Miami Heat, la grosse preview de la saison 2026-27
Le 11 oct. 2026 à 12:27 par Nicolas Meichel

La NBA est de retour le 20 octobre, et qui dit début de la saison NBA dit forcément 30 Previews en 30 Jours. Vous connaissez la formule : marché de l’été, effectif, projections et bien sûr pronostic, de quoi connaître chaque équipe sur le bout des doigts avant la reprise. Au menu aujourd’hui ? La présentation du Miami Heat.
Ce qu’il s’est passé la saison dernière
S’il fallait résumer la campagne 2025-26 en une phrase : le Heat n’a pas participé aux Playoffs pour la première fois depuis 2019.
Miami est en effet tombé au stade du play-in tournament, après une régulière à 43 victoires remplie de hauts et de bas. Défaite contre Charlotte dès le premier match, ça ne pardonne pas quand on termine dixième de la Conférence Est. Comme un symbole, Bam Adebayo s’est blessé face aux Hornets après un accrochage avec LaMelo Ball, une triste image pour boucler une triste saison.
Bam Adebayo was frustrated after LaMelo Ball appeared to grab his ankle on this play.
Bam went to the locker room in the second quarter. https://t.co/OyNeMutyoI
— NBA on ESPN (@ESPNNBA) April 15, 2026
Alors, que retenir de positif concernant la saison passée ? Le Heat a été l’équipe qui court le plus dans toute la NBA, le coach Erik Spoelstra optant pour un style « run-and-gun » qui a montré son efficacité en début de saison, avant de peu à peu s’essouffler. Mais au moins c’était fun et on a pu voir beaucoup de points (121 par match, deuxième plus prolifique de la Ligue).
Ensuite, impossible de faire le coup d’œil dans le rétro sans parler des… 83 points de Bam Adebayo. Le 10 mars dernier, contre les pauvres Wizards, le pivot du Heat a dépassé Kobe Bryant pour réaliser la deuxième performance au scoring dans l’histoire de la NBA, derrière les 100 points de Wilt Chamberlain. Oui, cette phrase est bien réelle.
On rappelle aussi que Norman Powell a décroché sa première sélection au All-Star Game avec le Heat, que Jaime Jaquez Jr. a fini deuxième dans la course au Sixième Homme de l’Année, et que Keshad Johnson a enflammé le Slam Dunk Contest avec ses… pas de danse. Autant de petits rayons de soleil dans une saison assez maussade et marquée par les bobos de Tyler Herro (33 matchs seulement), l’affaire Terry Rozier, l’irrégularité de Kel’el Ware, la mauvaise campagne de Nikola Jovic, ou encore une défense tout juste mid.
« WILT, BAM, KOBE. »
Where were YOU the night that Bam Adebayo scored the 2nd-most points in NBA history?
After dropping 83… @Bam1of1 plays again tonight at 7:30pm/et on NBA League Pass. https://t.co/LL1k8GVlKL
— NBA (@NBA) March 12, 2026
Le marché de l’été
- Ils partent : Tyler Herro, Kel’el Ware, Kasparas Jakucionis, Jaime Jaquez Jr., Norman Powell, Trevor Keels, Jahmir Young
- Ils prolongent : Andrew Wiggins, Pelle Larsson, Simone Fontecchio, Vladislav Goldin (two-way), Keshad Johnson (two-way)
- Ils arrivent : Giannis Antetokounmpo, Klay Thompson, Tim Hardaway Jr., Bobby Portis et ses yeux, Nick Richards, Ryan Conwell, Tre Donaldson (two-way)
Le Heat a ENFIN réussi à recruter sa nouvelle star ! Après plusieurs échecs frustrants sur le marché des transferts, Miami a pêché un gros poisson nommé Giannis Antetokounmpo. Pat Riley et Cie ont longtemps convoité le Freak et était en concurrence directe avec Boston pour le récupérer. Finalement, Giannis a opté pour South Beach. Bobby Portis est arrivé dans ses valises, mais pas Thanasis.
Dans le deal, le Heat a évidemment dû sacrifier du monde : Tyler Herro, Kel’el Ware, Kasparas Jakucionis et Jaime Jaquez Jr. ont tous pris le chemin de Milwaukee, avec également trois choix de premier tour de draft (+ un swap de premier tour, et un choix de second tour). Toujours au rayon des départs, on retrouve également Norman Powell, que Miami n’a pas pu conserver après une saison de All-Star.
Une fois Giannis récupéré, il a fallu compléter l’effectif avec des joueurs complémentaires et tout particulièrement des shooteurs. Klay Thompson a ainsi été signé pour deux ans et 13 millions de dollars, tandis que Tim Hardaway Jr. a été recruté pour six millions et une saison. Expérience et spacing, exactement ce que voulait Miami. En parlant de spacing, le Heat a également drafté au second tour Ryan Conwell, réputé pour sa capacité à dégainer de loin. Enfin, le pivot vétéran Nick Richards est arrivé pour renforcer la rotation intérieure de Miami.
Au milieu de tous ces mouvements, le Heat a aussi opté pour la stabilité avec certains joueurs. Andrew Wiggins ? Prolongé pour deux ans et 34 millions. Pelle Larsson ? Extension de contrat de 60 millions sur quatre ans. Simone Fontecchio reste également dans les parages pour une année supplémentaire.
