Appuis

Les appuis désignent la manière dont un joueur utilise et positionne ses pieds pour trouver son équilibre, se déplacer, changer de direction, s’arrêter ou déclencher une action. Cela paraît basique, mais une énorme partie du basket commence par les pieds : avant de dribbler, shooter, défendre ou partir vers le cercle, encore faut-il être correctement placé sur le parquet.
De bons appuis permettent notamment de rester équilibré lorsqu’on reçoit le ballon, de repartir rapidement après un changement de direction ou de transmettre efficacement l’énergie des jambes vers le haut du corps sur un tir. Ils font donc partie intégrante des fondamentaux du basket.
Pourquoi les appuis sont-ils si importants au basket ?
Parce qu’ils interviennent quasiment partout. En attaque, un joueur utilise ses appuis pour démarrer, freiner, pivoter, effectuer un changement de rythme, créer de l’espace ou se remettre face au panier. La position des pieds est également essentielle dans la triple menace : une bonne base permet de shooter, passer ou attaquer le cercle sans devoir d’abord se rééquilibrer.
En défense, même combat. Un défenseur doit conserver des appuis suffisamment stables pour réagir aux déplacements de son adversaire sans croiser les jambes ou se retrouver complètement déséquilibré. C’est précisément ce qu’un dribbleur cherche à détruire lorsqu’il provoque un ankle breaker : faire déplacer le poids du défenseur sur un mauvais appui avant de repartir dans l’autre direction.
Le travail des appuis fait donc partie du footwork, le jeu de jambes d’un basketteur. Jump stop, pied de pivot, jab step, changements de direction ou enchaînements au poste : plus les pieds sont maîtrisés, plus le joueur peut exécuter ses mouvements rapidement sans perdre son équilibre ni commettre un marcher.
Les appuis étaient les meilleurs amis de Derrick Rose jusqu’au 28 avril 2012. Lors du Game 1 du premier tour des Playoffs contre Philadelphie, le meneur des Bulls effectue un jump stop dans la raquette avant de s’effondrer, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche. Un souvenir beaucoup moins agréable que le footwork d’Hakeem Olajuwon, mais qui rappelle à quel point tout ce qui se passe au-dessus commence par ce qui se passe au niveau des jambes.
