Russell Westbrook, première page tournée d’un livre infiniment émotionnel

Le 12 août 2026 à 22:36 par Nicolas Vrignaud

Russell Westbrook
Source image : YouTube

Russell Westbrook vient de prendre sa retraite. Un monument du jeu raccroche, emmenant avec lui une partie variable de l’identité basket d’énormément de fans. Il est le premier grand nom d’une génération dorée, celle des années 2010, à dire stop. Un rappel brutal du temps qui passe. Les exploits, eux, resteront à jamais. 

S’ils ne sont pas forcément durs, ces mots sont pourtant étranges à écrire. Cette sensation bizarre, celle qu’on vient de perdre quelque chose. Sans que cela ne nous bouge sensiblement dans notre activité en cours, mais qui nous fait cogiter de manière latente. On y reviendra d’ailleurs un peu plus tard.

On repense évidemment à Russell Westbrook, à ses grands exploits, au joueur immense qu’il a été. À l’exemple de résilience qu’il a souvent donné, notamment à Oklahoma City, où son nom flottera très bientôt au plafond d’une salle qui l’a érigé au statut d’absolue légende.

Russ n’a rien gagné collectivement. Non, il a toujours échoué. 2012, 2016 ont été les années qui auraient pu. Pour autant, et contrairement à beaucoup d’autres, qui termineront leur parcours en NBA avec une bague au doigt, il a marqué les esprits d’une manière unique.

Le show, le dynamisme, les actions mémorables. L’histoire aussi, avec une saison statistiquement impensable, que l’on croyait envolée avec les monuments d’une autre époque. Des titres individuels dont le graal suprême, le MVP, qui attestent collectivement de son grand talent.

Russell Westbrook sera retenu comme quelqu’un de résilient. Il n’a pas lâché. Il a été vrai du début à la fin de sa carrière. Pas de titre, mais pas de bavure, et une image qui s’en retrouve fortement impactée, positivement. On peut aimer son jeu, l’ériger au milieu des plus grands. On peut aussi le détester, pointer du doigt son échec collectif qui rend, d’une certaine manière, cette annonce aussi amère, presque injuste.

Mais, et nous revoilà au début, quoi qu’il arrive, on cogite. Car Russell Westbrook emmène avec lui, pour une grande partie d’entre nous, les premières années de basket NBA, des années de jeunesse, d’insouciance. Il est le premier d’une longue lignée. Kevin Durant, James Harden, Stephen Curry, LeBron James. L’annonce est la première de cette caste, douloureuse. Celle du temps qui passe et ne se capture pas.


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