Celtics

Isaiah Thomas a retrouvé le sourire : 33 points et du bonheur sur le terrain, que c’est bon…!

Dans un deuil profond depuis une semaine et tentant de garder son sang-froid sur le terrain, Isaiah Thomas a enfin pu rejouer librement, et retrouver un peu de bonheur sur les parquets : une image forte de cette soirée de Playoffs.

Que c’était plaisant à voir. Que ce fût attendu, comme moment, en ayant partagé chacun à sa façon les tristes derniers jours du meneur. Samedi dernier, la NBA et sa communauté se joignaient à Isaiah pour témoigner une affection partagée, un message de soutien dans cette épreuve tragique, celle de perdre une soeur dans un accident de voiture. Malheureusement pour Thomas, la peine familiale n’était pas allégée par le cadre professionnel, Boston s’enfonçant dans une dangereuse impasse en laissant Chicago mener la série deux à zéro. Du coup, en voyant ce duel se déplacer dans l’Illinois cette semaine, on se demandait si le All-Star allait pouvoir retrouver sa force et surtout un peu de plaisir sur le terrain, pour commencer à doucement tourner une page. Une interrogation à laquelle la réponse à été donnée, avec deux victoires en deux rencontres. Et quelque part, c’est peut-être aussi ce qu’il fallait, être dos au mur avec ses Celtics. Car face au challenge sportif, qui s’ajoutait à celui émotionnel, Isaiah ne pouvait qu’affronter cette montagne à sa façon. Détermination, courage, force, et une confiance extrême en ce qu’il est vraiment. Après un Game 3 plus collectif et tourné vers la production globale, le Game 4 présentait une nouvelle opportunité au meneur.

Celle de s’éclater en jouant au basket, ce qu’il a fait.

Oui, hier soir au United Center, c’est la première fois qu’on retrouvait le Isaiah Thomas qu’on connaît bien. Pas dans sa production numérique, elle qui était déjà conséquente sur le début de série. Non, celui qu’on voulait revoir, c’était le nain insolent, le provocateur balle en main, le monstre de compétitivité qui vient challenger les grands dans la raquette en gonflant ses bras après un exploit de taille. C’est un lay-up planté sur le nez de Michael Carter-Williams, en lâchant un bruyant ”You can’t guard me !” dans la gueule du défenseur. Faute technique à l’appui, en rentrant dans le visage de MCW. C’est une passe décisive ponctuée par un cri rageur, dans cette voix toujours aussi aiguë mais reconnaissable parmi tant d’autres. C’est un run décisif permettant aux Celtics d’enfoncer définitivement les Bulls, le temps-mort pris par Chicago voyant le dragster courir vers son banc avec un sourire jubilatoire. Isaiah Thomas était bien présent, physiquement, sur les trois premières rencontres de cette série. Mais son esprit n’était pas là, de façon logique et évidente, tout comme ses sentiments. Sauf qu’hier soir, pour la première fois sur ces Playoffs, le All-Star a retrouvé ses sensations. Et après une semaine qualifiée comme étant la pire de toute sa vie, observer cette jouissance sur le terrain adverse était un délice à dévorer avec le coeur et un smile aussi large que le sien.

On peut ne pas être fan du joueur, des Celtics ou de la série entre Boston et Chicago. Mais en connaissant l’épreuve récemment traversée par l’homme, voir le joueur reprendre du plaisir dans le sport qu’il adore était un vrai bonheur. Et là-haut, en regardant son frère humilier la concurrence, Chyna Thomas devait être fière de la force montrée par son grand frère.


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