One-on-One

Pro ou anti LeBron James : profitons juste de notre première icône en direct et en intégralité

LeBron James

Depuis qu’il a 15 ans le King est sous les sunlights…

Source : Youtube / Uninterrupted

A l’heure du « tout, tout de suite », des réseaux sociaux où les avis filent et défilent, changent et s’affrontent plus vite et plus fort que jamais, il n’est pas toujours évident de se forger une opinion ni même finalement de profiter tranquillement de notre passion, la grosse balle orange. Mais, en ce 30 décembre, jour anniversaire du King, pouvons-nous nous poser – ne serait-ce que le temps de quelques lignes – et prendre du recul sur ce que LeBron James nous propose depuis maintenant plus de 14 ans ? Juste quelques minutes, histoire de réaliser la chance que nous avons d’assister en direct et sans en manquer une miette, à la carrière de l’un des plus grands, d’une icône…

Ceux qui ont eu la chance de voir des matchs de Wilt Chamberlain en direct font partie de nos aïeux les plus chanceux. Ceux qui ont pu admirer les sky hook de Kareem Abdul-Jabbar en live sont très peu nombreux car les diffusions télé n’étaient pas encore très nombreuses, même aux Etats-Unis à l’époque. Avec Michael Jordan, une génération (de quarantenaires aujourd’hui) a pu commencer à apprécier du basket en direct, à voir évoluer un dieu de ce sport mais vers la fin des années 80 et pendant toutes les années 90, regarder de la NBA était encore quelque chose d’assez rare pour la plupart des fans. En revanche, nous avons beaucoup d’archives de cette époque et nous pouvons donc tous contempler le jeu du numéro 23 des Bulls, nous faire une opinion mais surtout kiffer, même si rien ne peut remplacer le direct.

Depuis plus de dix ans, nous pouvons tout voir, presque tout savoir. Et depuis 2003, nous avons LeBron James sur les parquets. Il ne s’agit pas ici de le comparer avec ses illustres prédécesseurs cités ci-dessus ou avec d’autres comme Larry Bird voire Kobe Bryant. Il ne s’agit pas non plus de nous lancer dans le fameux débat du G.O.A.T. Cela viendra sûrement mais ce n’est ni le lieu, ni le moment. Car LeBron ne fête que ses 33 ans et nous allons donc pouvoir continuer de le regarder dominer pendant quelques saisons encore avant de nous poser, de vous poser certaines questions qui risquent de lancer des discussions plus qu’enflammées. Oui, LeBron domine. Il n’est pas champion tous les ans, nous sommes au courant, mais il domine sur et en dehors des terrains. Il y a quelques années, aurions-nous pu seulement concevoir qu’un basketteur soit assez talentueux, polyvalent et régulier pour ambitionner de finir son périple en NBA à la première place du classement des scoreurs les plus prolifiques de tous les temps (7ème avec 29759 points à ce jour) mais aussi dans le top 10 des plus gros fournisseurs de caviars (12ème avec 7786 passes décisives), et possiblement dans celui des intercepteurs ? Aurions-nous pu imaginer qu’un type avec des attributs physiques façon Karl Malone pourrait nous proposer des phases de jeu dignes de Magic Johnson ? Aurions-nous pu penser qu’un chauve pouvait être aussi charismatique ? Oups.

En Playoffs, James est déjà le scoreur le plus prolifique de l’histoire et en sera bientôt également le plus gros intercepteur sans parler du fait qu’il figure aussi dans le top 3 des plus gros passeurs en post-season… Et nous avons tout vu, tout disséqué, tout discuté, tout critiqué, tout admiré ! N’est-ce pas quelque part le summum de l’expérience de fan ce que nous offre Bron-Bron ? D’autant plus qu’alors qu’il a déjà près de 1100 matchs de régulière et plus de 200 en Playoffs dans les pattes, LeBron joue probablement son meilleur basket actuellement. Un basket maîtrisé, tout en puissance, en technique et en confiance. Il donne tout ce qu’il a. Il tire son équipe vers le haut chaque soir, il se comporte en leader et semble pouvoir marcher sur la concurrence à chaque fois que ses Cavs en ont besoin. Enfin, au moins jusqu’à un certain point et c’est aussi ça qui rend la carrière de LeBron aussi passionnante car on se demande réellement jusqu’où ce monstre va pouvoir aller, jusqu’à quel point il va marquer l’histoire. Ce suspense est à la fois haletant et oppressant mais il est aussi énervant pour certains détracteurs ou juste magique pour les inconditionnels du cyborg au numéro 23 ou tout simplement les inconditionnels de NBA. Car comme toute icône, l’enfant d’Akron devenu roi de l’Ohio puis de la NBA a une tonne de haters ainsi qu’une tonne de lovers. C’est ainsi que la médiatisation actuelle fonctionne, c’est inévitable et LeBron fait avec. Est-il trop médiatisé ? En fait-on trop sur ses qualités ? En fait-on trop sur ses défauts ? Toutes ces questions peuvent se poser mais sont-elles les plus importantes auxquelles il faut répondre ? Pas sûr…

On aurait plutôt envie de se dire qu’il faut savoir apprécier les bonnes choses quand elles se présentent. Et nous avons la chance de pouvoir déguster chaque soir de la NBA avec, pratiquement un soir sur deux, un monstre du basket sur le parquet. Un monstre qui continue de nous régaler alors qu’il a allègrement dépassé la trentaine. Un monstre qui, même s’il nous en donne parfois l’impression, ne sera pas éternel. Donc kiffons, réjouissons-nous, aimons, jubilons, débattons, exultons devant ce que nous offre LeBron. Mais surtout, profitons ! 

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