L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S03 Épisode 18 : Mario Chalmers est en larmes et DeMarcus Cousins en sueur

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Encore une session bien agitée au cabinet ce vendredi, avec notamment un Mario Chalmers au bout du rouleau et un DeMarcus Cousins sur le point d’exploser. Comment ça on se répète ?

Les Playoffs se rapprochent à vitesse grand V et nos patients se font de plus en plus pressants. Pas suffisant pour faire craquer le Psy qui reçoit encore cette semaine dix cas préoccupants peuplant notre bien-aimée Grande Ligue. On fait le point tout de suite, entre fins de saison prématurées et contre-performances inexplicables…

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

O.J. Mayo   O.J. Mayo
Avec la blessure de Michael Carter-Williams, les Bucks vivaient déjà une période compliquée en étant obligés de titulariser O.J. Mayo à la mène, ce qui peut paraître un peu limite en 2016 quand on a l’ambition de jouer les Playoffs. Ça tombe bien les Daims ne les disputeront pas, et si ce n’est pas O.J. qui y aurait changé quelque chose, l’ancien challenger de Michael Jordan a encore fait des siennes cette semaine en se cassant la gueule dans ses escaliers… Une cheville fracturée et les fantômes de Radmanovic et de Bastareaud réveillés, en espérant que c’est bel et bien chez lui que la Mayo a tourné et pas dans un bar mal famé du Wisconsin. Petite visite en tout cas obligatoire pour le futur free agent, qui n’a pas gonflé son CV de la bonne façon en préférant la rampe aux marches et qui galèrera du coup sans doute encore un peu plus à trouver une nouvelle maison cet été. Un mois de juillet qu’il pourra donc passer à faire installer un ascenseur chez lui, histoire de s’éviter de nouvelles mésaventures.

Rasual ButlerRasual Butler
Si la VDM était une échelle avec mille marches, Rasual l’aurait escaladé déjà trois fois. Coupé cette semaine pour faire de la place à Kevin Martin (logique) et car Matt Bonner est intouchable à San Antonio (moins logique), le pauvre vétéran avait l’occasion de tirer un trait sur une jolie petite carrière de journeyman en allant pourquoi pas chercher un titre, sauf que le front office des Spurs en a décidé autrement et a décidé de conserver la pancarte sandwich au lieu de Rasual. La mocheté du prénom est peut-être rentrée en compte, à moins que ce ne soit le quota nécessaire de roux qui fasse finalement la différence. Bref, à moins d’un coup de fil chanceux, Rasual est pour l’instant au chômage et c’est dommage pour un joueur qui se sera acquitté sérieusement de sa tâche cette saison et qui méritait peut-être une meilleure sortie. Surtout que son rendez-vous chez le Psy n’aura pas franchement été une réussite, le pauvre homme faisant demi-tour quand il constata que le Psy avait une demi-douzaine de portraits du Red Mamba dans son cabinet. Décidément, quand le sort s’acharne…

Kevin LoveKevin Love
La semaine passée, Kevin Love était laissé au repos et on pointait alors la bonne tenue du collectif des Cavs en son absence, une constatation qui avait eu le don de mettre un peu le bourdon à “l’Amour”. Juste ce qu’il faut pour motiver Kev’ pour sortir de gros matchs dès son retour ? Apparemment pas puisque l’ailier pas si fort a compilé de merveilleux 7/28 aux tirs dont 2/14 du parking. Heureusement que les LFS existent car sinon Kevinou aurait les moyennes offensives d’Hasheem Thabeet mais là n’est pas l’info principale, cette dernière étant plutôt que Cleveland semble vraiment être une meilleure équipe sans son beach-boy, ce qui est plutôt dérangeant quand on sait qu’il a quand même un contrat à neuf chiffres dans sa table de nuit… Période sombre du coup pour l’ancien Loup qui a dû passer hier par la case Psy afin d’être remotivé en vue des prochaines échéances, faute de quoi le banc pourrait bien lui servir de starting-block en Playoffs. Et à 20 millions la saison ça peut faire grincer des dents.

