L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S03 Épisode 12 : entrée fracassante de Fred Hoiberg au pays des âmes en peine

L'avis du Psy

Les habituels patients sont encore là cette semaine mais on accueille surtout un petit nouveau à la clinique.

C’est parti pour la douzième édition 2015/16 de l’Avis du Psy, des consultations exceptionnellement en retard d’un jour car toute l’équipe a dû se déplacer en urgence dans l’Illinois afin d’aller claquer une bise et refiler un traitement au coach des Bulls. On en parle tout de suite un peu plus bas, en n’oubliant pas nos neuf autres patients, tous aussi zinzins et en manque de cachetons les uns que les autres. Avis du Psy, Saison 3 Épisode 12, action !

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Joe Harris   Joe Harris
Le pauvre Joe est passé cette semaine au cabinet pour traiter un mal que l’on appelle communément une belle vie de merde. Car si la quinzième roue du carrosse de Cleveland n’avait cette année aucune utilité à sa franchise, il avait au moins pour lui la possibilité de faire partie d’un roster taillé pour le titre, avec une éventuelle bague au bout pour remplir une boîte à bijou pour l’instant vide de toute récompense. Sauf qu’aujourd’hui Joe Brioche a été envoyé en Floride pour aller squatter dans la mascotte de Donald à la mi-temps des matchs du Magic, et même si la franchise d’Orlando promet de belles choses pour les années à venir, 1) bye-bye les rêves de titre pour Joe-Joe et 2) de toute façon il ne fait pas partie des plans du Magic ni d’aucune autre franchise d’ailleurs. Le pauvre arrière s’est donc rendu compte un peu violemment qu’il ne servait absolument à rien en NBA, ce à quoi le Psy lui a simplement répondu “en effet”. Car de temps en temps il faut aller à l’essentiel et parce qu’il y a des patients en salle d’attente. Et pas des mecs avec des noms de brioche.

J.J. Barea    J.J. Barea
La palme du suicidaire de la semaine revient sans contestation possible à J.J. Barea. On connaissait le teigneux meneur des Mavs pour ses penchants agressifs mais on sait désormais que Jean-Joseph a également le goût du risque puisqu’il a osé aller chatouiller les aisselles de Russell Westbrook, ce qui équivaut tout simplement à mettre les doigts dans une prise. Bien aidé pour énerver Russell par un Charlie Vi un peu trop pugnace, Dji-Dji a donc risqué sa vie sur un terrain de basket et le Psy ne pouvait décemment pas laisser passer cela. Il a ainsi dû rappeler à son patient porto-ricain que le basket n’était ni un terrain de catch ni un quartier à défendre avec les coudes sortis. Surtout d’ailleurs si c’est pour aller mettre sa main dans la bouche du chien le plus enragé de la ligue… Simple avertissement donc pour cette fois-ci, pour un yorkshire qui est depuis retourné à son quotidien lambda alors que sa victime de mercredi se vengeait sur les Wolves en leur passant un petit triple-double. En 27 minutes wesh.

Carmelo AnthonyCarmelo Anthony
Melo était déjà passé en début de saison claquer la bise au Psy en raison de l’émergence aussi folle qu’inattendue de son jeune coéquipier letton. Rassuré depuis car convaincu qu’il était possible de faire cohabiter à New York deux bons joueurs de basket, il repasse aujourd’hui au cabinet car en plus d’avoir dû apprendre à la hâte à partager la gonfle, voilà que Carmelito et les Knicks se mettent à gagner plus de matchs qu’ils n’en perdent. Un sacré changement de cap quand même pour un homme qui se cognait il y a encore quelques mois un cinq composé d’Alexei Shved, Tim Hardaway Jr., Travis Wear, Andrea Bargnani et Lou Amundson… Quoiqu’il en soit, Melo a aujourd’hui eu besoin d’échanger avec le Psy sur ce soudain changement de situation, histoire d’être sûr qu’il abordait les choses de la bonne façon. Une bien belle initiative pour un homme qui progresse encore et encore et qui atteint aujourd’hui sa plénitude psychologique. Manquerait plus que le triangle se mette vraiment en place tiens.

