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L’appel de l’argent : pour quels joueurs la contract year va se transformer en career year la saison prochaine ?

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L’odeur des billets verts. Une belle motivation pour les joueurs qui semblent avoir un flair tout particulier lorsqu’il s’agit de cartonner alors qu’ils arrivent au moment de négocier un beau petit deal. Cette fameuse contract year, souvent synonyme de saison de haut niveau, a vu plus d’une fois un lascar sortir l’exercice de sa vie pour aller chercher le pactole l’été qui suivait. Alors qui va se sortir les doigts comme jamais pour récupérer un max d’oseille lors de la Free Agency ? Petit tour d’horizon des différents chercheurs d’or qui vont débuter la saison le couteau entre les dents et le portefeuille en tête.

Bien entendu, on pourrait évoquer de nombreux All-Stars qui vont se retrouver libres dans quelques mois. Mais est-ce qu’ils ont attendu jusqu’à présent pour briller ? Non, donc nous passerons sous silence les DeMar DeRozan, Anthony Davis, Andre Drummond par exemple qui vont faire le taf comme d’habitude, voire un peu plus, mais cela n’aura rien d’exceptionnel et ne sera pas liée à cette contract year, ou très peu. Autres lascars mis de côté pour ce classement, ceux ayant déjà bien dépassé les 30 piges. Ce n’est pas parce que Chris Paul a escroqué les Rockets il y a quelques temps que tout le monde peut se permettre de braquer les franchises alors que leurs meilleures saisons sont derrière eux. Et que par conséquent, les équipes ne lâcheront pas le pactole facilement pour un mec qui devient subitement une star une fois la date de péremption proche. On va donc se concentrer sur des mecs qui pourraient atteindre ce statut étoilée synonyme de gros chèque pour la première fois en ayant encore de belles années devant eux et pour qui les planètes semblent parfaitement alignées pour sortir la saison de leur carrière.

Mentions honorables

Dans une franchise en reconstruction, Brandon Ingram possède une belle carte à jouer avant de tester le marché en tant qu’agent-libre avec restriction. Mais ses soucis de santé interrogent et ne lui font pas passer le cut pour notre Top 10. Mais si le corps veut bien, il reste à surveiller de près. Toujours à la Nouvelle-Orléans, on aura un œil sur Derrick Favors. Sauf que statistiquement, il ne faut pas s’attendre à une explosion puisque c’est certainement dans un rôle de mentor qu’il encadrera la raquette des Pelicans avant d’être libre comme l’air. Difficile de l’imaginer craquer plus que ses 18 millions de cette année, surtout au moment de souffler ses 30 bougies. Le cœur poussait pour mettre Evan Fournier dans le lot, mais comme de nombreux jeunes poussent aussi en Floride, pas sûr que notre Vavane puisse aller chercher le calibre All-Star cette saison, sans oublier qu’il pourrait très bien décider d’opt-in sa dernière année de contrat. On espère qu’il nous fera mentir. On citera également Denzel Valentine, si les Bulls lui font confiance, tout comme Jerami Grant qui a une belle carte à jouer chez les Nuggets en complément du noyau en place. Si ce n’est que celui-ci est peut-être déjà trop fort pour lui laisser assez de minutes pour exploser, ce qui pourrait pousser Grant à rester une année de plus avec sa player option avant de tester le marché en 2021. Un constat valable aussi pour Kyle Kuzma, même si le groupe reste à construire chez les Lakers. Enfin on n’oublie pas non plus Taurean Prince et Bogdan Bogdanovic, mais comme on a opté pour certains de leurs coéquipiers dans le Top 10, ils restent sur le bord de la route, malgré des candidatures sérieuses. Allez, c’est parti pour ceux qui vont envoyer du bousin dans leur contract year.

