Old-School

Le pire souvenir en Playoffs des Warriors : 2016, mener 3-1 puis plonger en enfer

Les Playoffs approchent à grands pas, et s’ils sont très souvent synonymes de belles histoires à raconter à ses gosses, ils peuvent aussi réserver de superbes cauchemars de derrière les fagots. Pendant 30 jours, TrashTalk vous fait revivre ces tragédies qui hantent encore les têtes des fans de chaque franchise. Cette fois, c’est au tour des Warriors de Golden State de grincer des dents et de se souvenir de l’époque où Kyrie Irving décidait subitement de casser le délire d’une salle entière.

Consulter les autres cauchemars :
Nets / Lakers / Sixers / Suns / Magic / Kings / Knicks / Wolves / Hornets / Pelicans
Bulls / Mavericks / Pistons / Heat / Nuggets / Blazers / Pacers / Grizzlies / Bucks
 Thunder / Hawks / Clippers / Wizards / Jazz / Raptors / Rockets / Celtics / Spurs / Cavaliers

Le contexte

On est en 2016, les Warriors sortent de la meilleure saison régulière de l’histoire de la NBA avec 73 victoires et seulement 9 défaites au compteur, détrônant au passage les Bulls de 1996. En face, les Cavaliers, cette fois-ci au complet, ont à cœur de réparer l’affront de l’an passé et sont prêts pour une revanche. A cette époque, Kevin Durant n’est pas encore sorti de sa zone de confort, Draymond Green n’a pas encore dévoilé l’anaconda de compagnie sur Snapchat et Gérard Smith n’a pas encore apporté la plus importante pierre à son édifice de légende vivante. La série démarre par deux victoires des Warriors devant leur public malgré une relative défaillance de leurs canardeurs en chef, grâce aux remplaçants qui se mettent parfaitement au diapason. Cleveland remportera ensuite largement le Game 3 à la Q Arena avant de perdre la manche suivante à domicile, le score est donc de 3-1 pour Golden State qui semble de nouveau intouchable et beaucoup trop fort pour être inquiété. Personne n’est remonté d’un tel retard en Finales NBA dans l’histoire. A cet instant précis, on se dit que les Warriors filent tout droit vers le doublé et que décidément, rien ni personne ne peut arrêter cette machine de guerre cette année, peu importe la situation (poke Oklahoma City).

La suite des évènements

Sauf que tout ne va pas réellement se passer comme prévu. Certes, le Game 4 est remporté par Golden State à l’extérieur, mais Draymond Green s’est également chauffé avec LeBron James en fin de match, les deux sont séparés par leurs coéquipiers respectifs. Sauf que là où la ligue avait fait preuve de clémence à l’égard de Green après que ce dernier a cassé les couilles de Steven Adams au sens propre, elle fera ici preuve de fermeté en le suspendant pour le Game 5. LeBron James, qui a enjambé le numéro 23 des Warriors, s’en tire quant à lui sans aucune sanction, pendant que Dray paye ici ses accrochages répétés avec ses adversaires. Sans sa pierre angulaire, GS perd le Game 5 à la maison mais est toujours devant et peut aller chercher le titre sur le parquet adverse tout en pouvant compter sur son propre numéro 23. Au terme d’un match qu’ils ont rapidement pris par le bon bout, les Cavaliers parviennent finalement à faire la différence dans les dernières minutes et à forcer un Game 7 décisif à l’Oracle Arena. Si le public poussera en faveur du champion en titre, la confiance est désormais clairement du côté des Cavs et tout l’Ohio se met à rêver d’un premier titre NBA dans l’histoire de la ville de Cleveland. De plus, Andre Iguodala est diminué et Andrew Bogut forfait pour l’ultime manche, il est remplacé dans le 5 majeur par Festus Ezeli.

L’ambiance de cet ultime match est étouffante, le suspense à son comble, il fait déjà jour, les cernes sont de plus en plus prononcées mais on s’en cogne : l’histoire est en train de s’écrire sous nos yeux. Après un duel de folie du début à la fin, plusieurs tournant sont à signaler dans les dernières minutes. Premier tournant : cette passe dans le dos complètement foirée par Stephen Curry, le double MVP en titre préfère tenter un geste swag plutôt que d’assurer la passe à son Splash Brother de coéquipier, mais la balle termine au premier rang de l’Oracle Arena, et s’il reste encore plus de 5 minutes au chrono, ce geste témoigne des bafouillements du Chef qui a également collectionné les briques. Deuxième tournant, ce contre ahurissant de LeBron James aka The Block, qui traverse tout le terrain comme un TGV pour annihiler une contre-attaque qu’Andre Iguodala s’apprêtait à conclure pour donner 2 points d’avance aux Warriors à un peu moins de deux minutes du buzzer final. Le plexiglas en est traumatisé et la planche tremble encore à l’heure actuelle.

Troisième tournant, on est à 89-89 alors qu’il reste à peine plus d’une minute à jouer, le moment choisi par Kyrie Irving pour balancer un step-back assassin du parking sur le museau de Stephen Curry, qui a dû prendre le relais de Klay Thompson suite à un écran malin de notre Gérard. Ce shoot donne 3 points d’avance cruciaux à Cleveland dans le crunch time et plonge la bouillante Oracle Arena dans un silence de cathédrale. LeBron James termine ensuite le travail aux lancers, même en n’en convertissant qu’un sur deux. Golden State ne s’en remettra pas malgré les ultimes tentatives de Stéphane Curry et Maryse Speights et vient de gâcher une avance de 3-1, le slogan ” The Warriors blew a 3-1 lead” est déjà en vogue en NBA et rien ni personne ne peut empêcher cela. Suite à ce choke des champions en titre, Cleveland devient la première équipe de l’histoire des Finales à remonter un tel déficit, et contre le meilleur bilan en saison régulière de l’histoire de surcroît, c’est d’autant plus remarquable ! Allez, whisky.

L’arrêt sur image

Tournant n°2

Le moment où Kyrie a décidé de mettre la clim. (source : YouTube)

Le pire souvenir de chacun peut inévitablement changer, certains penseront aux Finales perdues en 1967 ou la mixtape de Charles Barkley sur leur nez, mais dans la majeure partie des cas, pour les fans des Warriors, le plus grand cauchemar qui refait surface à l’approche de la post-season est inévitablement cette chute aussi soudaine qu’improbable d’une telle armada que peu voyaient perdre de la sorte. Voilà, ce tour d’horizon des pires souvenirs en Playoffs de chaque équipe est terminé, chaque franchise en a pris pour son grade et a bien ramassé ! C’était fun !

Consulter les autres cauchemars :
Nets / Lakers / Sixers / Suns / Magic / Kings / Knicks / Wolves / Hornets / Pelicans
Bulls / Mavericks / Pistons / Heat / Nuggets / Blazers / Pacers / Grizzlies / Bucks
 Thunder / Hawks / Clippers / Wizards / Jazz / Raptors / Rockets / Celtics / Spurs / Cavaliers


1 Comment

1 Comment

  1. guillaume

    13 avril 2017 à 19 h 59 min at 19 h 59 min

    On parle sans arret de l’exploit de Cleveland….ok il ont gagnés, mais les gens oublient trop vite que curry etait diminué, tout comme iguodala, bogut absent, la clemence du corps arbitral envers Lebron…Bref a mon humble avis, il fallait pour l’interet general (merci la direction de la nba) que Cleveland reviennent au score…. Lebron a reussi son role d’acteur et de pleureuse…ca ne marchera pas tous les ans….

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top