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« Franchement, c’est un honneur » : Tony Allen remercie le Mamba pour son titre de Kobe-stopper

Au début du mois de décembre, la planète basket dégustait son popcorn devant l’interview 100% vérité de Kobe, durant laquelle le numéro 24 affirmait que Tony Allen était de loin le défenseur le plus dur face auquel il avait joué. Hier soir à Memphis, les deux hommes se retrouvaient…

Bien évidemment, on ne s’attendait pas à un duel de feu avec un Bryant autour des 50 points, un match serré et un stop défensif ultime offert par Allen, mais revoir les deux copains se coller sur le terrain représentait un petit moment de bonheur réservé aux anciens, ceux qui ont notamment vus Tony se donner année après année face à Kobe, entre Boston et Memphis. Des saisons de bastons et de tirages de maillots, du blabla old-school tout en respectant l’art du un-contre-un, tout y est passé et même si la victoire de Memphis fût large ce dimanche, les quelques séquences avec le numéro 9 sur le dos du ‘Mamba’ valaient tout l’or du monde. Cependant, avant cette rencontre, Monsieur First Team All Defense s’était exprimé aux micros de SportingNews afin de revenir sur ces récents propos, ceux tenus par Bryant et qui faisaient de lui le Kobe-stopper adoubé par le numéro 24. Une récompense assez énorme compte-tenu du bagage technique déployé par la bête, accessoirement troisième meilleur scoreur de l’histoire… Quand on dit de vous que vous avez fait le meilleur boulot possible sur un monstre des ficelles, il y a de quoi avoir des frissons : c’est justement ce qui s’est passé dans le corps toujours aussi gainé de Tony Allen.

Sporting News: Vous avez pensé quoi de ce qu’a dit Kobe à votre propos ?

Tony Allen: Franchement, c’est un honneur. C’est un Hall of Famer évident, sans hésiter, multiple champion NBA, un des meilleurs joueurs de l’histoire… D’ailleurs, le meilleur à avoir joué durant mon époque. Donc c’est un honneur complet, j’ai été très touché par ses compliments.

SN: Mais alors que faites-vous ? Que faites-vous que les autres ne font pas ?

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TA: Et bien, une partie importante du duel est de rester compétitif et ne jamais se décourager. Le reste, c’est de la préparation.

SN: Son jeu de jambes est exceptionnel, il a aussi tout ce qu’il faut techniquement : comment s’y préparer justement ?

TA: J’ai défendu sur Paul Pierce à l’entraînement pendant 6 ans à Boston. Lui aussi, c’est un Hall of Famer sans hésiter. Et son jeu de jambes, il est tout là haut également. Je pense donc que me donner contre lui au quotidien et défendre sur lui au quotidien m’a préparé à affronter des gars comme Kobe.

SN: Vous auriez aimé jouer à l’époque où le hand-check était autorisé ?

TA: Wow… Honnêtement, si j’avais joué à cette époque j’aurais probablement eu des contrats max sans problème.

SN: On a grandi en regardant cette époque, puis tout a changé : comment avez-vous abordé le fait que la main puis l’avant-bras ne pouvaient plus être utilisés ?

TA: Il faut être intelligent. Il faut analyser chaque possession, revoir chaque film de match et zoomer sur les tendances de chaque joueur, des petites choses comme ça. Je crois que ça fera déjà pas mal de boulot pour commencer, pour éviter d’être en galère avec ses propres fautes personnelles, puis ensuite pour empêcher le gars d’en face de faire monter le score sur votre tête.

SN: Kobe trouve souvent un moyen de se démarquer pour obtenir la balle : une fois qu’il l’a sur l’aile, quel est votre objectif principal en un-contre-un ?

TA: Se battre tout au long de l’action, tout simplement. Comme je vous ai dit, une grande partie du boulot est de ne pas se décourager. Enchaîner avec l’action suivante, lui rendre la soirée la plus dure possible.

Un boulot assez bien réussi par Tony puisque même si Kobe a planté 25.7 points de moyenne face à son ennemi-juré, c’est à 42,1% au tir et 2,2% à trois points que Bryant a été maintenu, des pourcentage remarquables pour un pyromane de légende. On aura donc encore droit à trois petites sessions entre les deux amoureux cette saison, deux de suite lors d’un weekend privé à la fin du mois de février, et un dîner romantique en antenne nationale le 22 mars, en espérant que Kobe sera encore sur deux jambes et Allen n’aura pas de souci physique. Si on peut obtenir une dernière confrontation avec Matt Barnes derrière la caméra, Marcelo Huertas à la prod et Ryan Kelly en souffleur, on mettrait ainsi un terme à une brillante carrière avec un point d’exclamation, quel que soit le score final.

Des compliments qui pourraient peut-être aider Allen dans sa quête d’un premier titre de Défenseur de l’Année, même si la mission semble impossible cette saison. Tant pis, le vétéran n’a pas besoin de ça : un des meilleurs scoreurs de l’histoire a dit que c’était le défenseur le plus hard a avoir taffé sur lui. Comme dirait l’intéressé, franchement, c’est un honneur.

Source : SportingNews

Source image : The Comeback

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