Jeux Olympiques

La France explose littéralement face à l’Espagne : 92 à 67, un cauchemar inimaginable

Fan France

Les mots nous manquent, en sortie de branlée signée Pau Gasol et ses potes : la France a tout simplement explosé face à l’Espagne.

Ce mercredi démarrait avec l’excitation attendue. Celle d’un match entre France et Espagne, entre deux ennemis jurés, entre deux grosses nations du basket européen. Mais une fois l’entre-deux joué, une seule équipe a vraiment joué : défaite cinglante, finition sanglante.

Rudy Gobert le disait lui-même en sortie de match, interviewé par Canal et le visage évidemment marqué par ce qui venait de se passer. Pendant qu’un groupe s’appliquait sur son basket et exécutait son plan de jeu, l’autre se préoccupait de petites choses qui allaient vite devenir énorme, faisant notamment référence à l’arbitrage. Au lieu de se concentrer, la majorité des cadres préféraient s’en remettre… au sifflet. Symbole infime, mais tellement représentatif de la suite. Car la dégringolade durera tout simplement 40 minutes, 39 pour être précis, la France menant 4-0 avant de passer le reste de la soirée à courir après le score, après Nikola Mirotic, après son identité. Début de match à la française d’ailleurs, entre errements défensifs, balles perdues et rebonds laissés à l’opposition. On se disait alors qu’une révolte aurait lieu, et elle se produisait derrière les assauts de Thomas Heurtel, un des rares joueurs ayant montré une détermination enivrante avec son habituel culot en première mi-temps. Mais hélas, c’était trop peu pour tenir solidement face à une armée espagnole concentrée comme jamais, le groupe de Scariolo profitant de chaque erreur adverse pour s’offrir un petit practice personnalisé. De cinq points de retard à huit, la France tombera sous la barre des dix et rentrera au vestiaire menée de treize. Ambiance tendue, on croisait alors les doigts pour qu’un énième moment historique façon Tony-Slovénie-2013 prenne place, en vain.

Mais non.

Non, ce qui sera un match encore jouable se transformera en véritable branlée, la seconde mi-temps du groupe de Vincent Collet étant probablement à ranger dans les moments les plus invivables du basket français récent. On pensait avoir douillé le 17 septembre 2015 ? La claque du 17 août 2016 fût aussi violente, l’avance de Pau Gasol et compagnie atteignant la vingtaine, avant de tranquillement se stabiliser autour de l’impensable trente, devant des joueurs désabusés. Mais plus qu’une histoire de points, de systèmes, de statistiques oubliées ou de rotations foirées, c’est dans l’attitude qu’une dépression générale enroba les supporters tricolores, voyant certains de leurs soldats se faire littéralement balader par un pays qui ne peut que vous motiver. Quelques piques, par moment, quelques sursauts, venant du banc. Mais sinon ? Rien, et surtout pas assez. Une désillusion telle qu’on devait se pincer pour réaliser que la dernière de Tony en EDF serait là, ce mercredi, dans une branlée espagnole implacable. Le meneur était d’ailleurs comme ses coéquipiers, sur le banc, le regard vide et le choc encore résonnant. Comment avoir pu laisser cette rencontre suprême se transformer en correction, peut-être qu’on le saura un jour. Peut-être aussi que l’équipe de France a joué à son niveau, et que l’Espagne en a fait de même. Mais dans le comportement du groupe en général et le manque de discipline comme de détermination face à un challenge aussi historique, la bande à Batum a totalement craqué. L’ailier, en premier.

Les mots manquent, pour tenter d’expliquer ce qui vient de se produire à Rio. On parlait de revanche, d’écrire l’histoire, de vaincre l’ogre espagnol et donc s’offrir un vrai moment de gloire. Finalement, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Un massacre de la première à la dernière minute, qui doit imposer à l’EDF une véritable remise en question dans sa transition. Pas demain, pas vendredi, pas dimanche. Maintenant.

