Old-School

Ça s’est passé un 17 mai : « The Shot II » signé Michael Jordan, nouvel assassinat des Cavs après 1989 !

Michael Jordan

C’est ce qu’on appelle remuer le couteau dans la plaie !

Source image : YouTube

Lors des Playoffs 1989, Michael Jordan avait éliminé les Cleveland Cavaliers sur un dernier tir mythique face à Craig Ehlo. Quatre ans plus tard, rebelote ! En ce 17 mai, on revient sur la deuxième version de « The Shot ».

S’il y a bien une franchise que MJ a torturé durant toute sa carrière, c’est Cleveland ! Lors des Playoffs 1993, au stade des demi-finales de la Conférence Est, celui qui est considéré par beaucoup comme le plus grand joueur de l’histoire a crucifié les Cavaliers dans les dernières secondes du Game 4, le tout dans la même salle où il a réalisé l’un de ses plus grands exploits quatre ans auparavant. Mais avant de revenir sur ce tir assassin, il semble nécessaire de remettre les choses dans leur contexte. Cette année-là, les Bulls du trio Michael Jordan – Scottie Pippen – Phil Jackson ont comme unique objectif de remporter une troisième bagouze consécutive. La saison régulière des Taureaux est moins accomplie que les deux précédentes, avec « seulement » 57 victoires au total, soit dix de moins qu’en 1992. La fatigue mentale sans doute. Résultat, la franchise de l’Illinois laisse la première place à l’Est aux New York Knicks. Cependant, Jordan réalise encore une campagne de folie, avec des moyennes de 32,5 points, 6,7 rebonds et 5,5 assists. Du côté de l’Ohio, les Cavs finissent sur le podium de leur Conférence pour la deuxième année de suite, en remportant 54 matchs derrière un gros collectif guidé par le coach Lenny Wilkens, et les belles performances de Brad Daugherty, Mark Price ou encore Larry Nance. Ils éliminent non sans mal les New Jersey Nets au premier tour des Playoffs après le Game 5 (série au meilleur des cinq manches à l’époque), tandis que les Bulls se débarrassent des Atlanta Hawks avec un bon vieux sweep.

Chicago et Cleveland se rencontrent donc lors du deuxième round, avec l’avantage du terrain pour la bande à Jojo. Dès le Game 1, Mike envoie un message aux Cavs en leur plantant 43 points dans les dents. Chicago s’impose. Le match suivant ? Une belle démonstration collective de la part des Bulls, avec un MJ moins chaud mais bien soutenu par Pip’ et Horace Grant. 2-0, direction le Richfield Coliseum dans l’Ohio. Obligés de s’imposer dans la troisième manche pour ne pas se retrouver dans une situation impossible, les Cavaliers subissent la loi de Jordan et Pippen, auteurs de 60 unités à eux deux. 96-90 Bulls. Place donc au Game 4, celui de la survie pour Cleveland. Lors des trois premiers quart-temps, les hommes de Wilkens prennent le taureau par les cornes et mettent en difficulté Chicago. Brad Daugherty et Gerald Wilkins font mal aux Bulls, qui sont menés de sept points à l’entame du dernier acte. Mais au cours de celui-ci, ils répondent en champion et refont leur retard. On arrive dans l’ultime minute de la rencontre, et le score est de 101-101. MJ a évidemment la gonfle dans les mains. Défendu par Wilkins, l’auto-proclamé Jordan stopper, le numéro 23 rate la cible. Derrière, Craig Ehlo prend un shoot difficile, également manqué. Il reste alors un peu plus de 18 secondes au compteur. Temps-mort Chicago. Après la remise en jeu, Scottie Pippen remonte la balle puis la transmet à B.J. Armstrong, qui trouve Jordan en tête de raquette, légèrement excentré. Michael est dos au panier face à Wilkins, et les Cavs décident de ne pas faire de prise à deux. Il dribble, il dribble, avant de tenter un fadeaway sur son adversaire direct et Hot Rod Williams, à la hauteur de la ligne des lancers-francs. Le public retient son souffle. BANG, ça rentre ! Game over, série terminée, Bulls qualifiés. Encore une fois, Jordan enterre les Cavaliers sur leurs propres terres.

La suite, on la connaît. Les Bulls tapent les Knicks de Patrick Ewing lors des Finales de Conférence, puis réalisent le Three-Peat contre les Phoenix Suns de Charles Barkley. Légendaire Jordan, tout simplement !

1 Comment

1 Comment

  1. ThreeRavens

    18 mai 2018 à 1 h 15 min at 1 h 15 min

    La défense de Wilkins est pourtant très bonne, mais bon, c’était MJ en playoffs.

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top