Kevin SeraphinRandy Wittman Grand seigneur, Carmelo Anthony avait d’ailleurs embarqué Kevin Seraphin dans le Porsche Cayenne à la demande du Psy. Il faut dire que le King des réseaux sociaux a bien besoin de soutien en ce moment, lui qui n’a été envoyé que 48 minutes sur le parquet depuis le 9 décembre, soit moins que Giannis Antetokounmpo lors de la seule nuit dernière. Bien peu pour un homme à qui l’on promettait peut-être une jolie reconversion à Big Apple, en tant que sept ou huitième homme de la rotation de Derek Pêcheur. Sauf que la rotation des Knicks, Kevinou n’en voit pas la couleur depuis un bon mois maintenant et que le pauvre homme est même allé jusqu’à rappeler son ex Randy pour rentrer à Washington. Une preuve irréfutable que le mec a complètement craqué et qu’il est aujourd’hui urgent de s’occuper de son cas. Du côté du cabinet on tranche sur un trade vers la Californie histoire de se remettre un peu à s’enjailler avec Kevin. D’autant que le Psy a désormais des bureaux situés dans les enceintes des Kings et des Lakers et qu’il pourrait ainsi entamer un suivi régulier avec l’ancien choletais… Courage Kevin, et pense à Fred Weis, lui il n’a  jamais réussi à arriver à la salle…

Kobe BryantLakers
Un Avis du Psy en 2015/16 ? Sans Kobe ? Dégagez donc ouais. Le pauvre a bien gagné le droit d’être un peu soutenu dans sa dernière croisade à 25 millions et c’est tout naturellement que le Psy TrashTalk lui vient régulièrement en aide depuis le début de saison. Déjà passé au cabinet la semaine passée pour parler au Psy de cet infâme caca que fût la fin du match entre les Kings et ses Lakers, le Mamba a cette fois-ci voulu persifler à la “gloire” de son coach. Car si l’on s’accorde tous à dire que Byron Scott est cette saison à la NBA ce que Pasteur était à la rage, ça ne fait pour le moment pas réagir le génie qui continue chaque soir sa tambouille, comme par exemple faire rentrer la légende des Lakers en plein quatrième quart alors que son équipe est menée de 20 pions, ou encore en mettre plein la gueule à ses jeunes pousses alors que ce sont presque les seuls mecs de son roster à avoir un peu de QI basket. Bref, Kobe trouve le temps long et n’a rien d’autre à faire que de compter ses billets, ce qui ennuie profondément un compétiteur comme lui. Et le simple fait d’imaginer Nick Young, Bébert Sacre, Ryan Kelly et Roy Hibbert taper des HORSE à l’entraînement file également la gerbe au Psy. On veut pas de vidéos, surtout pas.

Stephen CurryStephen Curry Les semaines se suivent et se ressemblent pour le MVP 2015. Déjà rappelé à l’ordre plusieurs fois depuis le début de la saison par le Psy à cause d’un comportement de sale gosse immature, le Splash Bro’ a recommencé son cirque cette semaine et ses conneries ont cette fois-ci coûté une victoire aux Dubs. Carrément ouais. Les lève-tôt auront ainsi peut-être noté le récital offensif du gamin face à Denver mais les couche-tard auront surtout relevé les ballons perdus par le fifou, notamment le dernier qui coûte cher à son équipe, après avoir voulu une fois de plus faire le mariole au lieu d’assurer un peu le coup… Et vous pensiez que la défaite surprise des Warriors avait refroidi le gosse ? Tu parles… Dès le lendemain, Steph s’est amusé face aux Lakers à ne prendre aucun shoot à deux points du match (sauf… un dunk), réussissant à claquer 26 pions sans jamais quitter le parking. Encore un pari à la con sûrement, pour un patient décidément irrécupérable cette saison…

Brett BrownBrett Brown Nouveau coucou cette semaine au cabinet de celui qui est aujourd’hui le dauphin de Kobe au nombre d’apparitions chez le Psy cette saison. En cause ? Un nouveau match sorti de nulle part de son équipe et surtout une performance ahurissante de Jimmy Butler venue anéantir toute idée de victoire pour Bretty… Car le pauvre homme croyait bien avoir fait le plus dur en menant de presque 20 points face aux Taureaux, Madame Marron avait paraît-il même mis le champagne au frais dès la mi-temps… Mais patatra une fois de plus, malgré Ish et Robert les Sixers sont redevenus eux-même lors du second acte, laissant échapper une victoire de plus (la 1240ème cette saison) et donnant l’occasion à Jimmy Buckets de rentrer dans l’histoire de sa franchise avec 53 pions. Le pauvre homme a avoué au Psy qu’il avait l’impression que cette saison avait commencé il y a des années tellement le temps lui semblait long mais en bon trashtalker, votre serviteur a préféré détendre l’atmosphère en lui rappelant que cela ne servait à rien de se mettre dans des états pareils… vu qu’il avait quand même la chance d’avoir dans sa manche des premiers TDD jusqu’en 2049.

