Defensive Rankings

Défenseur de l’Année 2016-17 : Green ou Gobert, pour qui allez-vous lever votre verre ?

Après un dernier checkpoint effectué début mars, voici le grand moment, celui du dernier coup d’oeil jeté sur la course au titre de Défenseur de l’Année. Les favoris restent en tête mais ça joue sérieusement des coudes pour garder sa place, comme vous allez le voir ci-dessous.

Bien évidemment, les mentions honorables doivent être ajoutées pour ne pas oublier de saluer le formidable travail effectué par ces soldats sur ces quatre dernières semaines de compétition. Des joueurs comme DeAndre Jordan, Dwight Howard, Kentavious Caldwell-Pope, Tony Allen, Patrick Beverley, Michael Kidd-Gilchrist, Jimmy Butler, Serge Ibaka et tant d’autres.

Stats arrêtées au 2 avril.

Place Joueur Bilan du mois

10°

Hassan Whiteside

On entend de moins en moins de blagues sur l’attitude de Whiteside en défense, lui qui était particulièrement ciblé lors de son retour en NBA, pour sa capacité à vouloir contrer tout ce qui bouge. Bien plus discipliné, le pivot est aujourd’hui moins agressif, et donc plus efficace. Meilleur rebondeur de la Ligue, quatrième contreur, le tout pour la cinquième meilleure défense du pays. Si avec ça on entend encore certains nous piaffer dans l’oreille que c’est un défenseur sur-estimé, demandez aux extérieurs de la Ligue ce qu’ils en pensent cette saison.

Giannis Antetokounmpo
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Non, Giannis ne deviendra pas le nouveau joueur à finir à minimum 2 interceptions et 2 contres de moyenne sur une saison, mais il finira tout proche de cette barre légendaire. Et à seulement 22 ans, quand vous montrez autant d’envie en défense, pour une équipe que vous emmenez en Playoffs, avec des rotations dans tous les sens et des bras interminables, vous méritez votre place dans ce classement. Il prend certainement la place de DeAndre Jordan ou Jimmy Butler, mais Giannis a vraiment marqué les esprits cette saison en défense.

Anthony Davis
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C’était lui, ou Jordan. L’un est en Playoffs mais a vu sa production chuter, l’autre se bat pour se qualifier mais coche toutes les cases défensives. New Orleans n’a pas la 7ème défense de la Ligue grâce à Omer Asik. Avec ses 12 rebonds, 2,2 contres et 1,3 interceptions par soir, AD noircit bien la feuille mais c’est sa simple présence qui fait flipper ses adversaires. Bien trop mobile sur les switchs, l’animal se jette sur les ballons avec envie et son absence se ressent tout de suite dans l’efficacité des Pels.

Marc Gasol

Il chute pour plusieurs raisons assez évidentes, la première étant ses récents pépins physiques. C’est con car l’Espagnol reste le commandant de la 6ème barrière la plus efficace de la NBA, mais pour intégrer le Top 5 il faut faire preuve de régularité. Et si on ajoute à cela des résultats plutôt moyens pour les Grizzlies, on doit le mettre en retrait. Cependant, ce ne sont pas deux semaines de compétition qui vont définir un avis : Gasol a régalé cette année en protection de sa peinture, et il mérite d’être félicité pour cela. C’est le jour et la nuit à Memphis, quand il est présent ou absent.

Avery Bradley
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Alors qu’on vient de perdre environ 300 fans de Boston qui nous jurent que Bradley mérite de faire podium (grosse surprise), on tient d’abord à féliciter la défense collective des Celtics, qui a fait son job cette saison. Le barrage vert n’est peut-être que le 12ème du circuit, mais il peut compter sur de fiers soldats comme Smart, Horford et Crowder pour assurer son maintien. C’est aussi pour cela qu’on ne peut en faire une tonne sur Avery, malgré ses nombreuses prouesses : matchs manqués, collectif rodé puis position globale dans le milieu des classements défensifs, ça mérite une belle 6ème place. Pas plus.

Andre Roberson

Là par contre, on est dans de la prouesse rare. Qu’on mette tout de suite les points sur les i, les barres sur les t et malheureusement pour l’intéressé les ballons dans les paniers, Roberson est une quiche offensive. Une quiche royale. Mais royale est aussi sa contribution défensive, qui permet notamment à OKC d’être Top 10 en NBA cette saison. Andre a fait chier tellement de monde qu’il a limite bousculé Kawhi Leonard pour le titre de meilleur défenseur extérieur au monde. Et vu le niveau de la bête, on appelle ça un putain d’exploit. Westbrook fait la une des médias, mais AR a son mot à dire sur les résultats du Thunder cette saison.

Paul Millsap

Difficile de croire que les votants donneront ses points à Dwight Howard à cause de ses récentes blessures. Car d’octobre à mi-mars ? Paulo a été l’homme à tout faire des Hawks, notamment dans sa moitié de terrain. Patron de la 4ème défense de la Ligue, Millsap a été aperçu sur tous les postes, dans tous les gros coups, et avec une régularité remarquable. Encore une campagne avec minimum un contre et une interception par soir, mais surtout une discipline infernale dans ses aides et ses rotations. Lui ou Dwight, le choix est possible mais le terrain répond Paul.

Kawhi Leonard
Alors que le plexiglas du AT&T Center tremble encore suite à son énorme contre sur James Harden il y a quelques semaines, son silence habituel nous rappellera surtout une chose : demandez à LeBron, à Russell et au barbu ce qu’ils pensent de Kawhi dans sa propre moitié de terrain. D’abord critiqué en début de saison pour des raisons qui nous font encore rire, le phénomène est passé à la vitesse supérieure en 2017, faisant limite de l’ombre aux deux premiers du classement. Cependant, sauf surprise, Kawow devra bien abandonner la quête du triplé. Deux fois Défenseur de l’Année, c’est déjà pas mal non ?

Rudy Gobert

C’est peu dire si on a envie de le mettre premier. Il coche toutes les cases, vraiment. Son équipe va retrouver les Playoffs, il représente la force number one d’intimidation en NBA aujourd’hui, et toutes les statistiques avancées vont dans son sens. Rudy, c’est tout simplement devenu la muraille humaine par excellence, un géant qui justifie son contrat avec une campagne défensive remarquable, permettant au Jazz d’être 4ème à l’Ouest. Meilleur contreur de la Ligue, cinquième rebondeur, le tout pour la troisième défense. On le répète, Gobert coche toutes les cases…

Draymond Green

… sauf deux, deux cases qui appartiennent à Draymond Green. La première, c’est le bilan puisque les Warriors sont premiers de la Ligue. La deuxième, c’est l’historique puisque cela fait deux ans qu’il termine second du classement pour ce trophée. Et oui, aussi flingué que soit cet argument, on peut vous garantir qu’il sera dans la tête des votants. Golden State a la 2ème meilleure défense de la NBA, son leader est Draymond, meilleur intercepteur de la saison avec plus d’un contre par soir en bonus. Sa campagne est phénoménale, tout comme celle de Rudy : il n’y aura pas de mauvais vainqueur, juste un magnifique winner.

Prochain checkpoint lors de la dernière semaine de juin, lorsque les votes auront été enregistrés et le résultat final sera dévoilé. Félicitations à ceux qui ont participé à cette folle course, et au futur vainqueur qui aura dominé dans sa moitié de terrain toute la saison !

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