Les 10 raisons de mater les Cleveland Cavaliers en 2026-27

Le 09 oct. 2026 à 12:43 par Baptiste Hay-Lemétais

Donovan Mitchell, Cleveland Cavaliers 21 avril 2026
Source image : YouTube

La NBA reprendra ses droits le mardi 20 octobre prochain, avec dans ses bagages pléthore de favoris pour la bague 2027. Les Knicks pour un immense back-to-back ? Les Spurs de Victor Wembanyama ? Le Thunder du double MVP Shai Gilgeous-Alexander ? Un outsider venu de l’Est (Philadelphie, Miami) ? On part pour six mois de baston aux quatre coins des Etats-Unis, avec pour chacune des 30 franchises quelques raisons bien précises de s’y attarder. On enchaine sur la terre sacré de LeBron James, les Cleveland Cavaliers.

# La bedaine de James Harden à la reprise

Chaque été, c’est le même rituel sacré façon marmotte qui sort de son terrier : James Harden débarque au training camp avec deux ou trois kilos en plus autour de la ceinture. Direct catalogué « forme de présaison » par les médias polis et « il a clairement abusé du cheesecake pendant les vacances » par tout le monde sur les réseaux sociaux. On parie déjà sur les photos volées au premier entraînement, le maillot un poil plus tendu que d’habitude, et les excuses toutes trouvées genre « c’est du muscle, j’ai bossé le bas du corps ». Rassurez-vous, dès le premier step-back en NBA officielle, le bide redeviendra miraculeusement secondaire face à l’évidence : le mec sait toujours gratter trois lancers francs sur une seule possession.

first @cavs media day, in my first @adidasHoops shoe… #UNO pic.twitter.com/cxqbN4xpGF

— James Harden (@JHarden13) September 30, 2026

# Mario Hezonja qui pose son cerveau avant de rentrer sur le terrain

Il existe deux types de joueurs NBA : ceux qui réfléchissent à leurs choix offensifs, et Mario Hezonja. Le Croate, lui, a pris la ferme décision depuis des années de laisser son cerveau au vestiaire façon porte-manteau avant d’entrer dans un restaurant. Résultat : des tirs à 8 mètres en transition qu’aucun coach sain d’esprit ne validerait, des choix de dribbles dignes d’un improvisateur de stand-up, et des moments de pure folie qui rendent chaque minute de jeu totalement imprévisible. On ne sait jamais si on va voir un game winner complètement hallucinant ou une perte de balle à se taper la tête contre le parquet, et c’est précisément pour ça qu’on regarde.

# On a un an pour acheter le pop-corn pour le choke des Cavs en Playoffs

Les Cavs en saison régulière, c’est souvent du caviar : rythme élevé, défense solide, victoires qui s’enchaînent comme des dominos. Les Cavs en playoffs, c’est une tout autre histoire, plutôt du genre naufrage filmé en plan séquence. Chaque printemps, la franchise trouve une nouvelle façon originale de se saboter. Alors clairement, on prend date dès maintenant : popcorn acheté en gros, chaise confortable installée, et friandises allégées pour tenir sur plusieurs tours, parce qu’avec ce roster, on sent déjà venir un choke collector à se raconter pendant des années.

# Jarrett Allen est toujours là pour assurer les arrières de tout le monde

Pendant que tout le monde s’excite sur les highlights et les stats clinquantes, Jarrett Allen, lui, fait le sale boulot dans l’ombre depuis des années sans jamais réclamer sa part de lumière (à part lorsqu’elles sont trop brillantes). Rebonds contestés, contres salvateurs, roll vers le cercle au bon moment, il est littéralement le filet de sécurité silencieux qui rattrape les erreurs défensives de tout le monde autour de lui (surtout celle d’Harden). Un peu le pote fiable qu’on appelle à 3h du matin en cas de pépin, sauf que lui, il répond à chaque fois présent en NBA depuis le coup d’envoi jusqu’à la sirène finale.

JARETT ALLEN ON RUDY GOBERT’S HEAD 🤯pic.twitter.com/qFw8XUhRkz

— ClutchPoints (@ClutchPoints) January 10, 2026

# Evan Mobley, interdiction de se rater cette année

Evan Mobley, on en a carrément fait un papier entier mais bon on vous explique quand même. C’est le genre de joueur dont on dit depuis des années « il a un potentiel de devenir ci de devenir ça », sauf que le potentiel, à un moment donné, il faut bien le transformer en réalité tangible sous peine de finir dans la catégorie fourre-tout des talents jamais pleinement exploités. Cette saison ressemble clairement à un examen de passage obligatoire : soit il franchit définitivement un cap et devient la référence qu’on annonce depuis des lustres, soit les sceptiques commencent sérieusement à sortir les mouchoirs. Pas de session de rattrapage prévue au programme.

