Les 10 raisons de mater les Houston Rockets en 2026-27
Le 08 oct. 2026 à 12:11 par Baptiste Hay-Lemétais

La NBA reprendra ses droits le mardi 20 octobre prochain, avec dans ses bagages pléthore de favoris pour la bague 2027. Les Knicks pour un immense back-to-back ? Les Spurs de Victor Wembanyama ? Le Thunder du double MVP Shai Gilgeous-Alexander ? Un outsider venu de l’Est (Philadelphie, Miami) ? On part pour six mois de baston aux quatre coins des Etats-Unis, avec pour chacune des 30 franchises quelques raisons bien précises de s’y attarder. Aujourd’hui on va dans l’espace avec les Houston Rockets
# Alperen Sengun, stop au caca culotte
Alperen Sengun, c’est l’un des meilleurs pivots offensifs de la ligue, un mec capable de faire des passes à l’aveugle qu’un meneur All-Star signerait les yeux fermés. Sauf que dès qu’un défenseur adverse respire un peu trop fort dans sa direction, le voilà au sol façon chute de dix étages, grimace de douleur maximale, et regard suppliant vers l’arbitre. Cette saison, l’objectif est clair : moins de théâtre, plus de panier. On rêve de le voir rester debout après un contact, histoire de prouver qu’il n’a pas pris des cours auprès des plus grands acteurs de Hollywood pendant l’intersaison. S’il arrive à couper ce réflexe, il passe direct dans d’autres conversations. S’il n’y arrive pas, au moins on aura le droit à des ralentis comiques toute l’année sur les réseaux.
# Le retour de Steven Adams comme physio
Ce bon vieux Steven Adams, l’armoire à glace néo-zélandaise, celui qui prend des coups dans la raquette depuis une décennie sans jamais vraiment se plaindre, sûrement parce qu’il n’a probablement même pas de terminaisons nerveuses. Vu son passif de blessures et son statut de doyen du roster, on l’imagine déjà en blouse blanche sur le banc, stéthoscope autour du cou, en train de masser l’épaule d’un jeune coéquipier entre deux quart-temps en lui disant « ça va aller gamin, j’ai eu pire, une fois je me suis cassé un orteil et j’ai joué 40 minutes le lendemain ». Avec un Adams en forme, les Rockets peuvent prétendre à de grandes choses, malheureusement, si jamais son corps lâche définitivement cette saison, il peut clairement se reconvertir, la franchise lui doit bien un bureau avec son nom dessus dans l’infirmerie.
# Amen Thompson, le two-way player
Deux mètres de ressort, une envergure à faire pâlir un condor, et une capacité à défendre les cinq postes en même temps façon pieuvre humaine. Amen Thompson, c’est le genre de joueur qui fait dire aux scouts « on tient un truc » avant même qu’il ait marqué un panier. Alors certes, son tir extérieur ressemble encore parfois à un lancer de fléchettes après trois bières, mais niveau activité défensive et grinta, il met une ambiance de dingue sur le terrain. S’il continue sa progression, on tient le prototype parfait du joueur moderne capable de défendre un pivot de 2m15 puis de switcher sur un meneur explosif trois secondes plus tard, sans jamais avoir l’air essoufflé.
AMEN THOMPSON EST LE MEILLEUR ATHLÈTE DE NBA ! 😭
20 points à la mi-temps face aux Mavs. Son career-high est à 33. pic.twitter.com/miLhsdgRaM
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) November 4, 2025
# Fred VanVleet, ENFIN !
Après des années à jouer les seconds rôles derrière des superstars plus médiatisées, VanVleet débarque avec la même mission mais après une année de recul ou tout le monde a bien pu voir son importance. Le mec a littéralement une bague de champion dans sa poche arrière depuis Toronto et pourtant on continue à le présenter comme « le petit meneur sous-coté », un peu comme si on présentait encore Beyoncé comme « une ancienne des Destiny’s Child ». Cette saison, il reprend enfin les clés du camion après sa rupture du ligament croisé, le ballon dans les mains dans les money-time, et l’occasion de faire taire définitivement tous ceux qui l’ont oublié dans leurs classements. Ça évitera aussi à Amen Thomson de jouer tous les postes et ça permettra aux Rockets d’avoir un vrai meneur gestionnaire.
