui vient devenir un mentor, et on n’a pour l’instant pas décelé de complicité particulière avec ses élèves. Surtout, celui qui incarne le plus cette fonction serait plutôt son coéquipier, déjà aux Rockets, Trevor Ariza : grosse défense, éthique de travail, et titulaire. Ah, et dernier « petit » détail : à 20 millions cette année, ça ne ferait pas cher un peu le doublon vétéran ?

Bien payé sans trop taffer, tu m’étonnes qu’il s’en contente ! Plus sérieusement, Ryan Anderson continue sa longue descente dans la hiérarchie des rosters NBA. Le voilà, vétéran/CPE, en jouant peu, d’une équipe des bas-fonds de la Ligue et il est content : c’était si terrible que ça la vie à Houston ? 

Source texte : Arizona Republic

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