Spurs

Ce grand costaud de DeMar DeRozan : triple-double pour son 1er match face aux Raptors, chapeau

demar derozan
Source image : NBA League Pass

Alors qu’il s’agissait, pour lui aussi, d’une grosse soirée, DeMar DeRozan n’a pas craqué et a même offert une superbe performance pour mener ses Spurs jusqu’à la victoire : taper les Raptors pour sa première contre eux, check please.

Ce n’était pas lui, en tête d’affiche. Il était pourtant dessus, avec son maillot blanc et son sourire timide. Mais DeMar DeRozan n’était pas l’attraction numéro 1 de ce jeudi soir, malgré la puissance du moment après des années passées à porter le maillot de Toronto. Tous les yeux étaient tournés vers Kawhi Leonard, et pour une seule raison, c’était son retour dans son ancienne franchise. Celui de DMDR viendra, dans quelques semaines (23 février), et là on rangera l’homme aux tresses pour mettre le focus sur le meilleur marqueur all-time des Raptors. Seulement, cette nuit, il fallait prendre le script et le cramer afin d’en écrire un autre. Ne pas trembler devant la pression, ne pas hésiter en avançant sur la plus grande des plateformes. Tout le monde était là, prêt à voir Kawow sortir une mixtape devant Gregg Popovich. Mais celui qui répondit en premier et fera de cette soirée sa propre plateforme, c’est DeRozan. Agressif dès le premier quart-temps, sans avoir à se frapper le torse ou à pointer du doigt le banc de Nick Nurse, DeMar avait envie de manger n’importe quel homme d’origine canadienne. Une isolation fabuleuse avec Serge Ibaka, un floater main gauche au buzzer, des bonnes passes au bon moment, des rebonds à la pelle, du lancer provoqué, tout y passait. Et sans forcer, qui plus est, alors que c’est bien là une remarque souvent faite à l’intéressé.

Mais il y avait justement quelque chose de fort, de symbolique dans cette performance globale de DeRozan. Dans son cut sur remise en jeu, ponctué par un énorme dunk, nombreux sont ceux qui ont vu la séquence et ont immédiatement pensé, ‘hm, il a clairement dû penser à Masai Ujiri en explosant l’arceau‘. Dans sa ligne de stat, son tout premier triple-double en carrière, nombreux sont ceux qui ont vu la perf et ont dû se dire, ‘au lieu de forcer le scoring, DeMar a été plus polyvalent et patient que jamais auparavant‘. Une prise à deux splitée en dribblant entre ses jambes, puis un eurostep sur Serge Ibaka avant de finir avec le contact sur Pascal Siakam ? Rien d’anormal. Et tout ça, sous les yeux d’un Kyle Lowry qui ne pouvait s’empêcher de lever les sourcils en voyant son buddy toucher le ciel. Un peu de patience en nourrissant Aldridge au poste, histoire d’assurer la victoire et ne pas impérativement chercher les 30 points ? Rien d’anormal. Pourtant, c’est bien DeMar lui-même qui annonçait vouloir planter 50 points sur son ancienne franchise. Et tenter en ce sens ne nous aurait pas étonné, scoreur naturel oblige. Au lieu de ça, sans avoir à monter dans les hauteurs numériques des LeBron ou des Westbrook, DeRozan a tout simplement été resplendissant. Bien dans ses pompes, à l’aise devant la pression, loin de craquer malgré l’immensité du moment, et leader dans une grande victoire de son équipe. Le message final à envoyer au management de Toronto, qui croise aujourd’hui les doigts afin de conserver Leonard cet été. La victoire sera peut-être leur sur le long-terme, mais pour cette nuit, la mot final revenait à DeMar.

Il y a les 21 points, 14 rebonds et 11 passes, donc le premier triple-double en carrière de DeMar DeRozan. Mais là n’est pas le plus important. Il est dans la sérénité de la performance, alors que le poids devait être important, dans le coeur comme sur les épaules. On peut ne pas apprécier le joueur, mais on ne peut pas ne pas respecter le compétiteur. Balèze.

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