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Al Horford va devoir mettre la pression : les Hawks semblent tièdes pour lui offrir un contrat max

Il fait partie de l’élite, lorsqu’on parle de cette classe 2016 des agents libres. Cependant, Al Horford va devoir retrousser ses manches s’il souhaite obtenir un paquet de dollars tout en restant dans la région d’Atlanta, car le management local veut faire attention.

C’est la grosse question, et à la fois la grosse inquiétude, qui régnait chez les fans des Hawks ces derniers temps. Peut-on vraiment offrir le max de chez max, à un joueur qui vient de souffler ses 30 bougies et aurait donc 5 années de salaires garanties, en hausse, dans un virage peu optimiste de sa carrière ? L’apport d’Horford n’est plus au centre des débats, tant le vétéran a donné pour sa franchise et agit de la meilleure façon possible, sur comme en dehors des terrains. Cependant, lorsque sa situation contractuelle est mentionnée, les sourcils dansent et les soupirs s’enchaînent. D’un pur point de vue technique et leadership, Al est un joueur qu’on peut considérer de type max, dans le sens où peu nombreux sont les athlètes capables de jouer les deux postes à l’intérieur, contribuer dans tous les aspects de la partie, et prendre des photos avec des bébés sans passer pour un abruti. Le coéquipier idéal, pour un contrat… maximal ? C’est là que les grincements sont les plus bruyants, car Horford semble avoir atteint son plafond numérique, et ce n’est certainement pas entre 31 et 35 piges qu’il va subitement tourner en 20-10. Administrativement parlant, il faut se rappeler qu’Atlanta est la seule équipe capable d’offrir cinq années garanties au bonhomme formé à Florida. Mais quand on entend les derniers chuchotements rapportés par Zach Lowe d’ESPN, ce type de contrat n’est pas ce qui chauffe le plus les Hawks.

Les Hawks sont réticents devant le fait d’offrir un contrat de cinq ans à Horford, et s’ils maintiennent cette position, ils seront en grave danger de le perdre contre rien du tout, selon plusieurs sources. (Gardez un oeil sur les Pistons concernant Horford, avec le transfert de Meeks ce mercredi, ils ne sont plus qu’à un petit mouvement de pouvoir proposer un contrat max. La franchise est actuellement en train de tout faire pour obtenir un entretien avec Al dans les 48 premières heures de l’ouverture du marché.)

La pression est donc des plus élevées en ce moment du côté de la Philips Arena. Jouer avec Horford ? Une mauvaise idée, sachant que le gendre idéal est capable de faire des sacrifices mais pourra mal prendre le fait de voir ses supérieurs abuser de sa générosité. Surtout que, sans la moindre surprise, la moitié de la Ligue fera de la drague hardcore devant sa porte, car le All-Star peut faire la différence dès son arrivée dans n’importe quelle franchise. Maintenant, fera-t-il preuve de compréhension ? Joe Johnson avait eu droit à ce genre de deal, un max de chez max alors qu’il venait de valider la trentaine, le mauvais choix fût constaté quelques mois plus tard par un Danny Ferry en mode grand nettoyage. La différence aujourd’hui, c’est que Wes Wilcox et Mike Budenholzer sont seuls à bord du bateau, et perdre Horford représente un scénario catastrophe pour le duo. Du coup, on peut considérer la situation actuelle comme un mini-jeu d’échecs avec un premier pion avancé par le management d’Atlanta. Oui, on veut te garder, mais non, on ne va pas se flinguer financièrement sur les 5 prochaines années, sachant que les Hawks n’iront nulle part avec Al en franchise player. Dans le camp d’Horford, il faudra réfléchir avec son agent, voir avec sa famille ce qu’il y a de mieux, et tenter de repartir avec la meilleure situation possible. Continuer avec Millsap et accepter de faire un geste pour que Bud tente de draguer du gros poisson, ou tirer un trait sur toute cette carrière passée au même endroit, afin d’enchaîner avec une nouvelle destination qui offrira un contrat max sur quatre ans ?

Ce qu’il y a de rassurant pour les fans d’Atlanta dans cette affaire, c’est qu’une blinde déposée sur Horford ne semble pas prévu au programme, à l’instar des Raptors qui pourraient faire tapis sur DeRozan. Deux joueurs extrêmement différents certes, mais qui se ressemblent lorsque l’étiquette de franchise player est dévoilée : productifs, mais pas de quoi construire une statue. Quatre ans de plus chez les Hawks avec une hausse sensible chaque saison, ce serait bueno pour les deux camps.

Source : ESPN

Source image : NBC Sports

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