Pascal Siakam

Le cas de Pascalou est un peu à part. Sans Kawhi Leonard, il peut devenir le boss des Raptors. Correction : il DOIT devenir le boss des Raptors. Un passage à l’étage supérieur, celui de franchise player et All-Star, est dans les tuyaux et on avoue que ne pas le voir cela serait une déception. Mais ce qui le différencie des autres candidats, c’est qu’un tel aboutissement ne parait être qu’une étape dans la carrière du Camerounais, pas un simple coup d’une saison pour une augmentation. Oui Siakam va exploser, oui il va aller chercher un beau contrat. Une marche et une reconnaissance supplémentaires dans la progression du MIP, pas une finalité, contract year ou non.

Jaylen Brown

Ils sont nombreux les Celtics à vouloir prouver leur valeur sur la saison qui arrive. Jayson Tatum, Gordon Hayward et Jaylen Brown sont en tête de cette liste. Si les deux derniers vont se retrouver sur le marché l’été prochain – sauf si Gordie utilise son option – c’est surtout l’évolution du cadet qui nous semble excitante aujourd’hui. Une saison rookie moyenne, une sophomore prometteuse avec des Playoffs aboutis, et des promesses quelque peu manquées l’an dernier, voilà le CV rapide du swingman des C’s. Avec les départs des tauliers Irving et Horford, il doit franchir un palier et prouver que sa postseason 2018 est bien symbolique de son vrai niveau. Si oui, les prétendants vont se bousculer et les offres pleuvoir, avec des sommes sympathiques en jeu.

Buddy Hield

Patiemment, les Kings ont intégré leurs jeunes pousses dans leur rotation, en les responsabilisant au fur et à mesure de leur progression. Si bien qu’avant d’attaquer cette saison, un mec comme Buddy Hield semble en mesure d’exploiter pleinement son potentiel après avoir reçu l’an dernier – comme son compère du backcourt De’Aaron Fox – de nombreuses voix pour le trophée de MIP. Avec un statut d’agent-libre restreint qui se profile pour 2020, on vous laisse imaginer le carnage au scoring qui peut être envoyé par le sixième pick de la Draft 2016.

Caris LeVert

A l’instar de Buddy Hield, Caris LeVert a pu bénéficier d’une organisation qui a appliqué une politique de développement des jeunes avec brio. Sauf que l’ailier des Nets a vu sa progression freinée par une vilaine blessure qui l’a tenu éloigné des parquets de longs mois. Avec des ambitions à la hausse du côté de Brooklyn cette année et l’absence de Kevin Durant au moins une bonne partie de la saison, Caris a toutes les cartes en main pour continuer de grandir et faire grossir ses stats. Son profil devrait en attirer plus d’un et il faudra allonger les billets chez les Nets s’ils veulent s’aligner sur les offres qui vont tomber sur la table de l’agent de Caris à la fin de cette contract year.

Dejounte Murray

L’an dernier, les Spurs comptaient beaucoup sur la progression de Dejounte Murray pour assurer la transition à la mène suite au départ de Tony Parker. D’ailleurs, ils envisageaient même de lui confier les clefs de la boutique même avec TiPi toujours dans les parages. Sauf que c’est du côté de l’infirmerie que Dejounte a passé la saison, sans pouvoir franchir un palier. Alors il y a fort à parier qu’il va bien avoir la dalle dans les mois qu’il arrive pour s’imposer comme un meneur d’avenir – et même du présent – en NBA alors qu’il sera agent-libre restreint l’été prochain. On double les points et les passes, on garde autant de rebonds et la défense toujours impressionnante et on va chercher un deal alléchant. Le chemin semble tout tracé. Si le genou tient.

Montrezl Harrell

Peut-il encore aller plus haut que la saison dernière ? Le bon en avant a déjà été conséquent dans ce rôle d’energizer en sortie de banc et Montrezl Harrell porte une grande responsabilité dans l’excellente surprise des Clippers en 2019. Il n’aura pas forcément besoin de faire exploser ses stats pour être courtisé l’été prochain, mais s’il les gonfle juste un peu, attention à l’envie de sortir le chéquier pour lui. Reste à savoir si une franchise sera prête à payer gros pour un gars dont le meilleur registre reste en dynamiteur des second units adverses. C’est peut-être bien la limite pour Montrezl.

