Caleb Wilson : ce rookie exaltant qui doit joindre les actes à la parole
Le 21 sept. 2026 à 12:22 par Robin Wolff

Depuis le 23 juin dernier, les fans des Chicago Bulls n’ont plus qu’un nom à la bouche : Caleb Wilson. Le rookie le plus excitant dans l’Illinois depuis Derrick Rose et qui va avoir pour mission principale de redonner de la joie à cette franchise mythique après une décennie moribonde.
Il n’y a pas un rookie qui va avoir plus la lumière sur lui que Caleb Wilson la saison prochaine en NBA. D’accord A.J. Dybantsa est un premier choix, mais il est entouré d’autres stars à Washington, même constat avec Darryn Peterson dans l’Utah tandis que Cameron Boozer évolue dans une franchise sous-médiatisée chez les Memphis Grizzlies. Le nouveau Bull doit presque immédiatement devenir le visage d’un des plus gros marchés de la Ligue.
Une langue bien pendue
Et si ces responsabilités peuvent faire peur pour un jeune homme de 20 ans tout juste sorti d’université, voire même paraître injustes, il faut dire qu’il est loin d’être une victime de cette situation.
Depuis sa Draft, Caleb Wilson parle énormément. Ce n’est ni une critique, ni un jugement, juste un constat indiscutable. L’ailier-fort a des ambitions dingues et n’a pas hésité à mettre son nom dans la même phrase que celui de Michael Jordan lors de sa première interview, pour Complex, avec la casquette des Bulls :
« Je veux devenir le plus grand joueur de tous les temps… Vous avez déjà eu un GOAT dans votre histoire, alors il est temps d’en avoir un autre »
« I’m hungry to be the greatest. That’s me. » – @CalebWilson2025 pic.twitter.com/TD6yF8pmbO
— Bulls on CHSN (@CHSN_Bulls) June 24, 2026
Il est certain d’être le meilleur joueur de sa cuvée de Draft et n’a pas hésité à attaquer les trois joueurs sélectionnés devant lui à plusieurs reprises comme lors de sa présentation officielle aux médias de l’Illinois :
« Je les ai tous affrontés (en université) et vous savez très bien ce qu’il s’est passé, donc l’ordre de la Draft n’a pas vraiment d’importance. Je ne me soucie pas des classements des médias.
« Franchement, je m’attends à être Rookie of the Year. Je vais travailler dur. Je vais faire tout ce qu’il faut. »
Une mentalité bien à lui
Pour avoir une telle confiance, il faut s’en donner les moyens et tous les observateurs décrivent Caleb Wilson comme un travailleur acharné. Son secret ? Une passion complète pour son sport évoquée à Las Vegas devant un parterre de journalistes.
« J’ai l’impression d’être différent d’eux (les joueurs ayant raté des matchs contre lui en Summer League). Je ne peux pas dire qu’ils n’aiment pas le basket-ball, mais moi je l’aime, j’aime ce truc. Je vais jouer autant que je le peux, autant que mon équipe me laissera jouer. Je ne vais pas fuir un match parce que je ne me sens pas bien, je sais que parfois, en NBA, je vais me sentir pas bien. Si je ne suis pas blessé, je vais jouer, des gens viennent du monde entier pour me voir jouer. »
Caleb Wilson on players like Dybantsa & Peterson resting:
“I feel like I’m different than all of them. I can’t say they don’t enjoy basketball but I enjoy basketball. I love this shit.”
