L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S03 Épisode 16 : Curry fout le feu au cabinet, comme une vulgaire défense NBA

L'avis du Psy

A force de mater des matchs des Warriors, le Psy va carrément devoir… voir un psy.

Nouvelle édition de l’Avis du Psy Saison 3, avec cette fois-ci une petite révolution puisque pour l’une des premières fois, le Psy TrashTalk a convoqué un joueur non-pas pour tenter de le soigner mais pour l’admirer le temps d’une consultation. Il est vraiment en train de casser les codes ce Stéphane Curry.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

   Chris Bosh   Chris Bosh
On commence avec une nouvelle forcément peu réjouissante puisque l’on a appris cette semaine que la saison de Chris Bosh avait de grandes chances d’être terminée. Un mystérieux souci lié à la présence de caillots de sang dans le genou, et le spectre d’une absence longue durée, voire plus encore, refait donc surface dans le clan du joueur du Heat. Une bien triste nouvelle pour un joueur dont la deuxième partie de carrière est clairement rythmée par son fragile état de santé et un Psy qui a donc tenu à souhaiter un bon gros courage à l’ancien Raptor et qui se tient désormais à son service en cas de besoin. Car si la mission première du cabinet TrashTalk est de calmer les fifous et de trouver des solutions aux problèmes psychologiques de certains cas sensibles, ne négligeons pas non plus le cas de ces joueurs taiseux qui luttent en silence pour rester dans le game. La clinique s’associe à la démarche et on espère de tout cœur voir l’ami Chris en finir un jour avec toute cette merde.

Donatas MotiejunasChicago a été envahie par les Lithuaniens pour ka venue de Dimo
Sans contestation possible, Donatas est l’un des plus gros losers de la trade deadline de jeudi passé. Enfin libéré de l’asile des Rockets, le pivot fuyant lituanien pensait ainsi avoir fait une belle opération en rejoignant les Pistons, une équipe en lice pour les Playoffs à l’Est et qui semble un tout petit peu mieux gérée que la franchise texane. Puis badaboum tout s’écroule puisque l’on se rend compte que les docs de Houston auraient feinté leur monde en omettant de dire toute la vérité sur l’état du dos de leur joueur. Le deuxième effet Kiss Cool est encore plus moche puisqu’en plus de voir son indisponibilité rallongée, le pauvre homme s’est vu reconduire illico à l’aéroport avec un retour à l’envoyeur bien rude à supporter. On passe donc en quelques heures d’une potentielle nouvelle carrière qui débute à un recul de deux bons mètres, une belle performance qui place donc Do-Mo parmi les plus beaux losers du mois. Allez courage garçon, la saison se termine mi-avril cette année.

Kurt Rambis Derek Fisher
A croire qu’il existe dans l’air de New York un fluide particulier qui oblige les coachs à se mettre dans des situations compliquées… Car si on se demandait comment Kurt Rambis pouvait aller chercher Derek Fisher dans le “pointeur game”, le gonze en a apporté la réponse tout seul comme un grand en allant poser un petit cœur en scred sur une photo porno sur Twitter. Piratage de compte selon lui mais grosse barre de rire pour le Psy, qui s’est amusé pendant toute la consultation à appeler son patient Serge Aurier, sans que Rambis n’y comprenne évidemment quoi que ce soit. Marre de ces mecs qui n’y comprennent rien à la technologie, marre de ces mecs qui pensent encore qu’en 2016 on peut aller pécho de la gow sur Internet sans se faire griller par les geeks. Faut vivre avec votre temps les gars, même si nous on se marre pas mal…

Anthony DavisAnthony Davis La bête s’est réveillée, mais il semble que ce soit déjà trop tard. La faute à un début de saison une fois de plus placé sous le signe des blessures pélicanes, la faute aussi à des Blazers que l’on attendait pas à pareille fête. Mais si la saison d’AD s’arrêtera probablement en avril cette année, il y a tout de même du changement dans le cerveau de la bête car il a avoué hier au Psy qu’il prenait enfin conscience de son énorme potentiel et qu’il trouvait ça vachement fun de voir le ballon plus souvent. Le genre de nouveauté qui lui ouvre les yeux, et même si ses sourcils l’empêchent de voir quoique ce soit, il a désormais compris qu’il n’arriverait à rien avec la franchise de Louisiane. De quoi tirer quelques plans sur la comète pour l’avenir de “Brow” ? Peut-être bien. On checkera en tout cas les perfs de notre patient d’un œil attentif, maintenant que le garçon a compris que le franchise player des Pels n’était pas Ryan Anderson. Ça aura mis du temps mais on y est arrivé.

Dion WaitersDion Waiters
Youpi, le cabinet a reçu cette semaine l’officieux plus gros boulet de la Ligue. Avec proposition de contrat en Chine ou bien au cirque Pinder, l’ami Dion a ainsi pu expliquer au Psy pourquoi il était si mauvais au panier-ballon et la réponse donnée a le mérite de confirmer nos doutes puisque l’homonyme de Céline a avoué en pleurs qu’il pensait supplanter Russell Westbrook comme leader d’OKC, et que son échec avait ainsi précipité sa chute. Ceci explique cela, ceci explique donc ses pourcentages dignes d’un Josh Smith sous crack et ses contre-attaques à faire pâlir de jalousie Tony Allen. Quoiqu’il en soit, le Psy TrashTalk a signifié à son patient que le besoin de jouer correctement au basket commençait à prendre un caractère obligatoire, sous peine de voir son destin de NBAer rejoindre ceux de Delonte West ou encore Smush Parker. Dion Waiters sixième homme dans le championnat mongol ? C’est pour demain.