Jimmy ButlerJimmy Butler Lui aussi fait le back-to-back au cabinet. Car si la semaine passée le Psy l’avait reçu pour le prévenir du bordel ambiant qu’il allait retrouver à Chicago après un gros mois d’absence, Jimmy a finalement craqué après seulement un match. Une victoire face à Houston pas suffisante pour rassurer Buckets, qui a du coup sorti l’excuse de la piscine mardi avant de sortir celle du poney jeudi. Peut-être bien que le leader des Bulls monte vraiment Noisette chaque jeudi au ranch de Gar Forman mais ici on n’y croit pas vraiment alors le Psy a rappelé son patient en urgence pour lui botter l’arrière-train et l’envoyer fissa affronter le Heat ce soir. Le cabinet étant basé à Châteauroux, Jimmy sera malheureusement trop juste mais on l’attend de pied ferme lundi à Toronto pour aller tester la défense de Demar DeRozan. Y’arrive un  moment où faut y aller Jimmy alors finis les mythos et au boulot.

Dirk Nowitzki Dirk Nowitzki
La 18ème saison de Dirk Nowitzki et plus globalement celle de Dallas étaient jusque-là de sacrées belles surprises. Un rythme effréné malgré une prolongation tous les cinq matchs, un collectif appliqué, une victoire de prestige face aux Warriors en décembre et une sixième place squattée depuis quasiment le début de saison malgré une Conférence Ouest toujours compliquée à mettre au pas. Pas mal comme tableau mais la saison de Dirk et son armée a pris un petit coup dans l’aile ces derniers temps puisque les défaites récentes (quatre de suite) ont permis à Portland de repasser devant et à Houston d’espérer en faire de même rapidement. Le pire dans cette histoire ? Dirk est crevé et les articulations commencent à tirer, les Mavs s’en remettant à leur Deutsch Dinozaur en ce moment pour assurer le scoring. Sauf que les Mavs ne sont jamais aussi forts qu’avec un Dirk à 15/20 points et que ça sent mauvais à Dallas si la légende doit se remettre à jouer les sauveurs. Il l’a d’ailleurs avoué au Psy, ce n’est plus de son âge. Alerte “place du con” donc pour Dirk et ses cow-boys, on attend une réaction très vite si le Wunderkind ne veut pas passer son mois d’avril à mater les Playoffs dans le canapé TrashTalk.

Evan Fournier Evan Fournier La petite consultation obligatoire pour tout trashtalker qui se respecte. Evan Fournier a vu le parquet de très très près face aux Lakers et le Psy se devait de lui envoyer quelques punchlines médicales. Le sniper français avait d’ailleurs déjà reçu rapidement quelques notifs de la part d’un Rudy Gobert qui aime taquiner le petit Twitter, ce à quoi Niko Vucevic avait évidemment réagi dans la foulée en bon adorateur de l’attaque verbale. Rebelote donc au cabinet avec la visite d’Evan, le Psy désirant savoir si Jason Smith lui mettait le même genre de dinguerie à l’entraînement et souhaitant aussi lui remettre son invitation officielle pour le prochain Danse Avec les Stars, sans oublier de lui offrir la vidéo du méfait en mode phantom et un album photo des plus belles réactions du Staples Center. Car c’est aussi ça le Psy TrashTalk, un professionnel compétent, avec le sens de l’éthique, mais qui aime parfois se laisser aller à quelques moqueries. Et puis entre Français on peut se permettre non ?

Stephen CurryStephen Curry Honte sur lui car on nous aurait menti. Si souvent déifié ces derniers temps, Stephen Curry est redevenu le temps d’une semaine un humain comme les autres en envoyant deux perfs dégueulasses face aux Lakers et au Jazz, retrouvant un niveau qui le rapproche plus d’un C.J. Watson malade que d’un Michael Jordan. Consultation en urgence donc pour Stéphane, lui qui va évidemment voir son trophée de MVP lui passer sous le nez au profit de James Harden s’il continue son spectacle affligeant, lui qui va précipiter les Dubs vers une défaite au premier tour face à Houston à force de croquer comme un goret. Plus sérieusement, le meneur des Warriors se devait de s’expliquer devant les autorités compétentes sur cet affreux 10/32 en deux matchs, ce à quoi l’effronté a tout simplement répondu qu’il faisait en fait en sorte de ne pas trop marquer pour pouvoir passer les 400 triples lors du dernier match de la saison, qui sera aussi la 73ème win des Warriors. C’est énervant hein ? Le Psy lui a en tout cas mis une belle chasse en lui expliquant qu’il se devait de respecter des meneurs qui luttent toute une carrière pour atteindre les 30% du parking, en lui demandant de mettre les gaz ce soir face à Portland sous peine de grosse punition. Rendez-vous dans quelques heures, ça risque d’être violent comme réponse.