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Source image : France TV Sports

9 Commentaires

9 Comments

  1. Arno

    17 août 2016 à 22 h 03 min at 22 h 03 min

    Si on arrêtait de sélectionner des joueurs sympas, mais qui n'ont jamais mis les pieds en NBA ou en euroleague, ce serait mieux. Lauvergne est un 4 qui joue 5 parce que Collet ne veut pas sélectionner d'autre pivot que Gobert. Il a pourtant Ajinça et Mahinmi comme possibilités. Mais on préfère Pietrus, qui a été un défenseur magnifique, mais qui est aujourd'hui un honnête joueur du championnat de France, plutôt que le pivot titulaire des Pacers. Fournier passe derrière Kahudi, super athlète aux main carrées, et Diot, trop lent pour jouer meneur, un peu léger pour jouer SG.
    Quant à Batum, c'est un super joueur, mais c'est son fantôme qui a fait le déplacement à Rio. Dia a trop joué et a été ridicule en défense face à Mirotic.

    • Thierry D

      17 août 2016 à 22 h 51 min at 22 h 51 min

      Batum utilisé comme aux blazers depuis des années en edf (t'attend dans le coin et tu défends). Après il ne se défonce pas non plus pour exister par autre chose que ses 3 points (en edf comme en nba). Charge au prochain sélectionneur de relancer le joueur français le mieux payé de l'histoire…

    • Rodman10

      18 août 2016 à 0 h 09 min at 0 h 09 min

      Mahinmi à été convoqué. Il a décliné à la dernière minute.

  2. canIbeMVP

    17 août 2016 à 22 h 27 min at 22 h 27 min

    Je pense que les errements défensifs de lauvergne et Gobert hallucinants de ridicule et montrant clairement leurs inexperiences ont été la cause n 1 de cette branlée monumentale face à rubio en mode " je peux shooter à 3points quand il n'y a pas de défense ! " … et les choix de Collet également..

  3. ShootAuBuzzer

    17 août 2016 à 22 h 27 min at 22 h 27 min

    Le seul qui s'est montré à la hauteur de l'événement c'est une nouvelle fois De Colo. Ca va être dur de reconstruire une équipe sur la base d'un seul joueur…

  4. Thierry D

    17 août 2016 à 22 h 48 min at 22 h 48 min

    Y'a que moi qui ai eu envie de leur mettre des coups de pieds au cul ? Perdre contre l'Espagne on peut admettre, mais l'impression que les tripes sont restées au vestiaire (depuis le TQO d'ailleurs) c'est frustrant. L'olympe ça se mérite, pour y accéder (à part si tu viens de chez l'oncle sam) tu dois te sublimer. Ça fait bientôt 2 mois que les bleus ne savent plus le faire. Triste et bien dommage.

  5. Rodzilla

    18 août 2016 à 0 h 14 min at 0 h 14 min

    TP (entre autres), a eu une belle carrière internationale, que ça se termine de cette façon est certes moche, mais si cela peut pousser la fédé à refondre sa sélection en commençant par remercier Collet ce serait appréciable. Un coach de grand standing, même non-français, vaut mieux qu'un "bon gars bien de chez nous" qui finalement n'a pas les épaules… "Ok ! Ok ! Ok !"… Merci Vince…
    Place aux jeunes maintenant, et merci aux bleus pour ces belles années avec un (malheureux) dénouement…

  6. #Boshaq_heat321

    18 août 2016 à 1 h 58 min at 1 h 58 min

    L'équipe de France va changer mais avec qui ?
    Sans TP, sans Diaw, sans Mike, sans Flo ?

    Parce que vu le traitement réservé à Ajinça, Mahimmi et Fournier ils pourraient ne pas revenir, surtout Evan.

    Il faut absolument virer Collet et mettre un coup de balais dans le staff et la manière dont c'est organisé. C'est pas possible d'être une des premières nations représentées en NBA et être aussi ridicule.

    Pourquoi on a pas un seul shooter ? Alors que tout les NBAers s'éclatent avec la ligne si près ? Pourquoi on a pas défendu alors que c'était notre force. Pourquoi garder Kahudi et Diot pour les faire si peu jouer ?

  7. petercom31

    18 août 2016 à 2 h 41 min at 2 h 41 min

    Monclar aux manettes, Diaw en player-coach, Heurtel, Decolo, Batum et Gobert en "big" four, je pense qu'il y a une base intéressante….

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