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Rudy Gobert a remporté son duel face à Joel Embiid : surtout une vraie win d’équipe pour le Jazz, mais on est France on dit ce qu’on veut

Rudy Gobert 7 novembre

Y’a probablement quelques bleus de partout hein, mais la win fera office de pommade.

Source image : NBA League Pass

On l’attendait de pied ferme ce match entre les Sixers et le Jazz. Déjà parce qu’il opposait deux vraies grosses équipes avec de vraies ambitions cette saison, mais également parce qu’il marquait le retour de suspension de Joel Embiid et ce face au double-meilleur défenseur de la Ligue en titre, celui-là même qui avait, au passage, poussé un coup de gueule en début de semaine car il estimait ne pas être assez servi par ses coéquipiers. Bah c’est parfait tout ça, le décor est planté, place à la peinture, au sens propre comme au sens figuré.

Deux franchises lancées vers une saison qui se voudra victorieuse, deux bilans plutôt satisfaisant même si la manière n’a pas toujours été au rendez-vous, deux pivots prêts à se la donner avant de se retrouver en Équipe de France aux JO 2020, un rédacteur en plein rêve. Un match qui aura en tout cas tenu toutes ses promesses, et ce malgré la sortie prématurée du kangourou Ben Simmons, victime d’une entorse de l’épaule après seulement quatre minutes passées sur les lakes de Salt Lattes City. Un contact avec Royce O’Neale, une douleur vive semble-t-il, et finalement Benny qui sortira quelques minutes plus tard pour ne plus jamais revenir. L’heure de gloire de Raul Neto, youplaboum. En attendant ? La guéguerre franco-camerounaise avait débuté dans la raquette, Rudy Gobert peinant à freiner la bête de Philly autrement qu’en lui sectionnant les avant-bras. Joel Embiid validait tout ça sur la ligne, Mike Conley sur un stop and go délicieux réveillait le Jazz et le duo Donovan Mitchell / Bojan Bogdanovic se chargeait de ramener Utah dans le match après une entame poussive. Un score qui peine à trouver son maître et un constat qui vaudra tout au long du match, un match serré, un vrai match de basket. Du talent en attaque avec les apports bienvenus de Joe Ingles pour le Jazz et Raul Neto ou James Ennis côté Sixers, ça c’est pour les soldats du banc, et des starters évidemment au four et au moulin. Josh Richardson en mode meneur de jeu par intérim, un Al Horford présent en défense mais maladroit en attaque, un Mike Conley qui gère le tempo comme un vétéran, et donc ce combat de tous les instants sous le cercle, entre un candidat au DPOY three-peat et un autre qui irait bien chercher un trophée de… MVP cette saison.

Le genre de match éreintant au possible pour notre bon Roi Da Gobert mais qui sera finalement validé par une grosse victoire personnelle et collective. Un Joel Embiid envoyé sans compter sur la ligne et qui finira à 27 points et 16 rebonds mais 5/16 au tir et probablement quelques bleus au corps, quand Rudy voyait son acolyte Bojan tuer le match sur un dernier shoot de Zagreb avant de sortir pour sa sixième faute, conclusion virile et logique d’une nuit à se mettre sur la gueule avec le meilleur pivot de NBA. Résultat des courses ? Probablement un bon gros massage de prévu pour Rudy mais une victoire précieuse pour le Jazz, acquise au mental et à la force du poignet de Donovan Mitchell dans le périmètre. Un Spida évidemment capable de scorer de très loin (pas cette nuit) mais jamais aussi dangereux que lorsqu’il se balade comme un truand à cinq ou six mètres du cercle. Rajoutez à cela un coup de pouce du destin vous envoyant une demi-heure de Raul à la place de Ben et le bon mood de Garou Ingles, et ça nous donne donc une victoire méritée et méritante face à l’une des meilleures équipes de la Ligue. Allez, chapeau Quin Snyder, tu peux sourire désormais. Si, si on t’assure vas-y. Non ? T’es sû…. non, bon, ok.

Victoire 106-104 devant une Vivint Smart Home Arena toujours aussi bouillante. Un vrai match de… Playoffs, déjà, mais il faudra être autrement plus fort cette saison pour se recroiser au mois de juin. Chiche ? On verra hein, mais pas avec Raul Neto meneur titulaire, please.

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