# Kevin Durant, 30 points de moyenne à 38 ans
Pendant que la plupart des mortels de 38 ans galèrent à monter trois étages d’escalier sans être essoufflés, Kevin Durant, lui, continue de dégainer son fadeaway increvable comme une horloge suisse. On commence sérieusement à se demander s’il n’a pas signé un pacte quelque part, façon Dorian Gray version NBA, où un portrait vieillit à sa place dans un placard pendant que lui continue d’aligner les matchs à 30 points comme si de rien n’était. À ce rythme, on l’imagine encore scorer tranquillement à 45 ans, la défense adverse toujours aussi impuissante, pendant que ses genoux, eux, continuent miraculeusement de tenir le choc contre toute logique médicale.
Et on a eu du Kevin Durant en mode vintage vs. Wolves 🥰🥰🥰
🔹39 POINTS
🔹4 rebonds, 2 steals
🔹7 passes
🔹11/18 au tir !
Le Slim Reaper version INJOUABLE face aux Wolves, et il a bien fallu ça pour que les Rockets s’imposent ! 🐍
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) January 17, 2026
# Kevin Durant qui demande son trade en janvier
Et parce qu’on ne se refait pas, la tradition la plus sacrée de la NBA moderne doit être respectée : Kevin Durant qui commence à envoyer des signaux fumants dès que les résultats stagnent un peu. On parie déjà sur un tweet énigmatique liké à 3h du matin, une interview où il « ne ferme aucune porte », et des rumeurs de trade qui envahissent Twitter plus vite qu’un potin de télé-réalité. Si jamais ça arrive, ce sera au moins la preuve que certaines choses dans l’univers restent parfaitement stables et prévisibles, un peu comme le coucher du soleil, les impôts, et Kevin Durant qui teste la sortie dès que l’ambiance devient un peu tendue.
# Reed Sheppard et Marcus Smart en back-up
Avoir Reed Sheppard, jeune shooteur ultra prometteur qui entre en 3e année NBA, et Marcus Smart, ancien défenseur de l’année reconnu pour son agressivité et son sens du contact, assis sur le même banc, c’est un peu comme avoir à la fois le petit nouveau plein d’énergie et le vétéran increvable prêt à prendre un charge offensive avec le sourire. Niveau alchimie, ça promet un joli mix entre insouciance et vécu de guerrier, parfait pour hérisser le poil de n’importe quel banc adverse qui penserait pouvoir souffler pendant les rotations. Ce back-court pourrait être le titulaire de pas mal de franchise si on y pense.
# Le roster à 2m10 de moyenne
Houston n’a clairement pas fait les choses à moitié niveau gabarits. On a l’impression de regarder une équipe sortie d’un cartoon américain des années 90. Quelqu’un aurait zappé la case « pivot » pour ne recruter que des armoires normandes du sol au plafond. Prendre un rebond offensif contre ce roster, ça doit ressembler à essayer de choper un ballon de basket planté au sommet d’un immeuble. Les kinés adverses, eux, doivent déjà prévoir des torticolis collectifs rien qu’à force de lever la tête pour suivre le ballon.
# Bogdan Bogdanovic inapte à jouer face aux Nuggets car en gueule de bois
Alerte info totalement improbable mais tellement savoureuse qu’on ne résiste pas à l’idée d’en rire : Bogdanovic, génie offensif lorsqu’il est en forme, qui se retrouve soudainement listé « out » un soir de confrontation contre Denver pour cause de lendemain de soirée un peu trop arrosé. On imagine le staff médical en pleine réunion de crise, cherchant une formulation plus officielle que « il a fait la teuf », et le coach obligé d’expliquer en conférence de presse pourquoi son shooteur a soudainement les yeux plus rouges qu’un ballon de basket. Mention spéciale si la feuille de match officielle finit par indiquer « fatigue » sans plus de précision. Il ne serait pas étonnant de voir la même mention en face pour Nikola Jokic.
# L’énergie de Tari Eason en sortie de banc
Tari Eason, c’est le joueur qui rentre sur le parquet et qui donne instantanément l’impression d’avoir bu douze cafés serrés juste avant le coup de sifflet. Contre-attaques, interceptions, plongeons sur des ballons perdus au fin fond de la ligne de touche, il met une énergie de dingue dès qu’il pose un pied sur le terrain, au point que le public se lève plus vite pour lui que pour certains titulaires. S’il existait un prix du « joueur le plus susceptible de provoquer une crise cardiaque collective dans les tribunes à cause de son activité débordante », Eason serait favori toutes catégories confondues.
Well, Tari Eason.pic.twitter.com/W82XZiW9V9
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) November 8, 2022