L’effectif 2026-27 du Heat
- Meneurs : Davion Mitchell, Dru Smith, Tre Donaldson (two-way)
- Arrières : Klay Thompson, Pelle Larsson, Tim Hardaway Jr, Ryan Conwell, Myron Gardner
- Ailiers : Andrew Wiggins, Simone Fontecchio, Keshad Johnson (two-way)
- Ailiers-forts : Giannis Antetokounmpo, Nikola Jovic
- Pivots : Bam Adebayo, Bobby Portis, Nick Richards, Vladislav Goldin (two-way)
En gras les starters pressentis, selon les fameuses sources proches du dossier.
Le Heat new-look a plutôt de la gueule sur le papier. Le secteur intérieur, avec Giannis Antetokounmpo et Bam Adebayo, est l’un des plus redoutables de toute la NBA. Bon courage pour aller scorer face à ces deux-là. Sur les postes extérieurs, on devrait retrouver Andrew Wiggins à l’aile, Klay Thompson à l’arrière, et Davion Mitchell à la mène. C’est en tout cas le premier cinq qu’on a vu en présaison.
Giannis pourrait prendre un rôle de point forward sous Erik Spoelstra, lui qui représente évidemment la plaque tournante de l’équipe. Il y aura du shooting autour de lui pour lui créer de l’espace, même si son association avec Bam peut poser question sur le plan purement offensif. Le playmaking du Freak sera particulièrement important dans une équipe où ça manque clairement de création offensive à l’arrière. Mitchell, ça défend fort et ça a bien progressé au shoot, mais ce n’est pas un meneur gestionnaire ou scoreur. Quant à Klay, il reste une énorme menace à 3-points mais ne semble plus vraiment avoir les cannes pour faire beaucoup plus.
En matière de profondeur de banc, il y a pas mal d’options pour Coach Spo. Pelle Larsson en tête, qui a franchi un gros cap la saison dernière. Portis et Hardaway Jr. vont eux amener de l’expérience, tandis que Richards va permettre à Bam Adebayo de souffler. De plus, Nikola Jovic et Simone Fontecchio sont toujours là, même si on se demande quel sera vraiment leur apport dans cette nouvelle version du Heat. On surveillera également les jeunots (Conwell, Gardner, Johnson…) pour voir lequel arrivera à tirer son épingle du jeu dans la rotation.
Au final, l’effectif est globalement solide, à défaut d’être vraiment transcendant. L’enjeu sera surtout de trouver le bon équilibre pour pouvoir tourner à plein régime le plus rapidement possible.
Une petite vidéo en passant ?
TTFL : les joueurs du Heat à suivre
Giannis Antetokounmpo (et Bam Adebayo face aux Wizards).
Le Greek Freak est l’une des plus grandes armes TTFL, et ce depuis de nombreuses années. Le tarif habituel pour les adversaires ? 30 points, 11 rebonds et 6 passes à 60% au tir. Giannis va changer de maillot mais sa production devrait une nouvelle fois être élite. On espère juste qu’il ne passera pas trop de temps à l’infirmerie comme cela a pu être le cas la saison dernière (seulement 36 matchs joués). S’il est blessé, vous pourrez basculer sur Bam Adebayo, qui reste sur une campagne solide en 20 points – 10 rebonds.
Qu’attendre du Heat cette saison ?
L’arrivée de Giannis Antetokounmpo s’accompagne évidemment de grosses ambitions. Le Heat veut retrouver le devant de la scène, après trois années sans la moindre série de Playoffs gagnée. Mais dans une Conférence Est ultra compétitive, que peut vraiment accomplir cette nouvelle équipe de Miami ?
La réponse à cette question dépendra sans doute de la capacité d’Erik Spoelstra à trouver le bon équilibre sur le plan offensif. Défensivement, le Heat devrait se montrer solide avec la muraille intérieure Bam Adebayo – Giannis Antetokounmpo (sans oublier Davion Mitchell et Andrew Wiggins sur les extérieurs), mais l’attaque pose plusieurs questions : le manque de création à l’arrière sera-t-il un problème fatal ? Le Heat arrivera-t-il à maximiser l’impact de Giannis avec le spacing adapté ? Klay Thompson va-t-il renaître de ses cendres ? Comment bien faire fonctionner le duo entre le Freak et Bam ?
Plus globalement, après les gros changements de l’été, il y a des nouvelles rotations/combinaisons à trouver, de nombreux automatismes à travailler, ce qui pourrait avoir un impact sur les premiers résultats de la saison. Ce Heat version Giannis aura peut-être besoin d’un peu de temps avant de véritablement montrer son plein potentiel. On croise les doigts pour que le Freak évite les bobos car ça aussi, c’est un élément crucial de la saison à venir.
Au final, on voit bien le Heat se rapprocher de la barre des 50 victoires grâce à une montée en puissance au fur et à mesure de la saison régulière. Certains voient Miami plus haut, en imaginant un Giannis en mode MVP et un Spoelstra qui fait des dingueries, tandis que d’autres ne croient pas trop au nouveau projet. Ici, on se situe un peu entre les deux.
Le pronostic du rédacteur : 48 victoires – 34 défaites
