Les 17 Français en NBA cette saison

Le 25 sept. 2026 à 14:53 par Giovanni Marriette

Victor Wembanyama
Source image : NBA League Pass

La saison NBA 2026-27 reprend ses droits le 20 octobre et d’ici-là, on tente de faire monter un peu la température. Aujourd’hui ? La liste des 17 Français qui évolueront cette saison dans la Grande Ligue, la France étant toujours le meilleur fournisseur étranger de toute la NBA, cocorico.

Exit Nicolas Batum, Guerschon Yabusele et Killian Hayes, les Français seront donc au nombre de 17 cette saisons en NBA. Certains en tant que role players qui devront faire leurs preuves au bout du banc, d’autres en tant que titulaires solidement installés, candidats pour certains aux awards de fin de saison. Suivez le guide !

Victor Wembanyama

  • San Antonio Spurs
  • 4è saison en NBA

La tête de liste, le phare dans la nuit, la plus grande statue qui soit. Victor Wembanyama attaque sa quatrième saison en NBA auréolé de deux trophées de meilleur défenseur de l’année et d’un statut de finaliste NBA. Battus par les Knicks en juin dernier, les Spurs n’ont d’autre ambition cette année que d’aller chercher une sixième bague, et Wemby sera évidemment le fer de lance de l’armée texane. Après un été sans compétition internationale nul doute que le V sera à 200% à la reprise, et nul ne sait quel tour il a dans son sac à l’orée de cette nouvelle saison. Déjà l’un des quatre ou cinq meilleurs joueurs du monde, et dire qu’il est encore si jeune… Objectif MVP en 2027, Victor veut tout rafler et il en a les moyens !

Rudy Gobert

  • Minnesota Timberwolves
  • 14è saison en NBA

Il fait partie des meubles. Trois fois All-Star et quatre fois meilleur défenseur de la Ligue (un record), Rudy Gobert n’a plus rien à prouver en NBA. Ce qu’il lui reste à acccomplir ? Faire partie d’une équipe qui gagne des matchs entre les mois de mai et juin, en d’autres terme aller chercher une bague de champion. Deux fois finaliste de conférence avec les Wolves, le pivot français sera – cette année encore plus – une pièce centrale de son équipe, du fait des départs cet été de Julius Randle et Naz Reid. Le boss de la raquette des Wolves c’est lui et personne d’autre, et à 34 ans Rudy jouit de toute l’expérience nécessaire pour dominer sous les paniers. Rendez-vous au printemps ?

Alexandre Sarr

  • Washington Wizards
  • 3è saison en NBA

Troisième saison chez les grands pour Alexandre Sarr, celle de l’explosion espérons le. Elu dans la All-NBA Rookie 1st team en 2025, en progression statistique à tous les niveaux la saison passée, le « petit » frère d’Olivier est devenu bien plus qu’un simple défenseur méritant. Capable de se projeter vite en transition, capable également de s’écarter pour shooter, Alex Sarr est un vrai pivot de son époque, dangereux de partout et solide des deux côtés du terrain. Avec les arrivés de Trae Young et Anthony Davis à ses côités, Alex peut raisonnablement envisager de jouer les Playoffs pour la première fois de sa carrière même si, attention, la route est longue. Les Wizards seront en tout cas compétitifs cette saison, pour la première fois depuis un bail, et ce sera avec un Français titulaire dans la raquette !

Bilal Coulibaly

  • Washington Wizards
  • 4è saison en NBA

Attention danger pour Bilal Coulibaly, qui fait partie des joueurs français dont les stats ont chuté la saison dernière. Toujours titulaire depuis deux saisons, Bilal a néanmoins un peu de pression dans les pneus à l’orée de cette saison 2026-27. Les talents ne manquent pas à Washington sur les postes 2/3, et avec l’arrivée du n°1 de la Draft AJ Dybantsa ou l’émergence de Kyshawn George, Bilal devra éviter de se poser trop de questions s’il veut rester un homme fort de la rotation de Brian Keefe. Toujours un très solide défenseur mais un peu plus galère en attaque l’année dernière, le jeune français doit retrouver la confiance en son dribble et en son tir pour garder la confiance de son coach, dans le cinq ou plus possiblement en sortie de banc. Année charnière pour Bilal !

Zaccharie Risacher

  • Dallas Mavericks
  • 3è saison en NBA

Une nouvelle aventure qui commence pour Zaccharie Risacher. Après une bonne première saison rookie (All-NBA Rookie 1st team), Zacch a vu son rôle et sa production s’amoindrir en saison sophomore. Tout d’abord relégué sur le banc, puis carrément sorti de la rotation par Quin Snyder en Playoffs, Zacch avait grand besoin de changement et c’est donc à Dallas qu’il va tenter de relancer sa carrière. Plutôt une bonne chose, dans un marché que Cooper Flagg tend à relancer, aux côtés d’un Kyrie Irving (de retrour cet hiver) dont l’expérience ne pourra que lui faire du bien. Sous les ordres d’un nouveau coach – Dusty May – et dans une nouvelle Conférence, Zacch repart de zéro ou presque. En espérant que le poids de ce first pick de Draft ne lui pèsera plus trop sur les épaules afin qu’il puisse simplement faire ce qu’il sait le mieux faire : jouer (très bien) au basket.