 Nick Young Nick Young Le Psy commençait à trouver ça chelou de ne pas avoir rencontré Nicky cette saison. Il faut dire qu’avec la masse de taf à faire en Californie depuis septembre, celui qui était encore l’année dernière l’un des patients les plus fidèles du cabinet est passé entre les gouttes depuis quelques mois… Mais cette fois-ci l’urgence a pris le pas sur le surbookage de notre Psy et la déclaration illuminée de la nuit a obligé le Psy à convoquer très vite Swaggy. Juste un contrôle de routine pour savoir si oui ou non le mec était toujours fou, un contrôle évidemment soldé par une réponse positive. Plus que positive même, puisque hasard ou pas avec le retour à l’antenne de X-Files, les examens pratiqués sur le cerveau de Nick ont révélés une présence extraterrestre dans son cerveau. Affaire à suivre, mais la vérité semble ailleurs…

Byron Scott Luke Walton Dans la famille neuneu, demandez le coach. Absent au cabinet la semaine passée, Byron s’est offert tout seul une belle place aujourd’hui en déclarant hier qu’il jouait tous les matchs pour les gagner. Alors de deux choses l’une, soit il pense vraiment ce qu’il dit et nous avons donc affaire au pire coach de l’histoire de l’humanité, soit il se fout de notre gueule et on aime pas bien ça. Dans tous les cas, un point était nécessaire avec le patient Byron Crott pour évaluer son QI Basket en cette fin de mois de février. Un score de 25, à mi-chemin entre celui de Ryan Hollins et celui d’Evan Turner quand il évoluait aux Pacers, mais qui ne pousse toujours pas les dirigeants des Lakers à s’en débarrasser, ces derniers étant toujours convaincus que Byron est la personne idoine pour arroser les jeunes pousses californiennes. Arroser avec quoi on ne sait pas, mais l’impression quand même que l’eau du tuyau a une sacrée odeur d’urine…

Joe JohnsonJoe Johnson
Crise presque sans précédent dans la vie de Joe Johnson puisque suite au buy-out signé avec les Nets, le pauvre homme va devoir nettement diminuer son rythme de vie. Finis le kilo de caviar à 500 euros, il devra désormais se contenter des promos. Finis les week-ends dans des cinq étoiles à Malibu, bonjour les halte au Formule 1 du coin. Et si le double J a de grandes chances d’aller rejoindre un contender puissant pour les Playoffs, sa vie vient en tout cas de prendre une tournure importante. On surveillera d’ailleurs les points Restos Du Cœur pour savoir si oui ou non Joe s’en sort sans la somme habituellement versée sur son compte à la fin du mois. Un changement de vie radical que le Psy tâchera d’accompagner de la meilleure des façons, mais sûrement pas en baissant ses tarifs pour le désormais ex-escroc de Brooklyn. Affaire à suivre, mais il se pourrait bien que pour lui, le prix de la consultation augmente même un peu. Just for fun.

Dave JoergerDave Joerger
La rencontre avec Dave Joerger était devenu inévitable. En effet, déjà affaibli par l’absence de son franchise player jusqu’à la fin de saison, le coach des Grizzlies voit peu à peu son équipe se transformer en une espèce de melting-pot entre toutes sortes de créatures. On ne citera pas une fois de plus le nom de tous les barjots peuplant désormais le roster des Oursons mais une chose est sûre, le coach de Memphis est venu faire le plein d’anti-dépresseurs au cabinet… Déjà car le fait de ne pas pouvoir terminer un entrainement sans embrouille l’attriste au plus haut point, mais aussi car les nuits passées à essayer de décrypter le vocabulaire et le jeu de certains de ses joueurs, sans réussite bien sûr, commencent à l’user au plus haut point. Passé en quelques mois de l’une des équipes les plus appliquées et défensives de la Ligue à un conglomérat de bad-boys squattant un roster complètement WTF, voilà notre patient dans un bien sale état, en espérant qu’il tienne au moins jusqu’au mois de mai…

Stephen CurryStephen Curry
Comme beaucoup d’entre-vous, le Psy a voulu comprendre. Comprendre comment ce petit bonhomme d’1m91 et 86 kilos pouvait mettre à ce point la planète basket à feu à sang, comment il pouvait y arriver aussi facilement et surtout comment faire pour l’arrêter, histoire de donner un peu de piquant aux rencontres des Warriors cette saison. Et on vous le donne en mille… il n’a pas trouvé, tirant la conclusion qui s’impose : Stephen Curry mettra le pied sur le frein lorsqu’il l’aura décidé, une fois que chaque franchise NBA aura subi les foudres d’un joueur tout simplement en train de rentrer dans l’histoire du sport à grands coups d’explosions statistiques en tous genres… Désireux de connaître les objectifs de son patient pour la fin de saison, le Psy l’a ainsi questionné pendant plusieurs heures et on vous fait d’ailleurs grâce de ses réponses tout en vous annonçant que la fin de saison du gamin s’annonce mythique au vu de ses aspirations d’extraterrestre. Soixante points ? Soixante-dix ? 15/15 du parking ? On ne sait toujours pas ce que Stephen Curry nous prépare, mais à ce rythme-là, même le Psy pourrait se mettre… à consulter.

C’est tout pour aujourd’hui, avec comme vous avez pu le voir un Psy un peu désarçonné par ce que son MVP de patient est en train de réaliser. Une bonne semaine de vacances s’impose d’ailleurs pour lui, un congé qu’il passera peut-être à revisionner les 137 triples de Curry, à moins qu’il ne fonce à la librairie acheter le dictionnaire des synonymes, histoire de trouver des équivalents au mot “insolent” pour son prochain debrief.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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