Mike Dunleavy, quand est-ce que les Warriors disent stop ?

Le 01 oct. 2026 à 12:32 par Nicolas Vrignaud

Mike Dunleavy Jr
Source image : YouTube

Édito. General manager des Warriors depuis 2023, Mike Dunleavy n’a jamais vraiment réussi à donner à ce groupe les moyens de jouer dans la cour des grands. Les intersaisons difficiles s’enchaînent… jusqu’à quand ? 

On peut largement entendre qu’il soit compliqué de passer après un GM comme Bob Myers. L’homme derrière la dynastie Warriors de la dernière décennie a effectué un travail de titan pour permettre à sa franchise de dominer la ligue pendant plusieurs années. Après un ultime titre en 2022, Myers s’en est allé l’été suivant, laissant à Mike Dunleavy l’immense tâche de faire au moins aussi bien que lui.

L’idée ? Permettre à Stephen Curry d’aller glaner sa dernière bague, la 5e de sa carrière. Faire grossir un peu plus sa légende déjà énorme. Un doux rêve, loin d’une réalité bien plus sombre.

Un quotidien en gris pour les Warriors, aussi froid que les eaux de la Baie de San Francisco. En contraste total avec ce que cette équipe a pu nous apporter de couleurs, de sourires. Est-ce qu’un homme seul est responsable de cet échec ? Ne tirons pas à boulets rouges sur Mike Dunleavy, tirons simplement le bilan de son travail, de manière objective.

Mike Dunleavy, c’est le recrutement de Jimmy Butler. Le coup du poing sur la table, le gros nom venu de Miami, où la situation était devenue intenable entre le joueur et le Heat. Quelques semaines encourageantes avant les Playoffs. Une sortie précipitée en demi-finale de Conférence face aux Wolves, à cause des blessures. Le seul tour de Playoffs passé par les Dubs de Dunleavy date d’il y a un an et demi, face aux Rockets.

Depuis ? Une sorte de mélange entre peur et méconnaissance apparente (de l’extérieur, c’est le ressenti) des besoins du groupe. Oui, la blessure longue durée de Jimmy Butler a été un vrai souci, mais c’est malheureusement le jeu.

Une intersaison 2025 où le dossier Jonathan Kuminga, qui a traîné tout l’été, n’a laissé aux Warriors que les miettes de la free agency : Seth Curry, De’Anthiny Melton, Al Horford. L’impression déjà bien ancrée (attention, c’est notre avis) d’une incompétence latente.

Forcément, avec un tel recrutement, que faut-il espérer ? Jouer un top 15 à la Draft ? En tout cas, pas les Playoffs. Et avec un Stephen Curry encore brillant dans l’équipe, ça fout quand même les glandes, faut l’avouer. Spoiler : c’est ce qui est arrivé. Ce malgré le recrutement de Kristaps Porzingis cet hiver.

Dossier qui résume presque parfaitement l’ensemble des questionnements autour du GM des Warriors. Un joueur souffrant de tachycardie, qui le force malheureusement à devoir stopper son effort subitement sans signe vraiment précurseur. Dunleavy le savait, mais il fallait quelqu’un à l’intérieur. Un nom, peut-être pour répondre aux demandes des fans et du jeu, surtout dans une Conférence Ouest où les pivots ont pignon sur rue. Une recrue qui n’impacte – logiquement – pas à la hauteur des besoins de la franchise sur le terrain.

L’intersaison 2026 n’est pas de meilleure facture.  Des recrutements anecdotiques au coeur d’un été qui pouvait – devait – permettre aux Warriors de recruter une star. Kawhi Leonard disponible, LeBron James disponible, Giannis Antetokounmpo disponible, Jaylen Brown disponible. Mais qui veut venir ? Rejoindre un groupe moyen, qui ne conserve pas Quinten Post, pivot remplaçant pourtant capable de jouer au large, une denrée recherchée en NBA ? Ça ne donne pas trop envie.

Et à la fin ? Dalen Terry, Brandon Williams, George Niang, Alex Toohey. La seule satisfaction vient de la Draft, avec le prometteur Yaxel Lendeborg. Et de la prolongation de Stephen Curry, mais aurait-il pu en être autrement vu l’attachement du Chef à la Baie ? Un attachement parfois… presque désespérant.


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