Paolo Banchero et son contrat max sont attendus au tournant cette saison
Le 07 oct. 2026 à 12:20 par Clément Hénot

Paolo Banchero sera revanchard cette saison. Après une saison décevante, individuellement comme collectivement, l’intérieur Américano-Italien doit se racheter et assumer son contrat à 239 millions de dollars, lui qui entre dans la toute première année de son nouveau deal signé en 2025.
A son arrivée à Orlando en 2022, le natif de Seattle a redonné de la hype à une équipe du Magic qui n’en avait pas eu autant depuis un bon moment. Le numéro 1 de la Draft a été Rookie de l’Année puis All-Star. Son niveau a même convaincu les dirigeants de lui offrir un contrat max. Mais à l’aube d’entamer ce dernier, tout le monde s’accorde à dire que P5 va devoir augmenter d’encore un ou deux niveaux.
Parce que oui, le Magic a été en galère la saison dernière, et c’est aussi en partie de la faute de Paolo Banchero. Le numéro 5 a régressé statistiquement parlant, et a montré les mêmes défauts que depuis son entrée dans la Ligue. Factuellement, il n’a pas répondu aux attentes l’an dernier.
Quels axes d’amélioration pour Paolo Banchero ?
Au sortir d’une saison 2025-26 à 22,2 points, 8,4 rebonds et 5,2 passes, on pourrait se dire qu’il a sorti une grosse ligne statistique. Mais en y regardant de plus près, il shoote à seulement 45,9% dont 30,6% de loin, ce qui n’est pas rassurant dans une Ligue toujours plus axée sur le shoot extérieur. Une inefficacité chronique qui le suit depuis son entrée en NBA. Si les premières saisons avaient l’excuse de la découverte, désormais, les attentes vont radicalement changer.
La saison passée, le body language a également montré certains signes d’agacement chez Paul Banquier. Il a parfois semblé frustré, agacé, et ses désaccords avec Jamahl Mosley ont souvent été mentionnés par la presse américaine. Après une troisième élimination au premier tour en autant de participations aux Playoffs, l’ancien coach a été remercié et remplacé par Sean Sweeney, qui était assistant de Mitch Johnson aux Spurs.
Aussi, en l’absence d’un pur meneur de jeu (Jalen Suggs, Anthony Black et Jase Richardson sont tous des combo-guards), Banchero est obligé de porter le ballon en alternance avec Franz Wagner. Lorsque l’Américano-Italien mène le jeu, l’attaque peut parfois être statique et longue à mettre en place, le jeu est stéréotypé et manque de spontanéité bien que certaines différences individuelles puissent être faites. Résultat des courses : certaines actions débouchent sur un tir à l’arrache en fin de possession ou une perte de balle. Le bénéfice du doute avec le licenciement de Mosley est encore permis, pour l’instant…
Autre élément qui joue contre P5, le Magic a sorti l’an passé une sacrée série de victoires… lorsqu’il était blessé, série qui s’est estompée à son retour. De là à dire que le Magic joue mieux sans lui, il n’y a qu’un pas que bon nombre d’observateurs ont rapidement franchi.
Et Orlando continue sa remontée fantastique au classement : 9 wins sur les 11 derniers matchs !
Pas fan des sortes de « débats » récents autour du Magic qui jouerait mieux sans Paolo Banchero (?!?!?), c’est un super groupe qui vit bien en son absence mais faut pas abuser non…
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) December 2, 2025
Si la saison passée, Mosley a été (à raison) la cible de nombreuses critiques, le bouc émissaire désigné n’est désormais plus là. La saison prochaine, c’est bien Paolo Banchero qui sera en première ligne face aux critiques et qui pourrait bien devenir le responsable des déboires du Magic, surtout s’il répète les mêmes erreurs avec un second coach qui pourra difficilement faire pire que son prédécesseur sur le plan offensif.
Le contrat max comme niveau d’exigence
Vous l’avez compris : P5 va être scruté de près, il est la tête d’affiche du projet du Magic, il a clamé haut et fort ses ambitions collectives et personnelles, et le coach avec qui ses désaccords étaient connus a été remplacé. Tout est en place pour faire mieux, les paroles sont belles, mais elles n’auront de sens que quand elles seront suivies par la réalité du terrain.
Banchero tournait à plus de 25 points de moyenne en 2024-25, on sait donc que ces standards sont dans ses cordes, et les prochains mois nous indiqueront clairement si la baisse au scoring de l’an dernier était purement circonstancielle ou réellement inquiétante pour l’intérieur d’Orlando.
Bien au-delà des chiffres, qu’il tourne à 20 ou 25 points de moyenne n’est pas si important que ça, le vrai juge de paix sera de voir la fluidité de l’attaque du Magic, son efficacité au tir et son entente avec Sean Sweeney. De ces paramètres dépendra le futur bilan du Magic, qui entend bien accrocher les 50 victoires cette saison. Nul doute que chez Mickey, on préfère un P5 qui tourne à 20 points de moyenne mais qui se mue en vrai leader vocal et montre l’exemple, plutôt que de le voir tourner à 25 points mais à des pourcentages cradingues et avec un bilan tout juste à l’équilibre.
Avec ce contrat max qui le paiera plus de 40 millions la saison, Paolo Banchero entre dans la cour des grands. Le Magic a vu en lui le potentiel d’être l’un des tout meilleurs de la Ligue. Le joueur a prouvé qu’il pouvait hausser son niveau de jeu en Playoffs, comme en témoigne son Game 7 face à Detroit, mais pas qu’il était capable de passer un tour. Et encore moins d’être efficace en attaque, là où il est attendu au tournant.
Paolo Banchero a TOUT DONNÉ dans ce Game 7 :
🔸 38 POINTS
🔸 9 REBONDS
🔸 6 PASSES
🔸 14/25 AU TIR
Saison faite de hauts et de bas pour lui mais dans le match le plus important de la saison, Banchero a quasiment été irréprochable.
Dommage qu’il ait dû jouer à 1 contre 5… pic.twitter.com/7wfDFAaRB4
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) May 3, 2026
Désormais, plus de temps à perdre, à un tel tarif, il va falloir cravacher, sous peine d’entrer dans la pénible conversation des contrats pourris de la NBA. Paolo Banchero a les qualités pour y parvenir, y a plus qu’à !