“As long as I don’t have an injury, I’m going to play every time” pic.twitter.com/SIJiK6MHGl
— Die-Hard Chicago (@DieHard_Chicago) July 15, 2026
Caleb Wilson est aussi un compétiteur dingue. Si Bobby Portis admettait se motiver en imaginant ses adversaires gifler sa mère, le nouveau joueur des Bulls a également une méthode très particulière :
« Je vais continuer à aller sur le terrain et tuer des gens. J’ai une liste sur mon téléphone et elle est encore longue. J’ai une liste à chaque match. Les gens pensent que je blague quand je leur dis que je mets des joueurs adverses en fond d’écran avant les matchs, mais je le fais pour m’énerver. Aujourd’hui c’était une photo de moi après la All-American Game pour me rappeler de mon sentiment à ce moment-là. Je n’avais pas touché le ballon et Darryn Peterson était dans mon équipe. Donc c’est vraiment personnel. »
Ahahaha, mais entre cet extrait et sa conf de presse, on a drafté un psychopathe ! 😭
« Je vais continuer à aller sur le terrain et tuer des gens. J’ai une liste sur mon téléphone. »
Il met ses adversaires en fond d’écran pour s’énerver et se motiver. pic.twitter.com/qiuKiFbtmj
— Robin Wolff (TrashTalk) (@robinwolff12) June 27, 2026
Un jeu pour l’assumer
Si on ne va pas vous refaire tout son profil de Draft, Caleb Wilson a montré, lors de la Summer League, qu’il avait des qualités immenses et même certaines insoupçonnées. Son plus gros défaut en université était son tir à 3-points avec seulement sept réussites sur la saison. Sauf que pour son premier match à Las Vegas, il en a directement marqué le même nombre. 35 points (record all-time d’un joueur pour son premier match en SL) à 12/21 au tir dont 7/11 de loin, 5 rebonds et 5 stocks. Une performance exceptionnelle qui a lancé une campagne de grande qualité.
LES HIGHLIGHTS DES 35 POINTS DE CALEB WILSON POUR SES DÉBUTS EN SUMMER LEAGUE (RECORD) ! 🔥 pic.twitter.com/G6nOsBFGjs
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) July 11, 2026
Si son mauvais pourcentage aux lancers-francs lors de l’événement semble indiquer que le shoot n’est pas encore assez stable pour être durable, il semble quand-même très à l’aise depuis certains de ses spots. Lorsqu’ils dribble une ou deux fois avant de s’élever en tête de raquette, un petit peu décalé sur la gauche du terrain, le résultat est automatique. Et en dehors de sa qualité de tir, son activité constante et ses highlights défensifs ont fait le tour des réseaux sociaux. S’il n’a pas terminé MVP de la Summer League du fait des résultats de son équipe, il est sans doute le prospect qui a le plus fait parlé cet été.
Des observateurs référencés en sont déjà tombés amoureux comme Bill Simmons, auteur d’une phrase peu élégante, mais marquante pour décrire ce qu’il avait vu du jeune talent de Chicago :
« Il ressemble à Tracy McGrady en un peu plus grand. Mais il a aussi l’explosivité de Shawn Kemp. Si j’étais un fan des Bulls, je n’aurais plus de spermatozoïdes dans mon corps, il y en aurait dans toutes les pièces de ma maison. Je deviendrais fou. »
Nah man Bill Simmons gotta be stopped! 😭😭
On Caleb Wilson: “If I was a Bulls fan, I would have no sperm left in my body. I would lose my mind.”pic.twitter.com/t2A9Vi65fd
— Hater Report (@HaterReport) July 24, 2026
Un contexte parfait malgré la pression
À Chicago, Caleb Wilson a les clés pour devenir un grand. Un très bon passeur à la mène, un arrière vétéran et All-Star pour le conseiller ainsi que des partenaires sur le Froncourt jeunes et athlétique qui peuvent parfaitement coller à son jeu. En somme, un cinq majeur parfait pour bien l’intégrer tout en lui laissant la place pour devenir la star de l’effectif.
La dynamique est bonne dans toute la franchise avec les recrutements de Bryson Graham et Tiago Splitter. La franchise connaît un nouveau souffle et sauf surprise, ce tandem restera quelques temps et pourra lui permettre de trouver de la stabilité.
The first pick of the Bryson Graham/Tiago Splitter era. pic.twitter.com/ptAZHw7h2r
— Chicago Bulls (@chicagobulls) June 24, 2026
Les fans ne demandent qu’à s’emballer et le soutiendront lors de chaque bonne prestation. Aucun rookie n’a été autant attendu depuis 2008… un joueur qui est devenu MVP. Une pression, certes, mais qui peut le nourrir et lui permettre de devenir encore plus fort.
Les Bulls n’auront pas de grandes ambitions cette saison et l’évaluation de la réussite de l’exercice dépendra surtout du développement de Caleb Wilson. Il n’y a pas encore la pression des résultats pour l’ailier-fort, mais celle de la performance, de quoi l’exciter encore un petit peu plus.
