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Terry Stotts sweepé avec les Blazers, ça sent Pôle Emploi : le coach pourrait être le premier à quitter l’Oregon

Terry Stotts
Source image : YouTube/Portland Trail Blazers

Après une régulière 2017-18 prometteuse avec une troisième place à l’Ouest, Portland devait confirmer tout cela en Playoffs. Un sweep dans la tronche plus tard et voilà un été chargé qui se profile pour les Blazers. Le proprio Paul Allen risque de ne pas faire dans le sentimental et le poste de Terry Stotts semble fortement menacé.

Les feux étaient pourtant tous au vert avant ce début de Playoffs dans l’Oregon. 49 victoires, l’avantage du terrain pour le premier tour, la cinquième meilleure défense de la Ligue (103 points encaissés de moyenne), un Damian Lillard au sommet de son art et un C.J. McCollum en progression constante, rien ne laissait imaginer un sweep face à des Pelicans orphelins de DeMarcus Cousins. C’est pourtant ce qu’il s’est produit. Quatre défaites bien moches (97-95, 111-102, 119-102, 131-123) durant lesquelles les Blazers ont semblé n’être que l’ombre d’eux-mêmes. Manque d’agressivité, collectif absent et leadership des stars inexistant, tant d’ingrédients qui ont permis au trio Rondo – Holiday – Davis de se régaler et de réaliser l’upset. Une contre-performance des Blazers qui pose de réelles interrogations sur la faculté du staff et du groupe à jouer les premiers rôles à l’avenir. En effet des rumeurs autour de l’avenir de Terry Stotts ont commencé à pointer le bout de leur nez depuis l’élimination. Marc Stein, journaliste au New York Times, annonce même sur son compte Twitter, le probable point de chute du coach de 60 ans.

« Cette dixième défaite consécutive en Playoffs concédée par Terry Stotts a déjà fait naître quelques rumeurs concernant son futur licenciement de Portland. Mais les sources de la Ligue annoncent que Orlando serait déjà intéressé si Stotts devenait disponible sur le marché. »

Des rumeurs plus que sérieuses quand on les ajoute au discours du propriétaire Paul Allen en décembre dernier. Le co-fondateur de Microsoft avait alors lancé un audit interne pour déterminer les raisons du manque de résultats de sa franchise. GM et coach ou les joueurs, telle était la question. Il semblerait désormais que le bilan moyen de Portland ces six dernières saisons ait raison de Terry Stotts. Petit coup d’œil dans le rétroviseurs des Blazers.

Bilan de Terry Stotts à Portland :

  • 2012 – 13 : 33 victoires (11ème place)
  • 2013 – 14 : 54 victoires (5ème, demi-finale de Conférence)
  • 2014 – 15 : 51 victoires (4ème, premier tour)
  • 2015 – 16 : 44 victoires (5ème, demi-finale de Conférence)
  • 2016 – 17 : 41 victoires (8ème, premier tour)
  • 2017 – 18 : 49 victoires (3ème, premier tour)

Un bilan, assez décevant, à regarder cependant en deux parties. En effet durant cette période Stotts a eu deux rosters bien distincts entre les mains. Tout d’abord le Portland de LaMarcus Aldridge, Batum et Matthews pendant l’éclosion de Lillard, puis un effectif mené par ce dernier suite au départ des anciens. Les trois premières saisons effectuées avec LMA comme leader, ont amené deux grosses saisons régulières mais à chaque fois des échecs cuisants en Playoffs (4 – 1 contre les Spurs en 2014 et 4 – 1 face à Memphis en 2015). Portland, malgré des joueurs à fort potentiel, montre des limites pour passer le cap des demi-finales de Conférence. Le front office de l’Oregon fait donc un choix fort. Il conforte Terry Stotts en donnant les rênes de l’équipe à Dame. Au revoir les Batum et Aldridge, le paquet est mis sur des joueurs comme McCollum, Evan Turner et bien-sûr Lillard. Portland et Paul Allen paient même la Luxury Tax, mais cette fois il faut assumer et gagner. Résultat ? Une première saison pleine d’espoir mais suivie de deux sweeps au premier tour. Les mêmes maux sont présents, des joueurs et un collectif à fort potentiel mais des échecs bien crados en postseason. Le dernier en date à l’air d’ailleurs d’avoir fait perdre patience au proprio. Terry Stotts sera à priori le premier à payer les pots cassés mais le GM Neil Olshey et certains joueurs risquent d’être invités à aller voir ailleurs également. En effet, tout ne peut pas être mis uniquement sur le dos du coach. La confiance a été donnée aux joueurs et ces derniers sont toujours aussi friables quand ils s’agît de jouer fin avril, quand les matchs comptent vraiment. Attention les gars, le changement c’est pour maintenant dans l’Oregon.

Après la grosse désillusion du premier tour, la situation à Portland prend des airs de grand ménage en interne. Terry Stotts sur le départ après six années mitigées dans l’Oregon, la situation du GM et de quelques joueurs sont à regarder de très près. L’été chez les Blazers risque d’être mouvementé. Affaire à suivre…

Source texte : New York Times

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