Erik Spoelstra : la bonne saison pour être (enfin) Coach de l’Année ?
Le 11 oct. 2026 à 12:22 par Nicolas Meichel

Erik Spoelstra est unanimement reconnu pour être l’un des tout meilleurs entraîneurs en NBA. Pourtant, il n’a jamais été Coach de l’Année en 18 saisons sur le banc du Miami Heat. Et si c’était pour cette saison ?
C’est l’une des grandes anomalies de la NBA actuelle : Erik Spoelstra, coach double champion NBA (en six Finales) et nommé parmi les 15 plus grands entraîneurs de l’histoire par la Ligu, n’a jamais eu droit à la récompense ultime sur le plan individuel.
Certes, Spo a été sélectionné à deux reprises pour entraîner au All-Star Game (2013, 2022) et a été élu Co-coach de l’Année en 2017 par le syndicat des entraîneurs. Mais son nom est toujours absent du palmarès dans la catégorie officielle « Coach of the Year ». Quand on sait que des mecs comme Doc Rivers, Sam Mitchell ou encore Dwane Casey ont été récompensés par le passé, ça pique un peu.
Néanmoins, cette anomalie pourrait être corrigée cette année, alors qu’Erik Spoelstra vient d’obtenir un nouveau joujou (Giannis Antetokounmpo) avec qui il devrait pouvoir bricoler de belles choses.
« Coach golly you have been working out! » 😂
@Giannis_An34 felt the strength of his new head coach Erik Spoelstra at NBA Media Day 💪
(via: @MiamiHEAT)
https://t.co/gpa4hwNx2p
— NBA (@NBA) September 28, 2026
D’après les bookmakers US, Coach Spo fait partie des favoris pour être élu meilleur entraîneur de la saison à venir. Seuls Darko Rajakovic (Raptors) et Nick Nurse (Sixers) sont devant lui dans les prédictions.
Il faut dire que plusieurs conditions pour rafler ce trophée sont aujourd’hui réunies à Miami.
Une nouvelle ère s’ouvre avec l’arrivée de Giannis cet été. Une arrivée qui renforce forcément le Heat, mais qui va aussi demander à Spoelstra de trouver la bonne formule (style de jeu, rotations, complémentarité…) pour permettre à cette équipe de Miami « new look » de tourner à plein régime. D’un côté, on peut imaginer l’équipe floridienne retrouver le haut de tableau avec Antetokounmpo dans les parages, mais de l’autre, le Heat n’est pas forcément considéré comme un grand favori dans une Conférence Est qui s’annonce assez hardcore cette année. Et c’est spécifiquement dans ce contexte que Coach Spo pourrait tirer son épingle du jeu.
Il existe en effet un scénario dans lequel Miami surpasse les attentes de la présaison – l’over/under est à 44,5 victoires – pour s’installer dans le Top 4 de l’Est, grâce notamment aux travaux de Spoelstra. On a déjà pu voir des choses très intéressantes en présaison : Giannis en mode « Magic Johnson » pour combler le déficit de création à l’arrière, et la mise en place d’un vrai spacing autour de lui pour lui permettre d’attaquer le cercle grâce aux shooteurs qui ont été recrutés (Klay Thompson, Tim Hardaway Jr.). Pourquoi c’est intéressant ? Car l’équilibre offensif représente le gros chantier du Heat cette saison. Si Coach Spo parvient à construire une attaque fluide qui performe, avec le potentiel défensif que possède cette équipe, ça peut faire très mal.
Coach Spo’s full postgame quote on Giannis and his playmaking, comparing to Magic Johnson:
“He makes great plays. — when you really see it every day in practice this week you appreciate how brilliant of a playmaker he can be. The size, vision, and the ability to just put it on the numbers to your shooters, it’s really impressive
Pat was at practice all week, and the way he’s played with the ball in his hands and delivering the ball, reminds all of us of a great big point guard that played for Pat back in the 80s.”
(HoopThereItIs)
— Heat Central (@TheHeatCentral) October 4, 2026
Durant la présaison, Erik Spoelstra a également lâché deux-trois déclarations qui ont de quoi nous mettre l’eau à la bouche. Il a parlé de Bam Adebayo et de sa volonté de l’utiliser encore plus en tant que « hub offensif », histoire de continuer à développer ses qualités de playmaker. On a hâte de voir ce que ça peut donner avec Giannis à ses côtés. Spo a aussi assuré que les limites qu’on peut imaginer à la création ne représenteront pas un problème (via ClutchPoints) :
« On va réussir à faire en sorte que ça marche. On a suffisamment de joueurs capables de poser le ballon, de lancer l’attaque et d’aller au panier. Je me demande plutôt : est-ce qu’on va pouvoir mettre en avant nos points forts ? Pouvons-nous exploiter nos points forts ?
Je pense que nous y parviendrons avec le cinq de départ, quelle que soit sa composition finale, et avec la second unit, tel que nous l’avons observé pendant la présaison. Je pense que nous y arriverons. Est-ce que ce sera parfait ? Rien n’est jamais parfait, mais j’apprécie nos points forts. J’apprécie ce que nous sommes capables de faire. »
Voilà qui promet…
Par le passé, Erik Spoelstra a brillé dans sa capacité à développer des joueurs inconnus au bataillon. Il a brillé par sa capacité d’ajustement, sa capacité à monter un collectif solide peu importe l’équipe qu’il possédait à sa disposition. Spoelstra, c’est aussi le gars qui n’a pas peur d’être créatif et d’innover, comme on a pu le voir l’an passé quand il a transformé le Heat en une équipe « run-and-gun ». Enfin, Spo a toujours su mettre le Heat au premier plan quand il avait une star du calibre de Giannis dans son équipe.
Même si les dernières saisons ont été plus difficiles pour lui à Miami (aucune série de Playoffs gagnée depuis les Finales 2023…), cette année sera peut-être celle de la consécration. Erik Spoelstra pourrait d’ailleurs bénéficier de son statut – une référence du coaching qui doit être récompensée un jour – pour avoir un avantage (légitime ou illégitime, on vous laisse juger) et finir premier dans la course au Coach de l’Année.
Cela serait mérité, pour l’ensemble de son œuvre.
