One-on-One

Bienvenue dans le labo du docteur Frankenstein : et si le joueur parfait existait, comment le construiriez-vous ?

Couverture "le joueur ultime" par Artkor7.

Des folies capillaires de Dennis Rodman aux chevilles d’Allen Iverson en passant par la bouche de Gary Payton, qui serait le joueur ultime de basketball ?

Source image : Artkor7 pour TrashTalk

Nourris au quotidien par des boucles d’images inépuisables, influencés par les légendes que l’on nous raconte au coin du feu, ou contemplatifs devant les performances de notre propre avatar sur 2K, nous avons tous, au plus profond de nous, l’idée d’un joueur idéal. Celle d’un être tellement parfait qu’il n’aurait aucune faille sur un terrain de basket. Un joueur qui dicterait aussi bien sa loi sur les playgrounds de Rucker Park que sur les parquets polis de la NBA. Un joueur qui ferait l’unanimité pour être désigné comme le meilleur joueur de tous les temps. Un joueur qui n’existera jamais. Pour vous, TrashTalk s’est attelé à la tâche laborieuse de construire, membre par membre, ce joueur ultime, du bout des cheveux jusqu’aux orteils, sans oublier ses traits de caractère.

Un corps d’athlète

Le haircut de Dennis Rodman :

Difficile de ne pas mentionner les folies capillaires de « The Worm » pour commencer à dresser ce portrait. Encore mieux que les stars françaises du mondial brésilien, Dennis Rodman était loin au dessus du game en termes d’excentricités capillaires. Aussi bien à l’aise en violet qu’en vert flashy ou en motif léopard, on retrouve souvent le nom de « Rodzilla » comme source d’inspiration pour les artistes appartenant au courant du Pop Art.

Sur le terrain, cette dégaine psychédélique lui assurait la lumière des projecteurs et lui permettait d’afficher une allure déjantée, parfaite pour déstabiliser les mormons de l’Utah. À la frontière de la schizophrénie, cet arc-en-ciel sur patte avait pour seule limite les 6 fautes éliminatoires ou la disqualifiante. Tout simplement terrifiant…

La vision de Steve Nash :

On ne parle pas ici du vétéran qui traîne son lumbago aux quatre coins des États-Unis. Non ! Le Canadien a été l’un des virtuoses classiques les plus spectaculaires de l’histoire de la Grande Ligue et ses yeux de faucons n’y sont pas étrangers. Arrêtez tout de suite ! On vous voit déjà venir avec vos répliques toutes faites. Non ses yeux ne jouent pas à « Pong », ils sont dans un constant état d’alerte, d’où cette légère impression de strabisme.

Pendant près de deux décennies, le double MVP (2005, 2006) a régalé ses intérieurs à coups de caviars dans la raquette. C’est simple, il faudrait s’appeler Kendrick Perkins pour ne pas les mettre au fond. Sa lecture du jeu est tellement rapide et son exécution si fluide que Steve Nash aurait pu envisager une reconversion dans le pilotage d’avion de ligne après sa retraite sportive si seulement la profession n’était pas si dangereuse en ce moment. N’évoquez pas son nom et « Pick and roll » dans la même phrase ou vous risqueriez de vous retrouver avec un Amar’e Stoudemire plein de morve sur les bras. Ensemble, ces deux là étaient parvenus à trouver la combinaison parfaite leur permettant de réaliser une « Fatality » sur chacune de leurs attaques. Les Top 10 s’en souviennent encore…

La grande gueule de Gary Payton :

C’est celui sans qui nous ne serions que poussière. À quoi bon dominer si on ne peut pas envoyer quelques joutes verbales à la face de son adversaire ? On ne compte plus les meneurs qu’il a renvoyés dans les jupons de leurs mères, avec les yeux encore plus troubles qu’un système défensif dessiné par Mike D’Antoni. Gary Payton avait un tel débit de punchlines à la minute que les radars de la NBA ont dû renforcer leurs sanctions avec le temps. Même le grand Mike en fait encore quelques cauchemars la nuit.