Kris Dunn

Lorsqu’il a été choisi en cinquième position de la Draft 2016, Kris Dunn bénéficiait d’une belle hype. pas de bol, en débarquant dans le Minnesota où Tom Thibodeau sévissait, difficile de gagner des minutes et d’engranger de l’expérience. Alors quand il a été inclus dans le deal de Jimmy Butler, on s’attendait à une explosion. On a vu des progrès certes, mais pas avec régularité, pas sur la durée, et surtout freinée par des pépins physiques. Tant et si bien que l’an dernier le meneur a stagné dans une franchise toujours en reconstruction qui n’hésitait pas à faire jouer des jeunes. Aujourd’hui son avenir s’est obscurci, le front office ayant drafté un meneur – Coby White – et signé Tomas Satoranski. Soit deux concurrents pour Dunn, preuve que la confiance n’est plus là. Reste à savoir si cette compétition interne dans sa contract year le poussera afin exploiter son potentiel.

Dario Saric

Tout avait plutôt bien commencé pour le Croate en prenant part au Process du côté de Philadelphie. Un apport intéressant, mais pas suffisant pour les Sixers lorsqu’ils ont voulu faire un pas en avant en faisant venir Jimmy Butler l’an dernier. Pas dégueu non plus chez les Wolves malgré un temps de jeu en baisse, il n’a pas convaincu les Loups de miser sur lui et c’est maintenant à Phoenix qu’il doit faire l’étalage de son talent. Un point positif d’une certaine façon car il y a de la place chez les Suns, sauf si vous considérez que Cheick Diallo et Frank Kaminsky sont des concurrents sérieux pour Dario Saric au poste 4. Un point négatif car on a parfois l’impression que les mecs ne se développent pas forcément comme espéré en Arizona. Alors au moment de se retrouver agent-libre avec restriction, quelle sera la tendance pour Super Dario ?

Reggie Jackson

Le papa du groupe puisqu’il est le seul qui aura atteint la barre des trente piges l’été prochain. Après deux saisons marquées par les blessures qui ont mis un sacré coup de frein à sa carrière, le meneur des Piston a retrouvé un peu de rythme l’an dernier. Surtout, son corps a tenu puisqu’il a disputé toutes les rencontres en saison régulière pour la première fois depuis son arrivée en NBA. S’il veut retrouver une place de choix parmi les point guards de la Ligue et aller chercher un dernier gros contrat, c’est maintenant que tout se joue pour lui. La mobylette trouvera-t-elle la carburation qui était la sienne lors de ses premiers mois à Detroit ?

Bismack Biyombo

Non on déconne, le mec a déjà braqué la banque une fois lors de sa contract year précédente, il va quand même pas réussir un nouveau casse. Quoique, quand on voit le secteur intérieur des Hornets, le mec mériterait presque de se voir offrir 25 minutes tous les soirs pour faire les poubelles et tourner en 10-10 de manière dégueulasse. Et certaines franchises en chien seraient capables de lui filer un deal longue durée. On lui souhaite, mais on ne l’espère pas pour le basket. On préférerait que son concurrent au poste de pivot des Frelons – Willy Hernagomez – tire son épingle du jeu, même s’il est Espagnol. Et honnêtement, cette seconde option parait bien plus réaliste.

Voilà messieurs, il ne reste plus qu’à ces lascars à se sortir les doigts comme on dit dans le milieu car un gros chèque est en jeu. Ils auront tout le temps de se reposer sur leurs lauriers une fois le compte en banque bien rempli, donc on va regarder leurs performances avec attention pour leur contract year. Après, s’ils veulent ensuite continuer sur leur lancée, libre à eux de poursuivre les efforts pour ne pas rentrer dans la catégorie des escrocs. Et vous, vous voyez qui aller faire sauter la caisse l’été prochain ?

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