Ousmane Dieng

  • Milwaukee Bucks
  • 5è saison en NBA

Voilà un joueur un peu sorti de nulle part en fin de saison passée, et qui pourrait en étonner plus d’un cette saison. Libéré de sa prison dorée d’Oklahoma il y a quelques mois, Ousmane a pu profiter d’une fin de saison en mode YOLO à Milwaukee pour se montrer et pas qu’un peu. Du triple-double, du match à 36 pions, bref un printemps en mode garbage mais parfait pour taper dans l’oeil des Bucks, qui lui feront donc confiance cette saison encore. Il y a presque une place de titulaire à aller chercher pour l’ailier français, au pire un statut de sixième homme de luxe pour le nouveau coach Taylor Jenkins. Après trois saisons et demi à couper les citrons au bout du banc du Thunder, on part sur un « vrai » début de carrière NBA pour Ousmane ?

Joan Beringer

  • Minnesota Timberwolves
  • 2è saison en NBA

A peine 4 points et 2 rebonds de moyenne la saison passée mais ne vous fiez pas aux apparences, Joan Beringer sera bien cette année le back-up de Rudy Gobert au poste de pivot chez les Wolves. Les départs de Julius Randle et Naz Reid actés, le front office de Minny n’a pas daigné renforcer sa raquette et le sophomore français se voit donc propulsé vers un rôle important en sortie de banc. Celui qui n’a commencé le basket que quelques années en arrière va donc voir ses minutes exploser et ça n’est pas pour nous déplaire. Aussi vertical que Rudy mais avec le peps de la jeunesse en plus, Joan pourrait enflammer nos Top 10 de ses nombreuses crêpes nocturnes. Reste à polir le jeu offensif et on pourrait avoir là l’une des révélations françaises de cette saison 2026-27 !

Mohamed Diawara

  • New York Knicks
  • 2è saison en NBA

Malgré des stats assez anodines, Mohamed Diawara a enflammé les fans des Knicks à chacune de ses 69 entrées la saison dernière. Vrai energizer dans l’aile et capable de shooter de loin, Mo est devenu l’un des chouchous du Madison et reste donc logiquement dans le roster après la bague de juin dernier. Le jeune ailier ne peut que progresser et bénéficie de la confiance du coaching staff, et tout est réuni pour le voir jouer un peu plus que les 9,2 minutes de la saison dernière. De mascotte à vrai role player il n’y a qu’un pas, que Mo Diawara devra franchir à partir du mois d’octobre.

Pacôme Dadiet

  • New York Knicks
  • 3è saison en NBA

Il n’a peut-être pas joué des masses la saison dernière, mais il n’empêche que lors de la grande parade pour fêter le titre, c’est bien son maillot floqué du n°4 que Mikal Bridges arborait dans les rues de New York. Car l’ancien de ULM a le mérite d’être là, depuis deux saisons, en bout du bout du banc et le plus souvent avec le groupe de G League, mais bien présent avec les Knicks et désormais champion NBA. Difficile d’imaginer si Mike Brown a davantage de projets pour lui cette saison mais jusqu’à preuve du contraire Pacôme Dadiet fait partie intégrante d’un groupe champion NBA et ça, bah c’est pas donné à tout le monde.

NB : Pâcome Dadiet possède la double-nationalité et a rejoint cet été la sélection de Côte d’Ivoire

Maxime Raynaud

  • Sacramento Kings
  • 2è saison en NBA

Mad Max is back, après une très solide saison rookie et un été en Bleu particulièrement enrichissant. Titulaire à 56 reprises la saison passée, ceci dû notamment à la blessure de Domantas Sabonis, l’intello de la bande veut progresser vitesse grand V sur le parquet et il aura encore l’occasion de le faire lors d’une saison que l’on annonce particulièrement guez pour sa franchise. Titulaire ou pas, Maxime a tout de la coqueluche parfaite, et s’il prend un peu de consistance en défense son profil commencera à ressembler à celui du poste 5 idéal. Ca ne dépassera peut-être pas les 20 wins cette année chez les Kings mais Maxime Raynaud est prêt pour l’envol, pas à la NASA comme il en rêve, mais vers une place de titulaire indiscutable d’une raquette NBA.

Moussa Diabaté

  • Charlotte Hornets
  • 5è saison en NBA

En voilà qu’on n’attendait pas à pareille fête. Pour sa deuxième saison à Charlotte l’an passé, Moussa Diabaté est devenu une référence en terme de combat, décrochant même le trophée de Hustle Player Of the Year. Vrai energizer dans la raquette, titulaire ou en sortie de banc peu importe, Moussa est un aspirateur à rebond et ses passages sur le terrain coïncident bien souvent avec la bonne forme de son équipe. Pivot à l’ancienne, vous ne le verrez pas derrière la ligne à 3-points, le Français n’a peur de personne et ça se voit. Pas loin du double-double de moyenne la saison passée, Moussa est capable d’enchainer sur le même genre de saison, sans LaMelo Ball à la baguette mais avec cette fois-ci Naz Reid pour lui apprendre les ficelles. Et s’il pouvait emmener dans son sillage le deuxième Français des Hornets ce serait encore mieux, ça c’est de la bonne transition qui transitionne.