« The Glove », c’était ce flic capable de te détruire en trois répliques au cours d’un interrogatoire. Celui qui appuie là où ça fait mal et ne s’arrête seulement lorsque tu as tout balancé jusque dans les moindres détails. C’était un mec comme on en fait plus, sans pitié avec les autres, mais également avec lui-même.

Les épaules de LeBron James :

Le poids des attentes placées en lui est parfois difficile à porter. Surnommé l’Élu depuis l’adolescence, on parle même du « King » désormais pour évoquer le quadruple MVP. Mais LeBron James est suffisamment large d’épaule pour conserver cette charge au quotidien, avec beaucoup de sagesse. Comme tout le monde, il a fait des erreurs par le passé et le concède bien volontiers. Mais aujourd’hui, LBJ est incontestablement le meilleur basketteur en activité.

Au delà de l’aspect psychologique, le natif d’Akron est également un monstre physique. Une bête de foire capable d’enchaîner une centaine de matches par saison depuis plus de quatre ans, en crossant les blessures graves grâce à un corps d’athlète poussé au maximum de ses capacités. Sa carrure permet à LeBron James de switcher sur les cinq postes comme jamais on ne l’avait fait auparavant. Conseil d’ami, ne traversez jamais les voies lorsque le TGV LBJ est en approche…

Les bras de Karl Malone :

Tout n’est pas qu’une question de mollet lorsque l’on est facteur, il faut aussi en avoir dans les biceps pour tenir sur son vélo contre vents et marées. Ainsi, avec la régularité de Marcel, votre postier depuis plus de 30 ans, Karl Malone empilait les points, soir après soir, ce qui lui valut très vite le surnom du « Mailman ». En outre, ses bras lui servaient également à distribuer quelques colis bien sentis dans les cotes de ses adversaires un peu trop audacieux. Généralement, vous ne retourniez pas à La Poste deux fois pour venir chercher votre commande de chez « 3 Sefolosha » lorsque Karl était en service. Hélas, la qualité du service public a beaucoup évolué depuis et rares sont les facteurs aussi généreux que l’était le frère de John Stockton à Utah. Dommage…

Le poignet de Ray Allen :

Idole de notre jeunesse grâce à son jeu d’acteur dans le cultissime He Got Game, Jesus Shuttlesworth est également le sniper le plus décoré de la légion NBA avec pas moins de 2973 tirs à son actif à l’heure actuelle. Comme un symbole, c’est face aux Lakers, mythiques rivaux des Boston Celtics, que « RayRay » a dépassé Reggie Miller (2 560 tirs primés) dans ce classement. Un shoot d’une précision d’orfèvre à la régularité époustouflante qui lui a déjà permis d’écoeurer de nombreuses défenses à l’image de ces Spurs, un terrible soir de juin 2013. Le futur Hall of Famer a déjà tout prouvé avec deux bagues en poche et un record qui n’est pas près de tomber. Alors par pitié Ray, épargne-toi les effets néfastes de l’âge et va sagement profiter des palmiers sur une plage déserte des Caraïbes.

Les mains de Michael Jordan :

Plus que la figure emblématique de notre sport, il a les mains les plus douées que ce monde ait connu. Des membres parfaits, capables des tours de magie les plus fous, et ce, sans la moindre baguette. Michael Jordan sentait le jeu, le vivait comme personne. Tout aussi doué en one-on-one qu’avec quatre coéquipiers autour de lui, « Air » a fait devenir la NBA ce qu’elle est aujourd’hui. C’est lui qui vous a donné l’habitude de mettre votre réveil au beau milieu de la nuit, rien que pour avoir la chance d’assister en direct à ses performances « jordanesques ». Tout est dit.

Mike savait tout faire sur un terrain et ses paluches avaient une forte tendance à s’enflammer une fois en contact avec le cuir. Sa réaction lorsqu’il empile son sixième tir primé en une mi-temps face aux Blazers en Finales 1992 restera gravée dans les mémoires pour toujours. Ce jour là, MJ avait l’impression que ses mains étaient possédées, et rien ni personne n’aurait pu les arrêter. Deux mains en or tout simplement.

