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NBA Awards 2018 – Défenseur de l’Année : le cœur vote pour Rudy Gobert, comment ça chauvinisme ?

Rudy Gobert

Spoiler : ce mec est le meilleur des trois.

Source image : NBA League Pass

La NBA vient de dévoiler les trois nominés pour le trophée de meilleur défenseur de l’année qui sera décerné le 25 juin prochain. Il s’agit peut-être de la catégorie la plus disputée cette saison tant le niveau des trois joueurs concernés est impressionnant et se vaut. Les Big Men sont donc à l’honneur avec Rudy Gobert (cocorico), Joel Embiid et Anthony Davis. A la fin, il n’en restera qu’un, comme dirait Denis. Attardons nous sur chacun d’eux. 

# Joel Embiid

  • Statistiques : 11 rebonds dont 8,7 défensifs, 1,8 contre et 0,6 interception
  • Points forts : popularité, impact, trashtalking
  • Points faibles : blessures

Si nous parlerons du meilleur pour la fin (une baguette gratuite pour celui ou celle qui devine son nom), nous commencerons par celui qui détient, a priori, le moins de chances de remporter le trophée. Mais sait-on jamais, celui qui affirmait après son retour de blessure contre le Heat qu’il était « le meilleur défenseur de la NBA » a bien défendu son steak cette saison, sans mauvais jeu de mot. Philadelphie a en effet pu profiter toute la saison des talents de sa pierre angulaire, Joel Embiid. Si ses stats parlent pour lui, avec 1,8 contres et 11 rebonds par match, c’est surtout dans l’impact que le Process a marqué la Ligue. Très mobile sur l’homme, long comme un building de downtown, tanké comme la saison des Suns, Jojo s’est affirmé comme le poste 5 le plus complet de la NBA, et ses efforts défensifs ne sont pas étrangers à la troisième place des Sixers en terme de defensive rating. La preuve, il a complètement éteint son adversaire direct, Hassan Whiteside, dans la série de Playoffs contre Miami. Pat Riley, suite à ce bottage de cul, en est même venu à vouloir trader son pivot. Le Process ne fait pas que des heureux…

# Anthony Davis

  • Statistiques : 11,1 rebonds dont 8,6 défensifs, 2,6 contres et 1,5 interception
  • Points forts : statistiques, polyvalence
  • Points faibles : bilan défensif des Pelicans

Deuxième nommé, plus sérieux et plus susceptible de rafler la mise : Anthony Davis, l’étrange volatile de New Orleans. On le savait déjà depuis ses premières années en NBA, AD est destiné à être DPOY, au moins une fois dans sa carrière. Pourrait-il ajouter cette ligne à son palmarès dès cette année, juste en dessous de « sweep insultant contre les Blazers » ? Les observateurs y pensent sérieusement, tant les stats et l’impact du bonhomme sont effrayants. Meilleur contreur de la Ligue avec 2,6 bâches par match, 1,5 steal et 11,1 rebonds par match en régulière, The Brow est le seul des trois candidats à pouvoir garder pratiquement aussi bien les 5 postes, grâce à sa vivacité et sa réactivité. Cependant, même si les chiffres sont là, la défense globale des Pelicans a eu du mal à se mettre au niveau de son franchise player cette saison, demeurant une équipe « moyenne » défensivement. Ce titre devrait en effet être décerné au type qui rend toute son équipe meilleure de son coté du terrain, c’est-à-dire le mec d’après.

# Rudy Gobert

  • Statistiques : 10,7 rebonds dont 7,8 défensifs, 2,3 contres et 0,8 interception
  • Points forts : bilan défensif du Jazz, impact sur le collectif
  • Points faibles : nombre de matchs manqués

Tous les meneurs de la Ligue font des cauchemars d’eux en train de driver vers le cercle, quand soudain ils voient apparaître un géant français pour leur barrer la route. On va vous balancer les stats, histoire de s’en débarrasser et de vous montrer que Rudy est bien plus que des chiffres sur un papier : 10,7 rebonds, 2,3 contres qui n’apparaissent pas sur les classements de la saison car il n’en a pas fait assez au total dû à son absence pour blessure et 0,8 steal. Des statistiques que vous jugerez « banales » comparées à celles des autres zozos cités précédemment. Mais écoutez bien cela. Quand Gobert a été blessé en fin d’année civile, le Jazz balbutiait son basket, n’était plus sûr de lui et jouait en ayant peur de laisser passer un drive. Le pivot revient le 19 janvier, et Utah enchaînera 23 victoires en 28 matchs pour s’assurer la cinquième place de la Conférence Ouest tout en maintenant durant cette série son adversaire à 96,8 points en moyenne pour 100 possessions. Cela s’est d’autant plus vu contre le Thunder dans le Game 5, quand le Français a été victime d’un problème de fautes qui l’a forcé à passer la plupart du match sur le banc. Après sa sortie dans le troisième quart-temps, le Jazz se fera remonter 22 points, pour voir le Thunder finalement gagner le match. Quand il n’est pas sur le terrain, c’est toute l’équipe des Mormons qui tremble, consciente que l’arceau ne sera pas aussi protégé que s’il était là. Comme un papa qui nous borde avant d’aller au lit, le roi Gobert rassure ses teammates, et rattrape leurs erreurs. Ce talent permettra d’ailleurs à Utah de se classer deuxième en terme de points autorisés à ses adversaires, soit 99,8 par match. Exemplaire, appliqué et immense Rudy. On espère juste que notre chauvinisme ne nous perdra pas cette fois…

Mentions spéciales pour les grands oubliés de cette sélection : Paul George, Kevin Durant, et surtout… SURTOUT Al Horford, quand on voit la saison que le Dominicain a planté aux Celtics. Malgré tout, on le sait, cette année c’est pour le Jazzmen, notre fierté nationale : Rudy Gobert. Davis ? Embiid ? Connait pas.

Source texte : NBA

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1 Comment

1 Comment

  1. Adrien Von Niederhausern

    18 mai 2018 à 18 h 03 min at 18 h 03 min

    C’est plus que du chauvinisme, c’est de la stupidité!🤣

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