Orlando Magic : un début de saison très, très compliqué
Le 06 nov. 2026 à 15:15 par Baptiste Hay-Lemétais

Encore une défaite pour Orlando cette nuit, sur le parquet de Phoenix (117-104) : la 6e en 8 matchs. Un nouveau revers qui porte le bilan à 2-6 pour le Magic, et qui interroge sur le jeu de la franchise, et ses ambitions.
Encore un début de saison compliqué pour Orlando : les années se suivent et semblent se ressembler.
Le changement de coach (Sean Sweeney remplaçant Jamahl Mosley), que l’ensemble des fans attendait, n’a pas encore produit de vrais effets sur le jeu, notamment offensif. Jeff Weltman (General Manager) n’a tenté aucun changement significatif.
Écoutez j’ai regardé Orlando jouer cette nuit à Phoenix et avant ça contre Washington, beh c’est nul à chier hein.
Prochain match à Golden State. Très déçu par le Magic, au delà des résultats le jeu est vraiment pas beau à regarder.
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) November 6, 2026
Cette saison, Orlando fait partie des équipes qui perdent le plus de ballons (24e sur 30…), exemple parfait avec encore 25 pertes de balle contre les Suns la nuit dernière. La faute à une équipe sans réel meneur de jeu. Jalen Suggs est soit blessé, soit pas en mesure de gérer le jeu.
Pour le reste, ni Anthony Black (plus à l’aise au poste 2) ni Jase Richardson ne semblent capables de prendre ce rôle. Le Magic concède en moyenne 114 tirs par match contre 105 tentés : mathématiquement, ce n’est pas vraiment viable sauf grosse bavure d’adresse de l’adversaire.
Quand on fait une petite revue d’effectif : Bane n’est pas le shooter attendu, Wagner peut avoir des flashs mais manque cruellement de régularité, Wendell Carter Jr. tient la raquette comme il peut, et le reste est malheureusement… soit pas au niveau, soit encore trop tendre.
Alors oui, un nouveau coach et de nouvelles idées de jeu à mettre en place, ça peut prendre du temps. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, la saison est encore longue et il reste encore beaucoup de matchs.
L’ennui, c’est que la majeure partie des soucis des années précédentes n’a pas été réglée. Le shoot, par exemple, est LE problème numéro 1 d’Orlando : 31 % à 3 points il y a deux ans, 34 % l’année dernière et 34 % depuis le début de la saison.
Il est tout simplement impossible de gagner beaucoup de matchs avec une adresse longue distance aussi calamiteuse. Sous Mosley, les tirs étaient forcés en fin de possession, faute de plan de jeu. Avec Sweeney, la donne est différente : le coach essaie d’insuffler un jeu plus offensif, avec de vrais systèmes pour mettre ses shooteurs en bonne position. Mais la sauce ne prend pas.
.@BleacherReport just dropped « Every NBA Team’s Biggest Problem Right Now » 👀🚨
For the Orlando Magic: « Possession Differential » 📉
« The challenge for the Magic, then, is to get as many bites at the apple as possible. But that might be where they’re earning their worst marks. They aren’t controlling the basketball (26th in turnover percentage) or the glass (28th in rebounding percentage). So, they’re left playing a math game the numbers say they can’t win. They are averaging 105.4 combined field-goal and free-throw attempts; for their opponents, the average is 114.1. »
Magic fans, do you agree with Bleacher Report, or is there a BIGGER issue holding Orlando back right now? 🤔👇🏼
— SleeperMagic (@SleeperOrlando) November 4, 2026
Il y a aussi un problème physique. Certes, toutes les franchises en pâtissent ces derniers temps, mais au Magic, ça commence à faire beaucoup : Jalen Suggs et Paolo Banchero sont blessés (comme souvent).
Franz Wagner, actuellement disponible, n’a joué que 34 matchs la saison passée et est un cas à suivre de près en matière de management médical. Jalen Suggs n’a foulé le parquet que 57 fois. Et c’est sans compter les pépins d’Anthony Black, de Goga Bitadze et du reste de l’effectif. Si tout le monde est sur le parquet en même temps, ça peut être intéressant, mais ce n’est quasiment jamais le cas.
L’une des solutions envisagées serait un trade pour aller chercher un vrai meneur, capable de gérer l’attaque tout en laissant le ballon quand il le faut à Franz et à Paolo, deux joueurs qui ont besoin d’avoir la balle en main pour être performants. Lors de la trade deadline ? Le chemin est hélas encore assez long.