Le short de Shaquille O’Neal :

La bagarre des shorts a toujours fait rage dans les raquettes. Et à ce petit jeu là, c’est le « Shaq » et ses 150 kilos qui occupe le trône. Quel est le point commun entre la Grande Muraille de Chine et le « Diesel » ? Ce sont les deux seuls monuments terrestres à être visibles à l’œil nu depuis l’espace, rien que ça.

Vêtu de son short 5XL, le « Big Cactus » a imposé sa loi dans la peinture comme personne pendant presque deux décennies. Il en a fait voir de toutes les couleurs à des adversaires bien souvent dépassés par son imposante carcasse. Arrachant les cercles, bumpant ses adversaires à tout va, seuls quelques bouts de plexi ont permis à la police de remonter jusqu’à lui. De toute façon, Shaquille O’Neal n’a jamais été bon pour se cacher, et c’est mieux comme ça.

Les chevilles d’Allen Iverson :

Son passe-temps favori : offrir du boulot aux chirurgiens orthopédiques des environs. Alors quoi de plus normal finalement que de récupérer les seules chevilles encore valides sur le marché, les siennes ? Ils y sont tous passés. Que cela soit Michael Jordan, Kobe Bryant, ou les autres, tous ont eu à faire face un jour ou l’autre au cross dévastateur de « The Answer ». De réponse justement, il n’y en avait aucune si ce n’est une faute vulgaire. Remarquable soliste, Allen Iverson ne doutait jamais, pas même lors de sa rookie season. On gardera de lui cette image fabuleuse, enjambant un Tyron Lue décédé sous les dribbles inhumains de « A.I. ».

Mais le physique ne fait pas tout

Le charisme de Julius Erving :

Source d’inspiration inépuisable pour LeBron James, qui ira jusqu’à rependre son numéro en sélection nationale et à Miami, « Dr. J. » fait partie des très grands de ce sport. Il avait beau porter un slip en guise de short et se la jouer Earth Wind and Fire, Julius Erving affichait une classe mondiale qui lui vaut, aujourd’hui encore, une place de choix dans les mémoires collectives. Né sur les playgrounds new-yorkais, il a ensuite fait les beaux jours de la ABA/NBA, rendant la foule hystérique à chaque incursion dans le camp adverse, grâce à un hang time d’albatros. De nos jours, son avis reste encore très écouté et c’est notamment à lui que la ligue avait confié le jury du dernier Dunk Contest, l’une de ses nombreuses spécialités.

Vous aviez des posters de « His Airness » dans votre chambre étant petits ? Mike, lui, s’endormait sous Julius Erving…

La tenacité de Larry Bird :

Qui aurait misé ne serait-ce qu’un kopek sur ce Redneck tout maigrichon ? Aujourd’hui pourtant, le kid de l’Indiana peut se targuer d’avoir l’un des plus beaux palmarès de l’histoire. Loin d’être un profiteur, « Larry Legend » n’était pas simplement au bon endroit, au bon moment, c’était un bourreau de travail qui repoussait sans cesse ses limites. Parce que le talent pur ne suffit pas et que son physique était plus proche de celui de Monsieur Tout le monde que de Clark Kent, le rival mythique de Magic Johnson a fait de la salle sa résidence principale. Bien lui en prendra. Le n°33 des Celtics, c’est quand même 3 bagues, 3 titres de MVP, 2 MVP des Finales, 12 nominations au All Star Game ou encore 2 admissions consécutives dans le club si exigeant des 50-40-90. Une belle note d’espoir pour tous les white men qui ne peuvent pas sauter en somme.

L’esprit d’équipe de Shane Battier :

Il existe encore au sein de notre chère NBA quelques perles rares, totalement antagonistes de toutes ces starlettes capricieuses qui peuplent communément la Grande Ligue. Shane Battier était de ceux-ci. Tout juste retraité, le produit de Duke a été éduqué à bonne école sous les ordres de l’excellent Coach K. Acharné en défense – même lorsque Sasha Vujacic vient de lui ouvrir gentiment l’arcade -, assassin derrière la ligne à 6,75 mètres, Battier est un mec comme on en fait peu et dont tous les entraîneurs rêvent d’en posséder un spécimen au moins une fois dans leur carrière. Un joueur pas forcément au dessus de la moyenne, mais un homme dévoué pour son coach et le vestiaire tout entier. Ce n’est pas un hasard si Battier s’est vu remettre le Twyman-Stokes Award récompensant le meilleur coéquipier de l’année en 2014.

