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Evan Fournier crucifie les Cavs au buzzer : et un tir de la victoire pour Champagne, un !

Evan Fournier
Source image : NBA League Pass

Parce qu’il faut bien enfoncer les Cavs dans leur propre merde en ce moment, c’est Evan Fournier qui s’est chargé de la dernière sanction en claquant le shoot de la gagne au buzzer contre Cleveland cette nuit !

Voilà le genre de moment dont il avait besoin, personnellement. On en parlera un peu plus bas en détail, mais c’est peu dire si ça doit faire du bien dans la tête de Vavane, de planter un tel shoot. Face aux Cavs ? Oui, certes, ça peut en faire marrer certains, quand on voit le niveau de jeu proposé par Gérard et ses potes depuis le début de la saison. En pleine crise en interne actuellement, la franchise de Cleveland n’est pas forcément le genre d’adversaire face auquel tu te jauges. Ce n’est pas non plus forcément le genre d’adversaire contre qui tu te batailles jusqu’au dernier shoot. Mais la NBA reste une Ligue de gros compétiteurs, et comme Tristan Thompson et compagnie le disaient avec optimisme en sortie de défaite, il y a au moins eu un minimum de compétitivité dans le match de ce lundi soir. Un premier pas en avant pour des Cavs qui ont besoin de quelque chose, une victoire collective, une grosse performance, un shoot au buzzer si possible mais dans leur sens, afin de commencer à tourner la page. Malheureusement, c’est donc à Orlando que le dernier coup de hache sur la tête des fans a été posé, le Magic donnant toutes les joues du monde pour se faire gifler avant de quitter in extremis leur arène avec la victoire. En début de rencontre, c’est Aaron Gordon qui gérait une grosse partie du boulot, bien aidé ensuite par Terrence Ross qui prenait la main chaude. Confiants, les hommes de Steve Clifford prenaient le large, sauf qu’un énorme troisième quart des Cavs (32-12) remettait les pendules à l’heure, imposant à Orlando de devoir faire le taf dans le money-time. Une défaite à domicile contre Cleveland ? Et puis quoi encore…

Evan était d’ailleurs le premier à en chier dans ce terrible troisième quart, loupant des tirs qu’il rentre habituellement dans son sommeil. Manque de chance, d’application ou un peu de fatigue, quelle que soit la raison il s’avérait que le Français restait dans cette sale anti-zone de début de saison, avec des pourcentages tendus. Car oui, si on parle en préambule de véritable libération pour Fournier, c’est avant tout parce que le premier mois de compétition n’a pas été tendre avec lui. De la distribution prometteuse et des efforts visibles en défense, mais au shoot ? Euark, beaucoup de tirs hors rythme et qui ricochaient sur l’arceau. Il fallait donc changer cela, et ça commençait avec les deux premiers matchs du mois de novembre, bien plus propres. Tout ce qu’il fallait, c’était ponctuer cela contre Cleveland… et paf, nous revoilà dans les pourcentages tendus (5/15). Mais telle est la force, aussi, d’Evan. En galère totale au shoot, dans un match qu’Orlando est largement censé gagner, le dernier système de la partie lui revient et le Français garde confiance. Next play, next play, next play. Avec un score à égalité et Cedi Osman sur le short, Fournier feinte son défenseur, s’élève droit comme un i et laisse la balle partir, avant de la voir traverser les filets au buzzer pour la gagne. Dans la célébration, rien de transcendant, rien de fou. Et normal ! Le match fût tellement galère pour son équipe, le début de saison fût tellement galère pour lui, il n’y avait pas de quoi en faire une caisse. Peut-être que cela reviendra par la suite, avec d’autres shoots clutch. Mais pour le moment, Evan va pouvoir profiter de ce petit shoot de la victoire pour booster encore plus son mental.

Et parce qu’on adore faire péter les bulles au petit matin, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour accompagner vos croissants : CHAMPAGNE !

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