Jazz

Test mental pour Utah dans le Game 6 de ce soir : aucun trou d’air ne sera toléré

Rudy Gobert

« Regarde Rudy, là ce qu’il faut que tu fasses, c’est ne pas prendre ta cinquième faute dans le troisième quart-temps. D’accord ? »

Source Image : NBA League Pass

Massacré par un Thunder orgueilleux dans le troisième quart-temps du Game 5, le Jazz a concédé un comeback historique avant de s’incliner 107 à 99. OKC n’est pas mort, et veut son Match 7. Les soldats de Salt Lake City devront se montrer solides à la maison cette nuit. 

A la Chesapeake, les hommes de Quin Snyder tenaient leur qualification. 25 points d’avance dans le troisième quart, une attitude mature, comme dans les quatre premiers matchs de la série, de l’assurance et une défense de fer. Seulement voilà : un enchaînement de circonstances et de mélodrames s’enchaîneront pour permettre à OKC d’accomplir l’un des plus grands comebacks de l’histoire des Playoffs. Ces derniers referont leur retard, menés par un Russell Westbrook en mode MVP et un Paul George de gala (79 points à eux deux), mais également bien aidés par le problème de fautes de Rudy Gobert ainsi que le coaching (enfin) astucieux de Billy Donovan, qui fait sortir Carmelo Anthony. Tous ces éléments firent que le Jazz prit 32 points en n’en scora que 7 en 8 minutes de jeu, et sembla dépossédé de sa solidité défensive caractéristique sans sa tour Montparnasse. C’est Donovan Mitchell lui-même qui le dit à ESPN :

« On a arrêté de défendre. On a arrêté de nous replier. Notre attaque a stagné. Ils ont fait leurs ajustements, auxquels nous n’avons pas su répondre. Tout est différent quand le big fella [Rudy Gobert, ndlr] n’est pas sur le terrain. C’est dur de mettre autant de pression sur lui. »

Le rookie est lucide, et sait que si le Jazz n’est pas globalement meilleur en défense en tant qu’équipe, d’autres trous noirs comme celui du Game 5 seront à prévoir de leur coté du terrain. Car leur Stifle Tower ne sera pas toujours sur le terrain pour tenir la baraque avec ses dissuasions et autres blocks bien placés. Peut-être le Jazz est-il trop dépendant de l’efficacité défensive de Gobert ? Les chiffres de la saison régulière et du Match 5 parlent d’eux-mêmes : quand Rudy s’est blessé en milieu de saison, le Jazz est tombé à la douzième place des points concédés pour 100 possessions. Quand il est revenu, ils en concédaient seulement 97,9, soit le meilleur total de la NBA. Avec notre baguette de pain nationale dans la peinture, Utah s’est également classé premier en termes d’efficacité défensive, avec un rating de 96,2. Même constat lors du Match 5 : avec Rudy, Salt Lake City est rassuré, en sachant qu’un drive de Russ West laissé passé peut être stoppé derrière. Sans lui, ils semblent plus balbutiant et hésitant. Mais cela n’excuse pas le run cinglant du Thunder dans le troisième quart contre le Jazz, qui aurait dû se comporter en patron et step-up en l’absence de son pivot sur le parquet, pour finir cette série en cinq matchs face à une équipe qui n’a rien d’un collectif.

On le sait, il est dur de jouer chez les Mormons, et les hommes de Quin Snyder auront à cœur de perpétrer cette réputation de forteresse des montagnes, quand le OKThree viendra leur rendre visite à la Vivint Smart Home Arena. Assurance, fiabilité et discipline seront les maîtres mots de ce Game 6, pour que le Jazz ne sombre pas sur un 32-7 en fin de match.

Source texte : ESPN

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