EuroLeague : quatre français dans les dix plus gros salaires de la compétition
Le 16 sept. 2026 à 12:39 par Nicolas Vrignaud

EuroHoops vient de dévoiler les dix plus gros salaires de l’EuroLeague pour la saison 2026-27. Parmi les noms, quatre français : Guerschon Yabusele, Sylvain Francisco, Matthias Lessort et Evan Fournier. Surtout, l’omniprésence des deux mastodontes grecs que sont l’Olympiakos et le Panathinaikos.
Que faut-il retenir de cette liste ? Que nos représentants tricolores en EuroLeague sont parmi les plus côtés en matière de salaire sur le Vieux Continent. Et que seulement quatre équipes sont représentées dans le classement des meilleurs salaires. Ce qui donne un indice fort quant aux capacités financières inégales des clubs de la compétition. On parle ici donc de l’Olympiakos, du Panathinaikos, du Maccabi Tel-Aviv, et de Dubai.
Ceci dit, si Sylvain Francisco avait signé avec l’ASVEL pour le montant promis initialement par le club tricolore, son salaire aurait été encore plus élevé.
🤑 These are the TOP 10 PLAYER SALARIES in EuroLeague for 2026-27 📊💰 pic.twitter.com/irr45VcRYn
— Eurohoops (@Eurohoopsnet) September 16, 2026
Surtout, des salaires qui, s’ils sont encore à des années lumières de ceux des joueurs sérieux en NBA, peuvent commencer à faire réfléchir une partie des profils évoluant avec un rôle limité dans la grande ligue.
Notamment car une venue en Europe à salaire relativement équivalent offre des perspectives bien différentes dans le jeu : rôle majeur, calendrier plus léger qu’aux États-Unis, cadre de vie différent (vaut mieux jouer à Monaco – RIP – qu’à Cleveland hein).
Le fait de dévoiler publiquement les salaires a aussi été un sujet récemment abordé par certains joueurs, notamment Evan Fournier. Ce dernier, dans un long tweet de réponse à Braxton Key – ex-joueur NBA fraîchement engagé avec Fenerbahce – qui évoquait le manque de transparence sur les salaires en Europe, a parlé de la culture du « tabou » sur les salaires.
Une culture qui empêcherait les joueurs de se situer financièrement en termes de valeur sur le marché, et qui, mécaniquement, les desservirait dans les négociations avec les clubs.
I think a big part of it is cultural. Americans tend to be much more open about salaries and money in general, while in Europe it’s traditionally seen as something much more private. The relationship with money and talking about it publicly is just different.
For exemple talking… https://t.co/DXgR0rn1lM
— Evan Fournier (@EvanFourmizz) September 4, 2026
