Coup de gueule : la gestion catastrophique du calendrier des Finales WNBA
Le 28 oct. 2026 à 19:21 par Benoît Carlier

À quelques heures d’un Game 6 décisif, la gestion de la WNBA est une nouvelle fois mise en cause dans ces Finales.
Ce jeudi, les Golden State Valkyries ont l’occasion de remporter le titre WNBA au bout de leur deuxième année d’existence, ce qui serait un exploit retentissant dans l’histoire des ligues professionnelles américaines. Malheureusement, cette fête pourrait être gâchée par une organisation défaillante.
Commençons par le début, après deux premières séries rapidement expédiées par Golden State et Atlanta, il a fallu attendre huit jours avant le début des Finales WNBA. Au-delà de la perte du momentum médiatique et de rythme pour les joueuses, avancer le début de la série de quelques jours aurait pu régler de nombreux problèmes de calendrier.
Si les matchs 3 et 4 ont en fin de compte bien eu lieu à la State Farm Arena devant plus de 17 000 spectateurs, la décision de délocaliser les rencontres dans la plus grande salle de basket d’Atlanta n’a été prise que quelques jours avant le Game 3. Avant cela ? Il a longtemps été envisagé que le Dream retourne dans sa salle de 3 500 personnes où elle a évolué en saison régulière pour ne pas coïncider avec un concert de Sombr puis le home opener des Atlanta Hawks.
Ci-dessous, la tête de la WNBA quand le public lui demande de s’organiser et accessoirement la raison de l’incapacité de jouer le Game 3 des Finales à la State Farm Arena le 22 octobre
Après un tollé médiatique et sur les réseaux sociaux, le premier match concerné a été décalé d’un jour tandis que le second a été avancé de 2h30 pour permettre l’enchaînement des événements prévus dans l’enceinte.
Pour le Game 6 ? Rebelotte ! Les Hawks affrontent les Cavs ce jeudi 29 octobre et les deux équipes seront en back-to-back. Or, le règlement NBA interdit aux équipes de disputer deux matchs à moins de 24h d’intervalle et avec l’avalanche de blessures qui s’abat actuellement sur la Ligue, difficile de contester cette norme. Alors plutôt que d’essayer d’enfoncer un rond dans un carré, il a finalement été décidé d’avancer le Game 6 des Finales WNBA à 12h30, heure locale, pour que la State Farm Arena puisse être utilisée avec un changement de parquet avant le match NBA prévu à 20h.
Une décision qui soulève de nombreux sourcils pour plusieurs raisons. On en a l’habitude avec les matchs NBA à horaire européen, ce n’est souvent pas là où le meilleur jeu est pratiqué. Les esprits sont encore endormis et cela sort les joueurs de leur routine de jour de match. Heureusement sur ce point, les deux équipes sont sur un pied d’égalité.
En revanche, même si on pourra se régaler devant le potentiel dernier match des Finales WNBA 2026 en prenant l’apéro en France, ce ne sera pas le cas des fans des Valkyries vivant en Californie qui devront donc se brancher sur leur télé à 9h30 du matin, un jour de semaine, pour vibrer devant les exploits de Gabby Williams et Kiah Stokes.
Pour couronner le tout, en cas de victoire les Valkyries pourraient être priées d’aller célébrer le titre dans une salle annexe pour ne pas retarder l’installation du parquet des Hawks pour la rencontre prévue dans la soirée. Une situation ubuesque et complètement indigne d’une ligue en pleine expansion qui attire de plus en plus de spectateurs et de téléspectateurs, qui s’explique en partie par le manque d’anticipation de la WNBA, qui n’avait visiblement pas vu venir la qualification d’Atlanta (quatrième de la saison régulière) à ce stade de la compétition. Ce n’est pas faute d’avoir reçu une lettre de l’organisation du Dream il y a deux mois, dans laquelle de potentiels conflits de calendrier étaient soulevés.
Dream ownership on arena situation in open letter to Atlanta:
« Two months ago, when the WNBA finalized playoff dates and times, we raised concerns that the W Finals schedule conflicted with NBA games at State Farm Arena … Our concerns did not receive the attention, nor the urgency that they deserved. »
— Underdog WNBA (@UnderdogWNBA) October 27, 2026
Dans ces conditions, conserver la rencontre en prime time aux États-Unis, quitte à ne jouer que devant les 3 500 fans de la Gateway Center Arena, aurait au moins permis de garantir des audiences TV à la hauteur du potentiel match du titre des Valkyries, en plus d’offrir aux joueuses quelques heures de repos supplémentaires bienvenues à la fin d’une saison éprouvante pour les organismes.
Ceci étant dit, il faudra évidement être devant son écran ce jeudi 29 octobre à 17h30 pour encourager Gabby Williams, Janelle Salaün et Aminata Gueye, les trois Françaises des Valkyries. Car pour une fois, contrairement aux Américains, il n’y aura aucune excuse pour manquer cette rencontre.
