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LeBron James a été sans pitié avec Boston : 35 points, 15 rebonds, 9 passes et 48 minutes de greatness

LeBron James Cavs Warriors
Source image : @Steve Noah

C’était lui qu’on attendait le plus, et c’est lui qui a répondu le plus. Refusant de perdre, au point de repousser une nouvelle fois ses limites physiques, LeBron James a gardé sa mainmise sur l’Est en offrant un Game 7 exceptionnel : huitièmes Finales NBA de suite pour le King.

Pas de Kevin Love, pas de réussite à distance pour son équipe, pas de chance avec un poster de Jayson Tatum dans la gueule, à y regarder de plus près on a l’impression que les Cavs et LeBron se sont fait botter le cul par Boston. Et bien non, finalement, c’est bien James qui a imposé sa loi, la seule, celle qui maintient la paix sur toute la Conférence Est et empêche qui que ce soit d’accéder à la série ultime chaque saison. Pourtant, au début du match, ce sont les Celtics qui pouvaient bomber le torse et se croire sur la bonne voie. Grâce à un excellent premier quart, les verts créaient une petite avance et ne se prenaient surtout pas de mixtape signée par le numéro 23. Un LeBron actif, engagé certes, mais loin de se rapprocher de la quarantaine de points… pensait-on. Avec quelques vilaines balles perdues et une défense à revoir, le King avait plutôt l’air princier en début de rencontre, mais lui savait mieux que quiconque ce qu’on a souvent tendance à oublier : un match dure 48 minutes, et James sait en utiliser chacune pour étaler sa polyvalence. Une fois le moteur bien chauffé, ce sont tous les défenseurs de Boston qui ont pris tarif et ont dû secouer leur tête en voyant la bête faire son récital. Confiance totale en ses partenaires malgré leur maladresse, magnifique balance entre scoring sur pénétration et petits tirs à distance, soudain les Cavs retrouvaient leur jeu et c’est donc toute une troupe qui suivait LeBron dans son sillage. Avec un peu de chances, les autres s’y mettraient dans la foulée.

Et entre les buckets de Jeff Green ou ceux de J.R Smith, c’est bien le coup de pouce dont LBJ avait besoin qui apparaissait au meilleur moment. De quoi permettre au numéro 23 de recharger les piles en défense ici ou là, se remettre du poster de Tatum et claquer un énorme contre sur une tentative de tomar de Terry Rozier. Moneytime en approche, qui va bien pouvoir mettre sa franchise sur ses épaules ? King James lui-même. Un runner sur une jambe en étant défendu par Horford, une bonne passe pour Jeff Green, la défense boostée et un and-one extrêmement musclé sur toute la défense de Boston, LeBron était intenable. Dans sa gestion de chaque possession et notamment du bonus de fautes dans lequel les Cavs se situaient, LBJ disséquait chaque opportunité afin de trouver la meilleure sortie possible. Et comme par hasard, c’est exactement ce qui se produisait pour Cleveland. Le tout, s’il-vous-plaît, sans sortir la moindre seconde du match puisque LeBron enregistrera les 48 minutes sur la feuille de match. Insane. Pas de repos, pas de répit, pas quand on a la possibilité de tuer ces vaillants Celtics, pas quand les huitièmes Finales NBA de suite de ta carrière t’attendent. Une fois le run définitif passé, le cyborg se rendait, exténué, devant les caméras puis dans son vestiaire, heureux du boulot accompli. Il le savait mieux que quiconque, qu’il venait encore une fois de réaliser l’impensable. Jouer toute une rencontre ? Après avoir autant dépensé tout au long de l’année ? Et accéder à de nouvelles Finales ? Sans faire de faux-pas ? Sans freiner une seule fois ? C’était du taf de légende, du chef d’oeuvre devant 20 000 personnes, une abnégation à montrer à tous ceux qui veulent faire sérieusement du basket dans leur vie. En tant que leader, le King a été sensationnel.

Et au final ? Well, simplement 35 points, 15 rebonds et 9 passes… en 48 MINUTES de jeu. Y a-t-il des limites qu’on peut fixer à LeBron ? Non. Y a-t-il quelqu’un pour l’empêcher de dominer la Conférence Est ? Non. Bow down to the King, sa puissance reste inégalée.

3 Commentaires

3 Comments

  1. Sebb

    28 mai 2018 à 9 h 19 min at 9 h 19 min

    Est-ce qu’un joueur qui se fait sweep en finale peut être élu MVP des playoffs ?
    N’ayons pas peur de créer de nouvelles distinctions, MVP des finals c’est trop limité ! J’en connais un qui le mériterait…

  2. Sir Bobby Best & The Busby's Law

    28 mai 2018 à 14 h 30 min at 14 h 30 min

    Question honnête, sur ce match LBJ ne vient pas tout simplement d’inventer un poste sur le terrain que lui seul est capable de tenir ? Le mec joue au postes 1, 3, 4 et 5, ça fait 13, le compte est bon ?

  3. Bubu

    28 mai 2018 à 15 h 36 min at 15 h 36 min

    « LeBron James a été sans pitié avec Boston »
    On en parle du 17,9% à trois points des celtics ? C’est quand même une des clef de la victoire des cav’s, je pense même que c’est l’une des plus importe de cette victoire.

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