Mikhail ProkhorovRussie Stock de vodka rechargé et photo de Gérard (le Russe, pas le nôtre) accrochée dans la salle d’attente, le Psy a donc accueilli pour la première fois de la saison en ses murs le proprio des Nets. Il faut dire que ce bon Mikhail nous a tapé un beau spare cette semaine en dégageant dans un premier temps Billy King et Layonelle Hollins avant de déclarer deux jours plus tard qu’il avait comme objectif d’être parmi les prétendants au titre dès la saison prochaine. Étouffage avec cacahuète au cabinet, et consultation donc dans la foulée, pour demander dans un premier temps à Michel Proquorove d’arrêter d’abuser des vannes et dans un deuxième temps pour essayer de comprendre ce qu’il avait vraiment prévu de faire avec ses Nets. On vous explique pas la barre de rire du Psy et de son poisson rouge Zaza lorsque le riche homme d’affaires russe a déclaré au Psy qu’il pensait vraiment ce qu’il disait, on préfère juste vous dire que tout ça s’est terminé en soirée autour de bonnes rasades d’Eristoff, histoire d’avoir une bonne raison de raconter des conneries. Avant de vomir vers 7h du mat’. Bravo le Psy, vachement professionnel.

Blake GriffinBlake Griffin Ça commençait à faire longtemps qu’un rouquin n’avait pas arpenté les longs couloirs de la clinique TrashTalk et le fail est désormais réparé. Réparé grâce à Blake Griffin, ce dernier ayant débarqué en furie au cabinet en baragouinant comme un déglingo. Invité à se poser calmement dans le divan du Psy, Quake a finalement expliqué au Psy que la série de dix wins de ses coéquipiers le mettait dans une position compliquée quant à sa prétendue importance dans le roster, d’autant plus que les journalistes s’en donnent actuellement à cœur joie pour affirmer sans péter de travers que les Clippers sont peut-être meilleurs sans lui. Et puis quoi encore, ‘vont pas nous sortir que les Lakers sont meilleurs sans Kobe pendant qu’on y est ? Blake est donc très mal en ce moment et cela se voit d’ailleurs sur son visage, où les boutons dus au stress sont venus checker tranquillement les tâches de rousseur de notre dunkeur malade. Allez qu’il se rassure, non seulement Blakounet sera de retour très bientôt sur les parquets, et en plus dans moins d’un mois il nous claquera 44 points à 22/25 au jubilé de Koubi All-Star Game. #GrosseDef

Fred HoibergTom Thiobdeau, Chicago Bulls On accueille pour finir un rookie tout blondinet, un mec en train de découvrir la rudesse du monde dans lequel il a mis les pieds depuis cet été. Circonstances atténuantes bien précisées par le Psy à son patient, récupérer un groupe avec des caractères aussi forts tout en essayant de leur inculquer une nouvelle façon de jouer n’est pas chose aisée. Et malheureusement Fredo l’apprend à ses dépens cette saison, jonglant entre les déclarations tapageuses de ses leaders, Jimmy Butler et Joakim Noah en tête, et des résultats aussi bizarres qu’inconstants. Quatre victoires de suite par-ci, quatre défaites de suite par-là, les Bulls sont carrément illisibles cette saison et la seule chose qui nous saute aux yeux n’est pas vraiment une ode au coaching du patient Hoiberg puisque l’on s’accorde tous à dire que l’ancien coach NCAA a du laisser ses playbooks dans le casier de son ancien bureau… Car quand Jimmy n’est pas en forme bonjour les dégâts dans l’attaque des Taureaux, qui se regardent tous les uns les autres comme des merlans frits en attaque alors que la défense n’a pas le quart de l’intensité de celle déployée sous l’ère Thibodeau. Non franchement Fred, va falloir te mettre sérieusement au boulot car la frontière entre “jeune coach à préserver” à “erreur de casting” n’est pas grande…

C’en est terminé de cette douzième édition de l’Avis du Psy, n’hésitez pas à réagir sur Twitter, Facebook ou Tinder et nous on se donne rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles aventures au pays des âmes en peine. Salut !

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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