Nouvelle identité et talent débordant, jusqu’où iront les Wolves à l’Ouest ?

Le 13 oct. 2026 à 12:20 par Clément Hénot

Lamelo Ball Wolves
Source image : YouTube

Cet été, les Minnesota Timberwolves ont changé d’identité et ont frappé un grand coup sur le marché des transferts avec l’arrivée de LaMelo Ball, mais aussi les départs de Julius Randle et Naz Reid. Sur le papier ça a de la gueule, mais dans la réalité des faits, où se situent les Wolves dans la hiérarchie ?

Les Wolves, une équipe frisson ?

Un changement d’identité radical se profile chez les Loups. Désireux d’offrir un vrai meneur de métier à Anthony Edwards, les Wolves ont mis la main sur LaMelo Ball cet été, un vrai profil de passeur qui peut porter le ballon et délester Ant-Man de beaucoup de responsabilités à la création. Melo symbolise les ambitions de sa nouvelle franchise, qui a été prêt à se séparer de plusieurs soldats comme Naz Reid, invité à faire le chemin inverse, et Julius Randle, transféré à Brooklyn en amont pour des raisons avant tout financières.

LaMelo Ball et Anthony Edwards risquent fort de constituer un redoutable duo en attaque. Toutes les qualités sont présentes chez ces deux joueurs et leur alliance dans le back-court promet de faire exploser pas mal de défenses cette saison. Les deux compères de la Draft 2020 (respectivement 3e et 1er choix) ont tout l’arsenal nécessaire pour faire des merveilles à Minny.

Anthony Edwards X LaMelo Ball

Le duo est réuni dans le Minnesota ! 🐺 pic.twitter.com/H3MsNOnWp6

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Rudy Gobert est quant à lui toujours en ville et fait désormais partie des meubles à Minneapolis. Gobzilla va contribuer à créer du liant entre les anciens et les nouveaux arrivants, et s’occupera de terroriser les défenses adverses avec Ayo Dosunmu, recruté à la dernière deadline en provenance de Chicago, et dont la venue a fait un bien fou à l’équipe, au point d’être prolongé à bon prix.

Autre point important : l’émergence de Jalen McDaniels au poste 4. Auteur de splendides Playoffs au printemps dernier, il a été aussi performant qu’insolent, n’hésitant pas à se frotter à Nikola Jokic au premier tour, tout en assumant des deux côtés du terrain. Très impertinent, McDaniels a conquis le Front Office des Wolves, qui ont purement et simplement décidé d’envoyer Julius Randle chez les Nets, aussi pour faire de la place pour Ayo. L’économie financière est conséquente, mais surtout, le poste 4 revient d’emblée à Jalen, qui va avoir un nouveau rôle et de nouvelles responsabilités à assumer.

Quels sont les principaux défis à Minnesota ?

Si le back-court a assurément gagné en talent et en flow, la principale inconnue reste le secteur intérieur, et ce malgré la présence de Rudy Gobert, toujours là pour protéger sa raquette. Cet été, les Wolves ont perdu Julius Randle, envoyé à Brooklyn, qui faisait malgré tout le boulot et claquait sa vingtaine de points par match mais qui n’a pas été à la hauteur lors des derniers Playoffs, contrairement à McDaniels, qui va donc prendre sa place.

Jaden McDaniels starting power forward c’est OUI.

C’est bon on arrive de jouer autour du poste 3, c’est un bête de 4/3 qui va faire le taf en ailier fort.

Faut que Minnesota se renforce sur le banc mais McDaniels / Rudy ça le fait.

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Ce dernier est talentueux mais doit prouver qu’il peut avoir le même apport sur une saison entière, plus d’éventuels Playoffs. Dans un registre relativement différent, McDaniels est aussi face à un challenge, et pourrait bien être l’un des facteurs X de la saison pour les Timberwolves.

Autre perte considérable, Naz Reid, parti aux Hornets pour permettre l’arrivée de LaMelo Ball. L’intérieur, élu sixième homme de l’année en 2024, était solidement installé sur le banc des Wolves et apportait beaucoup d’engagement et une constante menace derrière l’arc. Désormais, il va faire le bonheur des Hornets et son apport doit être compensé par d’autres joueurs. Jonathan Kuminga, arrivé cet été après une demi-saison en… demi-teinte chez les Hawks, n’a certes pas la même qualité de shoot mais a des qualités athlétiques et défensives certaines et pourra, dans un autre rôle, assurer aussi.

Avec ces deux pertes, c’est tout le secteur intérieur qui se retrouve considérablement affaibli à Minnesota. Une opportunité en or de briller pour Joan Beringer ? Le sophomore arrive dans une saison où il pourrait avoir de plus grandes responsabilités en relais de son compatriote Rudy Gobert, à lui désormais de saisir l’opportunité et d’intégrer définitivement la rotation.

Avec LaMelo Ball, le poste 1 est forcément un downgrade défensif, mais en délestant Anthony Edwards de la création, ce dernier aura plus d’énergie de l’autre côté du parquet pour valoriser ses qualités athlétiques au service de la protection des panneaux. Evidemment, Ayo Dosunmu aura la responsabilité de cadenasser les arrières adverses quand McDaniels et Gobert protègeront la raquette, mais le premier rideau sera à surveiller, et il faudra au mieux que Melo fasse les efforts et au pire qu’il soit camouflé par ses coéquipiers.

La question du leadership va également se poser dans le Minnesota. Avec Naz Reid et Julius Randle partis, ce sont deux cadres qui s’en vont, et les départs de Mike Conley, Kyle Anderson ou encore Joe Ingles seront également préjudiciables. Même s’ils n’ont plus leur impact d’antan, leur présence dans le vestiaire et leur expérience était très précieuse pour les jeunes Loups. De jeunes Loups qui vont devoir désormais prendre leurs responsabilités et devenir des leaders comme l’indiquait Chris Finch en septembre dans un langage très imagé.

« L’heure est venue d’enlever les couches. »

Le coach des Wolves Chris Finch explique pourquoi les Wolves n’ont pas signé de vétérans cet été (via @brittrobson) :

« Mon approche avec Ant (Edwards), avec Jaden (McDaniels) ou avec tous ces gars-là, c’est la suivante : c’est l’heure… pic.twitter.com/3CUIjhehQP

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