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Tyronn Lue demande à LeBron James d’être plus agressif d’entrée de jeu : merci pour ce conseil, coach

Tyronn Lue cavaliers

« Eeeeet oui, j’ai dis au coach ce qu’il devait faire, ouai. Quoi ? C’est moi le coach ? Depuis quand ? »

Source image : YouTube

Une première défaite inédite pour LeBron dans le Game 1 d’un premier tour des Playoffs (98-80), ça ne s’oublie pas facilement. Pour Tyronn Lue, le problème viendrait, entre autres, d’un manque d’agressivité d’entrée de jeu de la part du King.

« Hustle, hustle, hustle ». C’est comme cela que l’on gagne en Playoffs. Ça, Tyronn Lue, parmi les rares choses qu’il connait à propos du coaching, le sait. Même si le coach des Cavs ne brille pas par son sens tactique, il a tout de même côtoyé des grands durant sa carrière : Shaq et Kobe de 1998 à 2001, Tracy McGrady en 2003 à Orlando, Dirk plus tard aux Mavs… Lue a appris au coté de ces joueurs all-time. Une chose revient souvent quand les Playoffs commencent : l’agressivité, d’entrée de jeu, pour tenter d’étouffer l’équipe d’en face, tant en défense qu’en attaque. LeBron James a beau être le meilleur joueur de la planète, il en a certainement manqué dimanche. Ses stats en triple-double cachent bien le problème, mais il reste tout de même là. Quand il avait la possibilité de driver, LeBron préférait shooter du parking (0/4 au final), quand il drivait et pouvait finir au cercle, il ressortait le ballon pour un coéquipier, étant parfois de plus dépassé en défense. En témoigne son moment « Crying LeBron » quand Lance Stephenson lui effleure le bout du museau. Même si James a fait de son mieux, ce n’est pas assez pour son coach, qui veut qu’il prenne ses responsabilités et impose le rythme plus tôt dans le match. Le mauvais premier quart-temps des Cavs, qui a vu les Pacers finir avec un avantage de 19 points (33-14) en est la preuve directe, ce que Lue souligne d’ailleurs à ESPN :

« Il doit être agressif et dicter le ton plus tôt dans le match. On en a parlé aujourd’hui… être agressif tôt, imposer le tempo, spécialement pour les nouvelles recrues, les rendre impliqués. Il l’a compris, mais encore une fois, il veut toujours servir ses coéquipiers d’entrée de jeu, les lancer dans le match, pour ensuite gérer avec ce qu’il se passe. Mais il se doit d’être prêt à dicter le ton. »

En effet, LeBron a beaucoup compté sur la réussite de ses coéquipiers dimanche, ce qui lui est souvent reproché notamment dans le money time (coucou les comparaisons avec Jordan). Mais quand les joueurs autour de lui ne mettent pas dedans, c’est là que la distribution de James a ses limites. Peut-être que, sentant que la plupart des gars n’étaient pas adroits en début de match, il aurait dû plus tenter au cercle. Pour le King, le problème vient davantage de ses teammates que de lui :

« C’est comme ça que le match s’est passé. Les gars avaient des shoots ouverts qui ne tombaient pas dedans. Je distribuais et les gars ne mettaient tous simplement pas leurs tirs en début de match, c’est comme ça que ça s’est joué. »

LeBron, bien qu’un peu condescendant, n’a pas totalement tord. 0/7 pour Jeff Green, 9 points à 3/8 pour Kevin Love, 6 points à 2/6 pour Jordan Clarkson… Seuls Larry Nance Jr. et ce bon Gérard Smith étaient adroits et ont réussi à maintenir les Cavs à flot. Même si le Chosen One a été auteur de 12 assists, il aurait pu en totaliser plus si le reste du roster de Cleveland avait planté. Un peu de coaching de la part de Tyronn Lue (oui, oui…) ne serait également pas de refus pour le Game 2. En effet, quand on a un Jeff Green qui ne touche pas un Jared Sullinger dans un couloir, et qu’on a un Tristan Thompson sur le banc capable d’amener au moins un peu d’agressivité dans la peinture, on doit le faire jouer plus qu’une minute (ou faire jouer davantage Larry Nance Jr.). Le King, tout cyborg qu’il est, a joué 43 minutes dimanche. Si Tyronn Lue avait les couilles de gérer ses minutes et de le sortir sur quelques phases de jeu, LeBron n’aurait peut-être plus besoin de gérer ses efforts, que ce soit en fin ou début de match. Mais quand on sait que c’est le King lui-même qui gère ses rotations (ainsi que les transferts, les licenciements, le design du maillot…), c’est difficilement envisageable. On attend aussi de voir plus d’implication de la part de Ty Lue aux temps-morts, qui n’a que très rarement l’air de savoir quoi dire pour motiver ses troupes, ou simplement appeler des systèmes.

Se rentrer dans la gueule d’entrée de jeu est donc le mot d’ordre pour les Cavs, et LeBron en premier, dans le Game 2 de ce soir face à Indiana. Va-t-on trouver un roi à 47 points, conscient qu’il se doit de prendre encore plus les choses dans ses immenses mains, voyant la maladresse de ses coéquipiers ? Ou verrons nous une équipe entière step-up, et montrer qu’on enterre pas si vite les Cavaliers ?

Source texte : ESPN

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