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Rudy Gay en a marre des Kings : chouette, les mecs se sont enfin trouvés un point commun

S’il y a un nom qui revient avec insistance dans les médias au moment d’évoquer de potentiels trades, c’est bien celui de Rudy Gay. Selon Marc Stein d’ESPN, ce sont même Ben McLemore et Kosta Koufos qui n’auraient, comme lui, plus les faveurs de leurs dirigeants. Sauf que Rudy n’aime pas les manières de ses employeurs et qu’il ne s’est pas fait prier pour le faire savoir. Grosse ambiance à Sacto, on est à deux doigts de se balancer des horreurs.

La free agency des Kings a beau être pour le moment menée avec justesse et discrétion (on attend quand même l’arrivée d’un meneur avec impatience), quelques dossiers semblent encore en suspens dans le bureau de Vlade Divac. Celui de Rudy Gay notamment, que le front office des Kings chercherait à tout prix à dégager selon diverses sources apparemment bien informées. Rudy Gay, Ben McLemore et Kosta Koufos, trois joueurs dont la franchise californienne aimerait donc se débarrasser histoire de récupérer de la came un peu plus potable ou du moins une came qui correspondrait un peu plus aux objectifs de 2017. Habitué à lire tout et n’importe quoi en sirotant son Tropicana chaque matin, Rudy Gay est en tout cas monté au créneau lundi en reprochant clairement à ses dirigeants de vouloir lui faire un gosse dans le dos en ne le tenant pas informé de leurs tentatives de refourguage de masse. Et si le message avait eu jusque-là du mal à passer, c’est désormais chose faite :

Concernant un éventuel trade :

Ces histoires de trade sont aussi bruyantes que tardives et c’est donc difficile de ne pas y porter attention. Je crois qu’il y a une manière de faire les choses et dans le cas présent cette manière n’est pas respectée. Le problème n’est pas ce que vous voulez faire de vos joueurs mais plutôt de savoir si ce que vous voulez en faire les satisfait. Et pour l’instant ça n’est pas le cas. Nous avons communiqué mais pas de la manière que j’aurais voulu. Je préfère entendre cela (les rumeurs de trade) de la bouche des personnes concernées plutôt que de le lire dans les journaux ou sur Twitter. Simplement assumer en face des personnes, c’est tout ce que je demande.

Concernant la direction prise par les Kings :

Je n’en ai aucune idée. Je suis le mouvement et je donne juste le maximum. C’est tout ce que je peux faire dans ce genre de situation. C’est tout ce qu’il y a à faire dans ce genre de situation… Jouer aussi bien qu’on peut… A vrai dire nous n’avons pas grand chose à partir de quoi construire. La seule chose sur laquelle nous pouvons nous appuyer est que nous avons un nouveau coach. On a un nouveau coach alors voyons ce qu’il va se passer… La saison prochaine ? Je ne sais pas. Et honnêtement je n’y ai pas pensé. Et pour être vraiment honnête, je ne sais même pas qui sont nos nouveaux joueurs. Je me suis juste concentré pour être en forme pour la rentrée, peu importe où je serai.

La première salve est donc partie et on attend désormais la réponse de Vlade Divac concernant une sortie mine de rien bien offensive et adressée à son employeur, ce qui peut apparaître comme une petite faute professionnelle même si dans le fond « Not that guy » a sûrement raison. Les deux parties ont donc bien eu le temps de se juger et même de se bousculer un peu et voir désormais un trade se monter rapidement pour faire dégager l’ancien Raptor et Grizzly paraît du coup assez probable. Les Kings en profiteront peut-être pour récupérer dans l’affaire un point guard qui fait pour le moment défaut à leur roster et Rudy Gay pourra ainsi se relancer en allant pourrir compléter un effectif en manque de croqueurs shooteurs.

Qui sortira vainqueur de cette mini-bataille de tranchée entre le joueur et ses patrons ? Vlade Divac va-t-il monter au créneau et poser lui aussi son scud à un joueur qui n’a pas du tout forcément porté sa franchise jusque-là ? A qui profite le crime ? Comment faire pousser des tomates cerises sur son balcon ? Toutes ces réponses très vite et bien d’autres encore, en attendant le retour du daron à Sacramento. Un daron qui cognera peut-être tout ce petit monde à grands coups de médaille d’or sur la tronche si ces messieurs n’ont pas encore réglé leurs différents. Quand le chat n’est pas là les souris dansent, mais faudra pas venir se plaindre si les souris se font mâcher au retour du chat.

Source texte : yahoosports.com

Source image : nba.com / Rocky Widner

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