New Orleans Pelicans : quelle marche à suivre pour commencer la reconstruction ?

Le 25 sept. 2026 à 12:20 par Clément Hénot

Zion Williamson New Orleans Pelicans 6 janvier 2024
Source image : YouTube

Depuis pas mal d’années, les New Orleans Pelicans sont en galère pour construire un effectif compétitif. Pas aidés par les décisions contestables de Joe Dumars, on ne sait pas trop où va cette franchise, alors on tente d’apporter notre pierre à l’édifice et d’imaginer une solution qui pourrait leur permettre de franchir (enfin) un cap.

Depuis qu’ils sont devenus les Pelicans, la franchise de la Nouvelle Orléans n’a participé que 4 fois aux Playoffs, et n’ont dépassé qu’une seule fois le premier tour avant de tomber face aux Warriors, futurs champions, c’était en 2018, déjà 8 ans. Depuis, c’est beaucoup plus compliqué et l’arrivée de Joe Dumars en 2025 a encore assombri l’horizon en Louisiane.

Les Pelicans, une reconstruction galère

Sa principale dinguerie en date est d’avoir acquis un choix plus haut à la Draft pour sélectionner Derik Queen en 2025. Dans l’idée pourquoi pas, Queen est un pivot polyvalent et rempli de potentiel, mais Dumars a lâché aux Hawks un choix de la Draft 2026, réputée très talentueuse, sans aucune protection. Un coup de folie que s’est empressé d’accepter Onsi Saleh une fois qu’il a compris que c’était le plus favorable entre celui des Bucks et celui des Pels.

Résultat des courses, NOLA est passé à côté de Kingston Flemings cet été, qui atterrit donc à Atlanta. Un renfort solide pour accélérer une reconstruction qui patine malgré la présence de Jeremiah Fears ou encore Yves Missi.

Film Don’t Lie with Kingston Flemings 🍿:

Kingston Flemings is a highly intelligent player.

Watch him detail how he uses angles, leverage, and how he recognizes defensive tendencies.

Worth the watch 🧠 pic.twitter.com/NN59csQMSY

— Chancellor Johnson (@ChancellorTV) June 4, 2026

Aussi, CJ McCollum, l’un des joueurs les plus irréprochables à la Nouvelle Orléans, avait été envoyé à Washington contre Jordan Poole et Saddiq Bey. Aujourd’hui, le premier est complètement sorti de la rotation malgré son contrat à plus de 35 millions par saison, et le deuxième a progressé et a signé un contrat qui parait un petit peu trop élevé. La lueur d’espoir résidant dans le fait que Poole entre dans sa dernière année de contrat et devrait libérer une bonne partie de la masse salariale, mais pour ça, il faudrait que Joe Dumars ne vrille pas à nouveau et ne lui propose pas un contrat gargantuesque.

Ces derniers jours, le Front Office a également décidé de couper court au projet Jordan Hawkins, pourtant drafté en 14e position en 2023, qui a été envoyé à Memphis contre… pas grand chose finalement. Même s’il sort d’une saison difficile, le talent offensif de l’arrière pouvait rendre de bons services aux Pels. Joe Dumars a encore tenté quelque chose, mais on ne sait toujours pas où il compte aller comme ça…

Jordan Hawkins has made more three-pointers (25) than any other player in NBA history over the first nine games of their career!#Pelicans pic.twitter.com/pSDgBiFkDq

— Brett Usher (@UsherNBA) November 11, 2023

Toutes ces décisions ont empêcher de lier ces jeunes à d’autres joueurs établis comme Zion Williamson (tant qu’il n’est pas blessé) ou Trey Murphy III (tant qu’il est encore là), on aurait pu tenir quelque chose que Jamahl Mosley, nouveau coach en poste, aurait pu articuler.

Que faire pour repartir dans la bonne direction ?

La prochaine étape, pour acter pour de bon une reconstruction toujours aussi bancale à l’heure où ces lignes sont écrites, serait de mettre fin à l’ère Zion Williamson en l’envoyant chez la franchise qui proposera la meilleure contrepartie possible. Même si de nombreux doutes entourent encore le colosse, sa valeur est encore suffisamment haute pour espérer obtenir en retour des assets pour préparer l’avenir.

Finalement, le joueur avec le plus de valeur dans cet effectif se nomme Trey Murphy III. Il pourrait aisément incarner le visage des Pelicans et être la tête d’affiche de l’effectif, à 26 ans et avec sa polyvalence. Mais secrètement, il espère quitter ce bourbier, et c’est peut-être d’ailleurs pour ça qu’il joue si bien. Courtisé par pas mal d’équipes, il pourrait rapporter gros, plusieurs choix de Draft au premier tour pour enfin avoir des picks et les utiliser à bon escient.

Trey Murphy III 44-6-6-3 (12/19 3PT) pic.twitter.com/SDL81Rf240

— Brett Usher (@UsherNBA) February 5, 2026

Construire autour de lui n’apporterait pas les assets, mais permettrait au moins d’avancer dans une direction claire, ce que n’arrive pas à faire la franchise depuis de trop nombreuses années déjà. Alors, vaut-il mieux connaître la tête de son projet pour les quelques prochaines saisons, où désespérément tenter de finir à 35 victoires pour au final en gagner 25 ? C’est à cette question que Joe Dumars n’a toujours pas trouvé de réponse.

Herb Jones est toujours en ville, tout comme Dejounte Murray, qui ne semble toutefois pas s’inscrire sur le projet à long terme de la franchise, mais qui dispose d’une player option à 30 millions de dollars pour la saison 2027-28, et il serait assez fou de ne pas l’activer vu son rendement qui baisse. Une fois le ménage fait chez les indésirables, on pourra repartir d’une page blanche avec des futurs picks (s’ils ne sont pas bazardés contre un Mars et un Tropico).

Herb Jones has DPOY potential. 🔒 pic.twitter.com/owegQEcj8a

— Hilltop Hoops (@HilltopNBA) July 25, 2022

Une arrivée à noter toutefois, celle de Bennedict Mathurin en provenance des Clippers. Le Montréalais s’est engagé pour deux saisons avec les Pelicans et pourra apporter sa qualité offensive et une belle dose de scoring. Peut-être que l’après Zion est déjà en cours à NOLA, mais en tout cas, Benn aura des munitions et sera incontournable la saison prochaine.

NOLA a de quoi faire en magasin, il faut juste l’utiliser à bon escient et ne pas empiler les joueurs pour dire d’empiler les joueurs. Le chemin est encore long pour construire un roster cohérent et bâtir un véritable collectif capable de gagner plus de 50% des matchs. Et après tout ces « si », peut-être que cette ville sera autre chose que la ville des Saints, la franchise NFL de la même ville, qui jouera d’ailleurs à Paris cette saison.


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