Cavaliers

Ancien souffre-douleur de LeBron James, Mario Chalmers donne sa version SM du dossier Kyrie Irving

LeBron James Mario Chalmers
Source image : YouTube

S’il y en a bien un qui peut comprendre l’envie de partir de Kyrie Irving, c’est Mario Chalmers. Ancien punching-ball humain de LeBron James, le meneur s’est exprimé sur le dossier chaud de cette semaine.

Ah bah ça, Rio, on peut dire qu’il en a mangé des tartes dans la gueule. Des remarques, des insultes, des coups de pression, des coups d’épaules, des textos à foison, des demandes, des ceci, des cela : le meneur était dans un rôle aussi tendu qu’important à Miami. Car pendant quatre longues saisons, c’est en tant que titulaire que Chalmers a connu LeBron au sommet, une époque qui permit à James de remporter deux titres et de poser son fessier sur la concurrence. Afin de créer un équilibre parfait au sein du Heat, le général formé à Kansas savait qu’il allait devoir jongler comme un pro. LBJ, Dwyane Wade, Chris Bosh, bonjour le bordel pour gérer tout ça au quotidien, niveau égos. Sauf qu’aujourd’hui, Chalmers a ses deux bagues et le voilà bien placé pour parler de Kyrie Irving. Car en ayant entendu des rumeurs selon lesquelles le All-Star n’en pouvait plus de jouer avec LeBron, Rio a toqué à la porte de Sirius XM Radio et a voulu donner sa version des faits. Ou plutôt, son expérience. Celle de vivre H24 aux côtés d’une figure aussi imposante que celle d’Akron. Et même si le rôle de Super Mario était bien différent de celui d’Irving, l’ancien du Heat a pointé du doigt un aspect très intéressant de la relation entre les deux stars.

Cela peut être difficile parfois, car c’est un joueur très dominant. C’est le meilleur joueur de la NBA. Donc au final, ça en revient surtout au coach en fait. Est-ce qu’il va décider quand mettre les autres joueurs en avant, ou est-ce qu’il va laisser LeBron décider quand mettre les autres joueurs en avant ? C’est un sujet dont on discutait régulièrement à Miami, mais en tant que coéquipier il n’y a rien à redire sur LeBron. C’est un super coéquipier, même quand on s’est embrouillé sur le terrain car c’est arrivé, on reste frères en dehors. Ce sont les médias qui en ont fait tout un plat. En tout cas, je ne peux pas dire que LeBron est un mauvais coéquipier. C’est un super gars. Maintenant, quand vous êtes un gars comme Kyrie, que vous êtes jeune et vous voulez vous imposer, je peux comprendre l’envie de changer d’équipe. Je ne crois pas que ce soit aussi personnel que ce que les médias essaient de nous faire penser.

Le coaching, donc la structure, voilà ce qui est pointé du doigt et sépare évidemment une franchise comme celle de Miami avec une comme celle de Cleveland. No disrespect envers Tyronn Lue, David Blatt ou qui que ce soit, mais les clous ont été plantés dès la fin de l’ère Miami. Refuser d’accepter la discipline d’un environnement comme celui du Heat, c’était s’exposer à une domination totale de LeBron dans tous les aspects du basket, y compris les décisions stratégiques. Blatt, récupéré avant que James ne rentre au bled ? Un an et puis s’en vont. Trop de discipline, et bien des éléments différents évidemment, mais un trait qui a été souligné dès l’arrivée du buddy Tyronn Lue : c’est un pote, « nickel ». LeBron va donc pouvoir se faire plaisir, sans qu’on vienne l’emmerder ne serait-ce qu’une seule seconde. Alors qu’à Miami, ce type de comportement est tout bonnement inenvisageable. Le patron, c’est Pat Riley, point barre. Et vu qu’il donne feu vert à Erik Spoelstra, l’entraîneur du Heat est la figure à respecter ainsi que son autorité. C’est ce qui a notamment permis à la franchise de Sud-Plage d’enchaîner les pures saisons, et d’accrocher deux nouvelles bannières au plafond. Autant le dire tout de suite, ce n’est certainement pas avec un lampadaire à la place de Spo que LeBron pourrait agiter les doigts avec des bagues. Le point souligné par Chalmers est donc aussi beau que pertinent, car vérifié depuis des années en NBA.

N’importe quel joueur un peu paumé peut se retrouver heureux s’il est dans un cadre sain. Comment faire cohabiter Jordan et Rodman, Duncan et Stephen Jackson, et ainsi de suite ? On passe par le coach, et son autorité. On vous laisse deviner la puissance de celle de Tyronn Lue…

Source : Sirius XM Radio

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top