Tidjane Salaün

  • Charlotte Hornets
  • 3è saison en NBA

On reste à Charlotte, mais avec Tidjane Salaün on sort un peu les rames. 60 matchs en année 1, 37 seulement en année 2, on aime bien la G League mais il s’agirait de s’affirmer un peu en NBA aussi. Sur ses entrées en jeu l’ancien crack de Cholet parait parfois emprunté, ou alors au contraire dans la précipitation. Manque de sérénité évident, de confiance en soi alors qu’il est évidemment capable d’être un vrai role player en NBA, dans l’intensité et dans l’adresse. L’objectif pour le T sera cette saison de s’installer vraiment dans la rotation et d’arrêter les allers-retours relous avec la G League. Pas une mince affaire mais le potentiel est là, on parle tout de même d’un Lottery Pick sur qui Charlotte a misé gros.

Noah Penda

  • Orlando Magic
  • 2è saison en NBA

Saison II pour l’ailier du Magic, qui tentera de s’imposer dans un roster jeune et en quête d’identité. Profil polyvalent, capable de shooter mais surtout d’amener une grosse intensité sur ses entrées, Noah est le genre de joueur qui plait à un coach. Ca tombe bien, il y en a un nouveau à Orlando, Sean Sweeney, et le Français devra donc faire ses preuves encore plus pour aller gratter des minutes chez Mickey. Il y a des minutes à prendre derrière les cracks italo-américano-allemands de la franchise alors fonce Noah, le combo sniper / hustler est apprécié en NBA alors t’as toutes tes chances.

Rayan Rupert

  • Philadelphia Sixers
  • 4è saison en NBA

En contrat two-way avec les Sixers, Rayan Rupert devra se battre pour gagner ses minutes. Pour jouer avec LeBron James, Joel Embiid, Jaylen Brown ou Tyrese Maxey ça vaut le coup, et le double R va au moins pouvoir profiter de l’expérience de vie à défaut de carburer sur le terrain. Le frère d’Iliana a montré à Portland et Memphis qu’il était capable d’apporter dans un rôle de 3 and D, mais il faudra probablement plus pour devenir un membre à part entière de ces Sixers new look. Rayan a le mérite d’être là, alors à lui d’asseoir sa place, y’a de la greatness à côtoyer là.

Sidy Cissoko

  • Portland Trail Blazers
  • 4è saison en NBA

Il a commencé sa carrière NBA chez les Spurs mais c’est bien avec les Blazers qu’il a montré ce dont il était capable. L’ancien joueur de la Ignite Team a joué 75 matchs la saison passée, 26 en tant que titulaire, pour des moyennes de 5,1 points et 2,2 rebonds, et il fera partie intégrante de la rotation de Portland cette année encore. Aux côtés de quelques très gros cracks sur les extérieurs (Henderson, Sharpe, Lillard, Holiday, Morant) les minutes coûteront cher mais Sidy possède cette polyvalence qui rassure un coach, et qui peut lui permettre de tirer son épingle du jeu dans ce projet qui se reconstruit. On y croit !

Nolan Traoré

  • Brooklyn Nets
  • 2è saison en NBA

En parlant de projet qui se construit, celui des Nets en est peut-être le meilleur exemple. Une floppée de meneurs de jeu dans le roster mais Nolan Traoré doit faire son trou, pas facile mais pas impossible non plus. 8,9 points et 3,8 passes de moyenne lors de sa saison rookie, des chiffres tout à fait appréciables et qui laissent à penser que Nolan est définitivement NBA Ready. Cette saison encore l’objectif des Nets ne sera pas de gagner des matchs mais bien de former sa jeunesse à des jours meilleurs, bonne nouvelle, le meneur français devrait donc s’y retrouver pour progresser encore.

Noa Essengue

  • Chicago Bulls
  • 2è saison en NBA

Deuxième saison NBA pour Noa Essengue, mais c’est comme si c’était la première. En effet, l’ailier passé par ULM s’est fait opérer de l’épaule la saison dernière et n’a disputé que deux bouts de matchs chez les grands, passant donc toute son année à ronger son frein en rééduc. Revenu sur les parquets lors de la Summer League de juillet, Noa a galéré au milieu des gamins et va devoir très vite se mettre en mode compète s’il veut gratter des minutes sur un poste rempli de gros joueurs (Caleb Wilson, Matas Buzelis, Pat Williams). Ca pourrait prendre un peu de temps cette année encore mais Noa Essengue est très jeune. A voir si un passage très vite par la G League ne lui fera pas grand bien.


Voir toutes les News