Los Angeles Clippers

Les Clippers marchent sur les Lakers, Blake Griffin sort les crampons : 29 points pour l’ami rouquin

Il n’était pas le plus attendu, mais c’est pourtant de lui dont on a parlé le plus. Extrêmement solide pour son premier match de la saison, Blake Griffin a mené les Clippers vers la victoire, pépère ce jeudi.

Rien de mieux qu’une partie de punching-bag avec son frère pour se défouler. Sachant que le frère en question est la franchise des Lakers, et que le punching-bag est l’ensemble des joueurs de l’effectif de Luke Walton. D’entrée, on savait que la rencontre serait déséquilibrée car il y avait bien plus de talent, d’expérience et de sérénité chez les “visiteurs” que chez les “hôtes”. DeAndre Jordan sous les arceaux, Patrick Beverley sur Lonzo Ball, un banc efficace et le tour serait joué. Ce qui, finalement, s’est passé dans cet ordre-là puisque le pivot a verrouillé tous les rebonds dans sa raquette (24) tandis que le meneur a étouffé le rookie des Lakers avec une perversité mi-remarquable mi-dérangeante. Sans forcer donc, les Clippers installaient les bases dès le premier quart, afin de s’assurer une soirée agréable et une victoire aisée. Ce genre de rencontre où vous n’avez qu’à assurer le strict minimum en défense pour ensuite lâcher les chevaux en attaque. Détail appréciable ? La titularisation de Teodosic aux côtés de Beverley, histoire d’apporter un peu de scoring et de création balle en main pendant que Patoche faisait de la batterie avec les ossements du fils de LaVar. Ce n’est pas souvent qu’on apprécié le taf de Doc Rivers, donc rendons lui hommage en ce sens. Et levons aussi les yeux au ciel, en voyant que le coach se fera clairement sauver les fesses par un Blake Griffin qui a l’air possédé dès ce début de saison.

La raquette des Lakers ? Un Apéricube, forcément, pour un morfale comme lui. Mais il était quand même intéressant de voir la performance de Griffin dans son ensemble, et surtout les petits ajouts qui ont été réalisés tout au long de l’été dans le jeu de l’intérieur. Adresse à distance, aisance surtout, une détente hallucinante retrouvée, un regard noir et une dalle sans fin, le Blake Griffin qu’on aime. Un poil libéré par l’absence de CP3 et boosté par la hausse de responsabilités, Blake se permettait quelques folies mais qui allaient dans la direction du jeu. Comme ses initiatives balle en main, en un-contre-un comme sur séquence placée, créant des décalages séduisants chez les Clippers. On souhaite quand même à Julius Randle un bon weekend, lui qui a pris le premier gros poster venant de Griffin cette saison, mais on souhaite surtout à la concurrence intérieure une bonne saison, car le rouquin a l’air assez focus. Envie de se rattraper après des saisons passées à galérer, envie de s’imposer tous les soirs, envie de le faire avec la manière comme il a su le faire à ses débuts, Blake était beau à voir jouer ce jeudi. Une machine de muscles et maintenant de touch, qui pourrait devenir clairement infernale si la régularité au tir s’installe. En tout cas, cette nuit, les Lakers ont eu droit à la version propre. Si cette dernière revient de plus en plus souvent, on pourra commencer à reparler de Griffin comme on le faisait il y a quelques années.

Mais avant tout cela, il faudra confirmer. Confirmer cette belle première perf, cette bonne entente avec les autres nouveaux joueurs, cette belle envie défensive de certains cadres, ce combo explosif avec DeAndre et ces possibilités illimitées chez les Clippers. Un Blake comme ça, on en redemande tous les matins.

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