Trae Young peut-il être le vrai patron des Wizards ?
Le 27 sept. 2026 à 12:18 par Baptiste Hay-Lemétais

Arrivé à Washington l’hiver dernier, Trae Young incarne désormais une partie du futur des Wizards. Associé à Alex Sarr, Bilal Coulibaly, Anthony Davis et AJ Dybantsa, le meneur sera assurément essentiel dans le rôle de liant entre tout ce talent. Au point d’être incontestablement le leader du groupe ?
Trae Young sera cette saison à la baguette d’un groupe qui, sur le papier, se veut sacrément compétitif. Commençons par la jeunesse : AJ Dybantsa, premier choix de la Draft 2026, annoncé comme l’un des meilleurs jeunes de ces dernières années. Une pépite qui aura besoin, malgré son talent énorme, d’un peu de temps pour pouvoir apprendre la NBA, son rythme et ce qu’elle demande d’engagement physique, sans se brûler.
Trae Young says he wanted the Wizards to draft AJ Dybantsa 😳😳
« He’s cold, he’s the real deal… when we got the first pick, I was like if it’s AJ we are getting a real player… I’m looking forward to getting on the court » pic.twitter.com/b8fP1sPsrV
— WizardsMuse (@WizardsMuse1) September 21, 2026
Trae Young, emballé par la sélection effectuée par la franchise lors de la Draft, devra être le baromètre principal de la croissance de Dybantsa : lui donner les ballons au bon moment, pour apprendre à gérer les moments chauds, pour faire des erreurs aussi, et enregistrer comment ne plus les reproduire par la suite.
Concernant la doublette intérieure, pas trop de réflexion à avoir. Trae Young pour Anthony Davis sur pick and roll, c’est le genre de double menace qui fait rayer des plaquettes et perdre des cheveux, sauf si le coach adverse est Doc Rivers mais dans tous les cas, il ne pourrait pas identifier telle forme de jeu. L’ex-meneur des Hawks se demandait il y a quelques jours s’il avait déjà eu un coéquipier capable de forcer une prise à deux, à Washington, ce sera le cas, potentiellement pour au moins deux autres joueurs.
Trae Young explains why he was never successful with the Atlanta Hawks:
“I don’t know if I’ve ever had a teammate that can draw double teams.”
Holy cook 💀🔥 pic.twitter.com/YWtyuUOUIg
— Yaxel LendeBeast (@GMZeroOG) September 22, 2026
Désolé de la bastos, on continue donc : Young va probablement devoir accepter, en comparaison avec Atlanta, de voir sa production offensive « pure » (apport de points) baisser. Cela pour mieux faire fonctionner l’ensemble global, notamment le secteur intérieur. Sa capacité à être leader du groupe sera intimement liée à celle d’alimenter ses gros. Pour la cohésion, pour s’imposer comme élément incontournable dans le fonctionnement offensif.
Bien sûr, un leader l’est aussi défensivement : s’il n’y a pas trop d’hésitation à avoir quant au rôle d’Anthony Davis et Alexandre Sarr comme tandem majeur en matière de protection de cercle, il sera exigé de Trae Young qu’il contribue à l’effort global. Certes, le garçon n’est pas (et ne sera jamais) un as de la défense. Mais attention à ne pas en faire une fatalité, comme cela a parfois été le cas à Atlanta. Le niveau d’investissement doit être celui imposé par le collectif, pour ne pas devenir une cible trop facile, des adversaires comme des coéquipiers.