Jahlil OkaforJahlil Okafor
Voilà c’est fini. Comme disait si bien Jean-Louis Aubert à l’époque de la jeunesse d’Andre Miller, c’est fini, Jahlil Okafor en a terminé avec sa saison rookie. Un merveilleux exercice ponctué par des stats correctes mais également par un combat de boxe un peu trop public dans les rues de Boston et par la somme exceptionnelle de… six victoires, soit autant que les Spurs ou les Warriors en dix jours. Dur dur de se projeter dans une carrière quand on passe une saison à prendre branlée sur branlée et le Jah a ainsi voulu questionner le Psy, le n°3 de la dernière Draft se demandant tout simplement si ce métier était bien fait pour lui et s’il supportera les défaites encore longtemps. Pas de souci pour le plus grand pro de l’histoire de la psychologie basket, qui lui a tout simplement expliqué que les défaites d’aujourd’hui prévoyaient forcément un joli lot de win à moyen terme, l’essentiel étant d’être patient. Des mots rassurants pour Jahllil, qui peut donc désormais retourner tranquillement chez lui mater de vrais matchs de basket plutôt que de s’obliger à s’asseoir sur le banc des Sixers. Et si Sam Hinkie n’est pas content envoyez-le nous, on a quelques mots à lui dire.

DeMarcus CousinsDeMarcus Cousins
L’explosion se rapproche chaque semaine un peu plus pour DeMarcus. On avait parlé la semaine dernière des patates qu’il avait failli mettre à Steven Adams et Kevin Durant et du ballon qu’il avait envoyé dans la courge de Chris Paul, sans suite à l’époque, mais cette semaine on passe encore un palier avec une petite suspension des familles pour la bête, ce dernier ayant hurlé quelques mots doux à George Karl lors du dernier match des Kings, ce qui lui vaut donc une suspension de la part de sa franchise ce soir face à Orlando. Le point Sprewell/Carlesimo n’est plus très loin et l’on ne vous cache pas qu’on serait évidemment très triste si cela devait arriver, Papy Karl ne méritant bien-sûr pas ça et une Ligue sans DMC pendant 75 matchs serait d’ailleurs bien tristounette. Allez mon grand, plus qu’une vingtaine de matchs et le calvaire sera fini. On t’en supplie ne craque pas…

Mario ChalmersMario Chalmers
Le gros dossier de la semaine au cabinet. Le très gros dossier. Déjà convoqué par nos soins à l’annonce d’une blessure qui le privera de toute la fin de saison et des Jeux Olympiques, le Psy a sursauté quand il a vu que les Grizzlies tiraient carrément sur l’ambulance en dégageant Rio de la franchise pour ramener probablement Ray McCallum dans le Tennessee. Business is business évidemment mais la fin est rude pour l’ancien meneur de Mayami qui réalisait jusque-là une très belle saison avec les Oursons et qui s’apprêtait d’ailleurs à disputer ses septièmes Playoffs en huit saisons NBA. Souvent moqueur à son égard par le passé en raison d’une inimitié explicable pour le Heat, le Psy a cette fois-ci retroussé ses manches pour venir en aide à un homme remonté récemment dans son estime, pour qui il sera compliqué de rebondir en novembre prochain. Compliqué mais pas impossible quand on connaît la rage du bonhomme, ce que le Psy a d’ailleurs répété plusieurs fois à son patient. Courage Rio, le Psy repassera faire un tour chez toi en rentrant… de Rio.

Voilà pour cet Avis du Psy de la semaine, en espérant que les prochaines éditions seront un poil moins dramatiques. D’ici-là prenez soin  de vous et attention aux chevilles et aux genoux, c’est une épidémie en ce moment…

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk


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