Le gène clutch de Robert Horry :

Le fameux bourreau des Kings lors du Game 4 des Finales de Conférence de 2002 n’a pas laissé que de bons souvenirs dans la Ligue, et notamment en PlayOffs. Du moins à ses adversaires, transformés le temps d’un soir en souffre-douleurs. Vous ne savez pas ce que le mot « clutch » signifie ? Empressez-vous de taper « Robert Horry game winner » sur YouTube et vous devriez saisir tout le poids de ce terme. La clutchitude, c’est ce pourquoi le basket nous fait rêver. Cette capacité à renverser le cours d’un match au moment qui compte le plus, le money time. Et pas besoin d’en faire trop pendant 48 minutes pourvu que le score soit rattrapable à quelques secondes du buzzer de fin, pas vrai Bob ? En effet, Robert Horry tourne en carrière à 7 points de moyenne par match. Pas dégueulasse, mais pas exceptionnel non plus. Or, c’est bien lui qui a permis aux Rockets d’Olajuwon, aux Lakers de Kobe et du Shaq et aux Spurs de Duncan de repartir aux vestiaires avec le sourire à de nombreuses reprises, alors même que l’affaire semblait bien mal embarquée dans le dernier quart-temps. « Big Shot Rob », c’était l’homme providentiel d’un effectif surdoué. Trouvez le démarqué (ou non), à plus ou moins 7 mètres du panier adverse et laissez la magie opérer. Un spectacle en son et lumière qui vous fera sortir de votre coma nocturne à coup sûr…

Le leadership de Bill Russell :

Il a donné son nom au trophée de MVP des Finales et ses deux mains ne suffisent pas pour porter ses quelques 11 bagues glanées en 13 ans de carrière. Il s’agit de Bill Russell bien sûr. Avec lui, les Celtics ont eu la main mise sur la Grande Ligue pendant plus d’une décennie et ses statistiques ahurissantes y sont pour beaucoup. En carrière, le quintuple MVP tourne à près de 15,1 points et 22,5 rebonds. Simplement exceptionnel pour un pivot à qui rien ne résistait. Son flegme légendaire et son sens du contact l’ont rapidement propulsé comme le patron du vestiaire des hommes en Verts. Aujourd’hui encore, lorsque Bill s’exprime, on s’assoit et on l’écoute. Il est et restera une figure emblématique du basketball américain pour toujours.

La création aérienne de Vince Carter :

Unanimement crédité du poster du siècle (R.I.P. Fred Weis), « Air Canada » n’évolue pas dans la même galaxie que nous, simples mortels. Lors de son âge d’or, il était capable de quitter terre à hauteur de la ligne des lancer-francs pour venir marteler la gonfle dans le cercle au dessus de ses adversaires. En plein cœur du mois de février, on ferait peut-être mieux de se refaire sa victoire au Slam Dunk Contest de 2000 plutôt que de se coltiner la purge annuelle qui nous est offerte de voir. Aujourd’hui, « Vinsanity » a rangé ses ressorts pour développer une toute autre panoplie de son jeu (cf. Robert Horry).

