Celtics

Les Celtics dominent les Sixers sans trembler pour l’opening : 105-87, le collectif vert est déjà en place

Jaylen Brown Celtics Joel Embiid
Source : NBA League Pass

Elle est bien là. Toute belle et prête à ruiner nos nuits mais aussi à nous faire rêver jusqu’à la mi-juin. La NBA a repris ses droits cette nuit à deux heures du mat’ en France. Les Celtics recevaient les Sixers pour cette soirée d’ouverture. Et, dans un TD Garden bouillant, les hommes de Brad Stevens ont dominé leur sujet sans frémir pendant que les talents de Philly ont peiné à proposer un jeu suffisamment cohérent pour rivaliser avec un collectif et une défense celte que l’on a retrouvés tels qu’on les avait laissés il y a quelques mois.

L’entame est compliquée offensivement pour les deux équipes. Les tirs rebondissent bruyamment sur les cercles plutôt que de venir délicatement caresser les filets. Mais le jeu celte se met tout de suite en place. Le ballon circule à bon escient en attaque et, de l’autre côté du terrain, les verts défendent le plomb dans le sillage d’un Al Horford toujours aussi discret qu’efficace et difficile à appréhender. La soirée de Joel Embiid s’annonce compliquée et elle le sera du début à la fin même si le pivot camerounais va tout de même poser 23 points (9/21) accompagnés de 10 rebonds au final. Il va aussi perdre bien trop de ballons, cinq au total et trois rien que dans le premier quart. Et il ne sera pas le seul côté Philly puisqu’on dénombrera 10 balles rendues à l’adversaire pour les visiteurs dans les 12 premières minutes. Les Sixers prennent un peu l’eau du coup. Un écart de 7 unités se crée (21-14 à 3 minutes de la fin de la période) mais Boston relâche un peu sa pression et Ben Simmons se met en route en trouvant des opportunités sur transition. Le rookie de l’année va d’ailleurs à lui seul tenir la tête de son équipe hors de l’eau sur toute la première mi-temps. Des deux côtés du terrain, il va tenter de donner le ton en faisant de tout et très bien. Il finira le match avec une ligne de stats copieuse : 19 points, 15 rebonds, 8 passes décisives, 4 interceptions et 2 contres. Ben Simmonstre.

Pour autant, c’est un désagréable sentiment qui a dû envahir l’ami Ben sur ce match. Il a été énorme mais son escouade n’a pas tenu le choc. Car en face, la brigade du trèfle a tout de suite proposé du Brad Stevens Basketball léché. Jayson Tatum a joué comme un vétéran dans sa dixième saison alors qu’il a tout juste 20 ans et qu’il est sophomore. Auteur du premier panier des siens et meilleur scoreur du match (ex-æquo avec son pote Joel), l’ailier vert a éclaboussé la rencontre de son talent en attaque. Impressionnant, propre et actif au rebond, il a réalisé un match de patron ! Autour ? Bah ça ne rigole pas. Al Horford donc mais aussi Gordon Hayward qui a gambadé pendant 25 minutes pour son retour à la compétition après un an d’absence. En sortie de banc, la triplette Marcus Morris, Marcus Smart et Terry Rozier a fait du très gros boulot avec notamment un MoMo en double-double (16 pions et 10 rebonds). En revanche, personne n’avait prévenu Kyrie Irving que la saison avait repris. Le meneur a été affreux du début à la fin du match. Jamais dans le rythme, maladroit, mal placé en défense. Son coach lui a quand même donné 29 minutes sur le parquet pour 7 petits points à 2/14 au tir. Allez, il y a 7 passes décisives pour sauver un peu la feuille mais c’est maigre.

Et c’est ça qui est certainement le plus marquant dans ce premier match : avec un Kyrie Irving à 2/14 et un Gordon Hayward encore timide (10 points à 4/12 au tir pour lui), les Celtics se sont imposés de 18 points face aux Sixers. Comme un symbole de collectif celte, c’est Jaylen Brown – très discret sur ce match jusqu’alors – qui est venu fermer le couvercle de la rencontre. D’un gros trois points, suivi d’un petit tir tout en toucher dans le périmètre, l’ailier vert va donner 15 points d’avance aux siens en tout début de quatrième quart (82-67 à 11 minutes du terme). Quelques secondes avant, Philly avait encore l’impression de pouvoir revenir… En fait, les Celtics vont gérer et même se faire très plaisir. Jaylen Brown, encore lui, va carrément monter sur Joel Embiid à un peu plus de 6 minutes du gong. Et si la finition du Celtic est chanceuse, c’est bien le Sixer qui va finir l’action par terre sous le regard pesant de Brown. Du bon gros trashtalking comme Embiid aime le pratiquer. Oups. Soirée compliquée on a dit.

Bref, les Celtics sont déjà en place, les Sixers un peu moins… Ce n’était qu’un premier match mais on vu du basket intense et cela fait plaisir. D’autant plus que cet affrontement entre Celtics et Sixers prendra place encore trois autres fois dans la saison ce qui promet quelques règlements de comptes sanglants.

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