# La (fausse) dernière de LeBron James à Cleveland

Ah, le fameux chapitre adieu version LeBron James, un classique du genre qu’on nous ressert à peu près tous les ans depuis 4-5 ans avec la même émotion feinte dans la voix. On a déjà eu droit à l’épisode Miami, au retour triomphal à Cleveland, au passage chez les Lakers, et maintenant voilà qu’on nous repromet une ultime page chez les Cavs, celle-ci étant évidemment présentée comme LA vraie, LA définitive, LA sincère. Sauf qu’on connaît tous la chanson par cœur : tant que ses jambes tiennent le coup et qu’un contrat traîne quelque part, l’histoire n’est jamais vraiment terminée. On applaudit quand même, parce que bon, on ne sait jamais, peut-être qu’après Philly ce sera vraiment la bonne.

# Donovan Mitchell sous contrat max, it’s now or never

Donovan Mitchell a signé le gros chèque, celui qui vient avec des attentes immenses et zéro excuse acceptable derrière. Fini le costume du « jeune joueur prometteur qui a encore une marge de progression », place directement au statut de Franchise Player qui doit livrer la marchandise, point final. S’il porte enfin les Cavs vers un titre ou à minima des Finales de Conférence crédibles, il devient une légende locale instantanée. S’il échoue encore, le fameux chapitre Playoffs catastrophe évoqué plus haut lui tombera directement dessus, sans parachute ni session de rattrapage. Le contrat max, ça vient avec la pression max, c’est le deal.

Le game winner de Donovan Mitchell à Milwaukee 😤pic.twitter.com/3IZGOjl7ej

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) November 3, 2024

# Une petite place sur le backcourt pour Meleek Thomas ?

Dans l’ombre des stars installées, il y a toujours un jeune qui pointe le bout de son nez en espérant grappiller quelques minutes et se faire une place au soleil. Meleek Thomas débarque avec cette étiquette de prospect à suivre, le genre de joueur dont on scrute le moindre temps de jeu en garbage time pour essayer de deviner s’il y a un vrai avenir derrière. S’il arrive à convaincre le coaching staff cette saison, on tient peut-être la prochaine bonne surprise du backcourt. Sinon, direction la G League pour continuer à bosser dans l’anonymat.

# La différence Peyton Watson

Peyton Watson, c’est le mec qui a un jour regardé le cercle, regardé le ciel, et décidé que la gravité était une simple suggestion. Avec ses bras de 2m20 (d’après ses propres déclarations, et personne n’a osé sortir le mètre ruban), il contre des tirs avant même que l’adversaire ait fini de se dire « tiens, je vais shooter ». À Denver, il est devenu le genre de défenseur qui transforme chaque drive en question existentielle : est-ce que je rentre dans la raquette, ou est-ce que je préfère garder ma dignité ? Offensivement, c’est encore la loterie, certains soirs il envoie un dunk en transition qui fait trembler la salle, d’autres soirs il rate un layup seul avec la confiance d’un stagiaire qui découvre la machine à café. Mais c’est ça, la différence Peyton Watson : une énergie de dessin animé, des ailes d’albatros, et le petit frisson de se demander si le prochain highlight sera un contre à la Mutombo ou un airball digne d’un concours de pétanque. Franchement, on signe tout de suite.

# Jaylon Tyson et Nae’qwan Tomlin, qui sera le meilleur soldat sur l’aile ?

À Cleveland, la grande question est : Jaylon Tyson ou Nae’qwan Tomlin, qui sera le meilleur soldat sur l’aile ? Un « Koh-Lanta » version NBA, sauf qu’ici l’immunité se gagne à coups de rotations défensives et de corner threes. D’un côté, Tyson : le soldat discipliné, qui prend ses tirs ouverts avec le calme d’un retraité, rebondit comme un pivot qui aurait mal lu sa fiche de poste, et ne se plaint jamais, même quand Kenny Atkinson l’oublie sur le banc. De l’autre, Tomlin : l’outsider dont le nom fait peur aux correcteurs orthographiques et dont l’énergie fait peur aux adversaires. Il se bat pour chaque ballon comme si son loyer en dépendait. Verdict ? Tyson a la régularité, Tomlin la faim. Et le vrai gagnant, c’est Cleveland, qui aura deux soldats pour mener la guerre… avant de s’écrouler en playoffs, tradition oblige. Sortez le pop-corn.


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