La polyvalence d’Hakeem Olajuwon :

Très petit déjà, Hakeem Olajuwon jouait au football. Adroit dans les cages, il s’est aussi essayé au handball avant de finalement percer dans le monde de la balle orange. Ensuite, « The Dream » a développé de telles aptitudes avec et sans ballon qu’il pouvait tout faire sur un terrain de basket. Véritable couteau-suisse, le Nigérian est une tour imprenable en défense, autant capable de contrer son adversaire que d’intercepter la balle si ce dernier ne la protège pas assez. De l’autre côté du parquet, c’en est même incroyable. Shaq disait de lui qu’il n’avait que 5 moves et 4 feintes, mais que ça lui faisait 20 moves au final. Cela résume assez bien le profil du Texan de cœur, qui a même donné naissance à un move sobrement intitulé le « Dream Shake ». Il l’avouera lui-même, c’est un geste qui lui vient du … football. Enfin, Hakeem Olajuwon c’est quand même l’un des quatre hommes à avoir réussi un quadruple-double en NBA. C’était un soir de mars 1990 lors duquel il passa 18 points, 16 rebonds, 11 contres et 10 passes aux Bucks. Une performance exceptionnelle qui restera à jamais dans l’histoire de l’Association.

Les fondamentaux de Tim Duncan :

À l’image des Spurs dans leur ensemble, Timmy n’est pas le plus grand, ni le plus fort, encore moins le plus souriant. Mais c’est par son application au quotidien, son sérieux, qu’il est parvenu à se hisser au sommet de la pyramide. Adieu les actions de Top 10, « The Big Fundamental » préfère tirer avec la planche. Un geste pas sexy pour un sou mais diablement efficace. Plus qu’un style de jeu, un leitmotiv pour Tim Duncan. Baigné dans la culture de Gregg Popovich depuis son arrivée dans la Ligue en 1997, il applique à merveille la philosophie de son mentor sur le terrain. Aujourd’hui, il est unanimement reconnu comme le meilleur poste 4 de l’histoire. Le tout sans un mot plus haut que l’autre. Chapeau bas Mister Bank Shot.

La loyauté de John Stockton :

Dans une ligue où certain sont facilement tentés de franchir la clôture du voisin pour voir si l’herbe y est plus verte, d’autres font le choix de la stabilité. C’est le cas de John Stockton, le meneur immortel du Jazz de l’Utah. Arrivé au pays des Mormons à l’été 1984, « Stock » n’en bougera jamais. Sous les ordres de Frank Layden d’abord puis de Jerry Sloan ensuite, il ne manquera pas une seule campagne de PlayOffs en 19 ans de carrière, soit 1504 matches disputés. Il fera tomber de nombreux records à Salt Lake comme celui du plus grand nombre de passes en carrière (15 806) et le plus d’interceptions (3265). Des chiffres qui trônent déjà depuis plus de 10 ans, sans que personne ne parvienne à s’en rapprocher véritablement. Le Hall of Famer a laissé une emprunte indélébile dans l’histoire de ce sport, et tout ça sans jamais changer de tunique. Prends ça LeBron James !

L’aura de Magic Johnson :

Certains joueurs se font connaître par leurs performances sur les terrains, d’autres pour des raisons qui vont au-delà du basket. Earvin « Magic » Johnson rentre dans les deux cases. Meneur de jeu avec des mensurations d’ailier-fort, le Laker a révolutionné la Ligue par des moves dont lui seul a le secret. Surdoué de la passe, le célèbre numéro 32 a soulevé les foules dans les 80’s lors d’affrontements légendaires avec les Celtics. Mais c’est pour un tout autre motif qu’il apparaît aujourd’hui dans notre algorithme du joueur ultime. Le 7 novembre 1991, la foudre s’abat sur la planète NBA. Porteur du virus du Sida, « Magic » est forcé de stopper la pratique de sport de haut niveau. Il décide alors de dédier le reste de sa vie à combattre cette maladie meurtrière. Quelques mois plus tard, et malgré les craintes de certains de ses coéquipiers, Johnson participera à la campagne victorieuse de la « Dream Team » lors des Olympiades de 1992 à Barcelone, donnant ainsi une magnifique raison de croire à toutes les personnes atteintes de cette terrible maladie.

Les esquisses de notre Frankenstein maison sont désormais terminées. Il est peu évident de dire à qui James Naismith pensait le jour où il inventa un sport dont la règle la plus importante consiste simplement à mettre une balle dans un panier à l’aide de ses mains. Et vous, à quoi ressemblerait votre machine de guerre, votre joueur infaillible ?

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