Sixers

J.J. Redick score donc un peu plus… chaque saison ou presque depuis 2008 : le Pharrell Williams du basket, vieillir c’est pour les autres

J.J Redick

On parle beaucoup de ses jeunes coéquipiers, mais alors niveau efficacité et constance, on sait qui est le taulier.

Source image : YouTube

J.J. Redick a 34 ans, J.J. Redick s’appelle Jean-Jacques, mais J.J. Redick ne cesse de progresser. Aussi fou que cela puisse paraître, le vétéran des Sixers augmente sa production statistique quasiment à chaque saison depuis 2008. De quoi imposer le respect pour un joueur à l’époque jugé trop frêle pour évoluer dans la grande Ligue.

Pour commencer, rappelons qu’à la base J.J. Redick est avant tout une légende du basket universitaire. Il a passé quatre saisons à Duke, fac mythique de la balle orange dont il est encore le meilleur scoreur de l’histoire, un record qui va être dur à aller chercher puisque les mecs sont tellement forts là-bas qu’ils partent de plus en plus souvent au bout d’une année ou deux de cursus. Son jeu basé sur le tir à distance et les lancers francs lui permet alors de se hisser à la onzième place de la Draft 2006 où il récupérera une casquette du Magic avant de monter sur scène. Durant ses huit saisons passées en Floride, Bite Rouge jouera mais ne sera jamais un titulaire indiscutable. Le talent est là mais son physique ne donne pas toutes les garanties de défense et de contact. En 2013, Orlando décide finalement de le trader direction Milwaukee, franchise où il ne restera pas très longtemps puisqu’à peine un an plus tard il rejoint les Clippers de Chris Paul, DeAndre Jordan et Blake Griffin. Son aventure du point de vue personnel est bonne à L.A., mais se terminera dans la désillusion collective comme pour tous les joueurs qui ont formé cette équipe. Malgré tout, il continue de s’améliorer d’année en année aux côtés de stars pour qui il sera un lieutenant de luxe. Mais place au changement, dans la dynamique comme dans le statut, pour l’arrière qui décide donc de rejoindre les Sixers en 2017. Débarquement cette fois-ci en tant que vétéran, dans une équipe remplie de minots aux dents longues.

Tout aurait pu faire dire que sa production statistique allait baisser en arrivant à Philly mais pourtant, J.J. Redick s’imposera une nouvelle fois en apportant son expérience, pour emmener les Sixers quelque part où ces derniers n’avaient plus mis les pieds depuis bien longtemps. En Playoffs la saison passée, Gigi atteint la barre des 18 points de moyenne, un palier qu’il n’avait jamais franchi depuis le début de sa carrière. Les fans de la bande de Jojo le disent, sans lui le parcours de leurs petits protégés n’aurait probablement pas été le même. Un parcours assez unique pour le sniper aussi tatoué que translucide, qui ne compte pas en rester là puisque sur le début de saison ses stats… ont encore augmenté. 17,9 points, 2,9 rebonds et 3,3 assists, le mec ne s’arrête donc jamais.

La seule chose qui puisse arrêter ce bon J.J. Redick ? Peut-être bien son corps. Même s’il n’arrête pas de progresser dans son jeu, un jour ou l’autre ses jambes lui diront stop, donc profitons de ce joueur un peu en marge qui a su à force de travail s’imposer comme un homme important dans cette ligue.Y’a pas que les cyborgs dans la vie, y’a les physiques de comptable aussi.

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1 Comment

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  1. Hetflea

    7 novembre 2018 à 15 h 51 min at 15 h 51 min

    Un vrai papa. C’est un plaisir de le voir évoluer à Philly. Son jeu sans ballon est fou et ce jumper en diagonale en sortie d’écran… une beauté sans comparaison.

    J’espère qu’avec l’entrée de Fultz dans le 5 majeur, (et si ce dernier tient son rôle) Reddick pourra viser le 6thMOY. Une belle récompense pour un lieutenant que tout contender aimerait avoir dans ses rangs.

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