Sixers

Les Sixers font le break face au Heat : victoire en mode patron, balle de match mardi à la maison

ben simmons

Cinquième rookie de l’histoire des Playoffs à claquer un triple double, ça valait bien une victoire.

Source Image: NBA League Pass

Après le retour de Joel Embiid au Game 3 et une victoire nette à la Triple A (128-108), les Sixers restaient en Floride pour essayer de creuser l’écart avec le Heat, ce qu’ils n’ont pas manqué de faire, en gagnant sur le fil, 106-102. 

Ah, qu’elle était belle cette période des années 90 pour le basket. Rugueuse, physique, comme on aime. Pourquoi on vous parle de ça ? Et bien car ce soir, le 21 Août 2018, on se serait cru monté dans la Delorean pour faire un tour dans l’âge d’or du ballon orange, quand un drive sous le panier finissait en découpage en règle. Que ce match fut disputé, non seulement au score, mais aussi physiquement. Distribution de fautes techniques par nos amis les arbitres suite à des échauffourées digne des Heat-Knicks de 1997 (bon, on abuse un chouïa sur ce coup là…), ouvertures d’arcade par Joel Embiid à coups de coudes, au bon souvenir de Justice Winslow, pétages de plomb de James Johnson après une poussette un peu trop appuyée de Covington sur Dragic au lay-up… On continue ? On pourrait, mais match il y a bien eu à Miami, et quel match.

Une intensité folle du début à la fin du match, ça se jette sur les ballons (en ouvrant l’arcade de Winslow au passage, on t’as vu Jojo), ça monte au contre… A la compétition des blocks, c’est Jojo qui sort vainqueur avec cinq crêpes au compteur, plus une d’oubliée sur Dwyane Wade qui aurait du être accordée après vérification de la Goal Line Technology (par nos soins). Même si le Heat réussi à atteindre les dix points d’avance durant la rencontre, « grâce » notamment à 27 (VINGT-SEPT !!!) pertes de balles des Sixers et une adresse famélique à 3 points de Redick and co (22%), Philly grappillera finalement son retard en passant un 14-0 des familles à cheval entre la fin du troisième et le début du quatrième quart-temps. Décidément, Miami n’aime pas les fins de matchs : déjà lors du Game 2, les hommes de Spoelstra finissaient le match sur un 14-32 dans le dernier quart. Pourtant sous l’impulsion d’un Dwyane Wade clutchissime avec ses onze points dans les sept dernières minutes, le Heat n’a donc pas su s’imposer, une nouvelle fois trop juste. Cette impression, celle qui laisse un goût amer dans la bouche des fans floridiens, c’est celle que leurs hommes ont laissé filer la rencontre. Et le bail commence à être redondant. Car même avec un Embiid bien cadenassé par Bam Adebayo et un Hassan Whiteside (enfin) au niveau qui est le sien, le Heat s’est laissé cueillir en fin de match par un Process bien jeune mais néanmoins ultra-déterminé.

Le symbole de cette jeunesse se trouve sans aucun doute dans son rookie (of the year ?) Ben Simmons, qui, en plus d’avoir largement contribué à la victoire de Philly, devient le ce soir le cinquième joueur all-time a avoir claqué un triple double en Playoffs en étant rookie. 21 ans, mais déjà des cojones de la taille de la Pennsylvanie, et pas moins de talent. Même s’il compile 7 pertes de balles (on lui pardonne, bichette), il finira à 17 points à 8 sur 13 au shoot, 13 rebonds, 10 assists et 4 interceptions, de quoi faire oublier la mauvaise performance de son copain Jojo, à 2/11 ce soir. Bennie a une fois de plus prouvé que quoi qu’il en soit, si Embiid est absent, maladroit, gêné par son masque ou un problème de fautes, il sera là pour tenir la baraque. En témoigne son drive de toute fin de match qui finira au cercle, en tomar autoritaire pour donner quatre points d’avance à ses gars.

Avantage psychologique pour les Sixers, qui réussissent à faire le break à la sueur de leur front, dans un match ultra-physique et accroché. La ville de l’amour fraternel aura l’occasion d’encourager ses poulains à éteindre définitivement les espoirs floridiens lors du match 5 de mardi, mais reste à parier qu’Erik Spoelstra a encore un ou deux tours dans sa manche. Après tout, il a bien réussi à remettre Whiteside sur la bonne voie, alors tout est possible…

Stats Heat Sixers Stats Sixers Heat

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top