Celtics

Isaiah Thomas a fait dans l’original : 38 points, 17 dans le dernier quart, circulez y’a rien à voir

Les Français aiment le pain, deux et deux font quatre, bleu et jaune dont du vert et Isaiah Thomas donne des fessées dans le dernier quart-temps : il va falloir s’y habituer, quand on voit ce que le meneur a encore mis hier soir aux Lakers (113-107).

Pas de Larry Bird ni de Magic Johnson, pas de Bill Russell ni d’Elgin Baylor, pas de Paul Pierce ni de Kobe Bryant, mais pas grave pour un match entre Celtics et Lakers. Car même si on aimerait que la bande à D’Angelo Russell soit un peu mieux classée pour qu’on prenne ce match au sérieux, il y avait quand même deux ou trois soldats qui étaient suffisamment motivés afin de rendre ce clash fort sympathique. Marcus Smart et sa défense rugueuse, Swaggy P commençant son festival à distance, les Lakers démarraient bien la partie mais épuisaient rapidement leur flingue en balançant toutes les balles disponible de leur chargeur. Difficile, sur la longueur, de tenir au TD Garden, surtout avec les apports de Jae Crowder, Jaylen Brown et Al Horford, tous bien posés dans leurs pompes. En resserrant un poil la défense dans le second quart, Brad Stevens pouvait commencer à se frotter les mains et envisager que sa franchise de coeur deviendrait la plus victorieuse de l’histoire, Lakers et Celtics démarrant la rencontre avec 3,252 victoires en saison régulière. Seulement, l’attaque de son équipe s’enrayait un poil en sortie de vestiaire et Luke Walton espérait réaliser une belle affaire dans le Massachusetts, sauf qu’en face se trouvait…

… well, c’est devenu une habitude. Une telle habitude qu’aujourd’hui, on en vient à rendre ses derniers quarts presque normaux. Hier soir ? Un petit jus à 17 points, sur ses 38 au total, Isaiah Thomas qui aurait pu claquer trois matchs de suite à plus de quarante points. Seulement, c’est la victoire qui était importante ce vendredi, pas faire de conneries contre l’avant-dernière équipe de la Conférence Ouest et profiter de la nouvelle défaite des Raptors face au Magic. Dans son registre habituel, c’est-à-dire hors-rythme mais totalement sous-contrôle, IT fera la totale à la défense californienne qui n’était clairement pas du même calibre pour pouvoir tenir. Pourtant, les jeunes Lakers tenaient bien dans la partie grâce à leurs tauliers, mais vouloir tenir la cadence avec Isaiah dans le dernier quart-temps, c’est un peu comme vouloir mettre un skyhook du milieu du terrain avec DeAndre Jordan : tu peux essayer, mais t’as peu de chances d’y arriver. Sans forcer, en profitant de son excellente forme actuelle, Thomas a régalé son public et solidifié un peu plus la place de Boston derrière Cleveland. Avec des Wizards qui poussent derrière, il le fallait. Avec des Lakers et une rivalité en visite, il le fallait.

On en vient presque à se demander à quoi ressemblait un money-time d’Isaiah Thomas sous la barre des 10 points : le dernier quart est devenu une piscine géante, la plupart se noient mais c’est bien lui le maître nageur.

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