Old-School

La dernière fois que LeBron James a été mené 2-0 à l’Est : flashback sur son duel avec Paul Pierce en 2008

LeBron James Paul Pierce

Deux titans face à face en Game 7, ça donnait ça.

Source image : Youtube

10 ans. Une décennie que LeBron James n’a plus été mené 2-0 dans sa route vers les Finales NBA. En 10 piges, beaucoup de choses ont changée : Kobe a pris sa retraite, Stephen Curry a retrouvé des chevilles en bon état, Carmelo est passé de 25 à 16 points de moyenne… Mais d’autres ne changeront jamais : Stan Van Gundy se fait virer, Russell Westbrook bouffe les ballons, et les Celtics continuent de faire chier le King en Playoffs.

Décidément, les verts aiment bien s’occuper de casser le moral des joueurs all-time. Lors de cette même année 2008, ils ont brisé les espoirs de deux des plus grands joueurs que la NBA ait connus. Ceux de Kobe Bryant et ses Lakers en gagnant les Finales, après s’être occupés de ceux de LeBron James, âgé de 23 ans à l’époque. Celui qui deviendra plus tard triple champion en surmontant l’obstacle des C’s traînait à l’époque sa ville natale de Cleveland sur le dos, encore moins aidé qu’aujourd’hui par son roster. Zydrunas Iglauskas, Delonte West, un vieux Ben Wallace de 33 balais, Sasha Pavlovic… Vous voyez le tableau ? Malgré tout, les Cavs ont réussi à écarter les Wizards de Gilbert Arenas au premier tour et à se frayer un chemin vers les demi-finales, où ils y rencontreront Boston. Pour le coup, c’est beaucoup plus sérieux comme adversaire. Cette année, la réunification récente de Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen sous le même maillot permettra à Boston de gagner leur premier titre depuis 1986, l’ère Larry Bird. En 2008, les C’s prendront donc un avantage de 2-0 sur les Cavs, forts de leurs victoires 76-72 au Game 1, et 89-73 au Game 2. Pas le même nombre de points que de nos jours, mais une intensité défensive folle qui rend tous les paniers difficiles. Revenus à la maison, les Cavaliers referont leur retard avec deux succès de suite, puis perdront le Game 5. 3-2 Celtics. Vous savez qui, en général, prend feu dans les Game 6 de série de Playoffs ? Monsieur LeBron James. Même à 23 piges, le King plante 32 points, prend 12 rebonds et distribue 6 assists pour forcer une derrière virée au TD Garden pour un Match 7. Ce qui suit relève de l’Histoire.

On ne vous en a pas encore parlé, mais depuis le début de cette série il y a deux ailiers pas mauvais qui se foutent sur la gueule et qui se répondent l’un à l’autre sans s’arrêter : Paul Pierce et LBJ. Le show qu’ils vont nous délivrer dans le dernier affrontement de cette série sera qualifié par beaucoup d’observateurs comme le meilleur duel entre deux joueurs du même poste de l’histoire de la Ligue, rien que ça. Oubliez les Jordan/Drexler, les Malone/Duncan ou les Robinson/Olajuwon. Retenez maintenant que lors du Game 7 de la demi-finale de Conférence Est 2008, The Truth planta 41 points, auxquels le Chosen One répondit par 45, soit à peu près la moitié des points de son équipe. Des titans tout droit sortis du Tartare pour nous sortir un combat en 4 rounds, où le jeune roi de l’Ohio se fera finalement mettre K.O. Car oui, vous l’aurez compris, ce sont les potos de Paulo qui sortiront vainqueurs et iront chercher leur bague par la suite. Ne vous inquiétez pas pour James, il a bien eu le temps de se venger de ses bourreaux avec Miami par la suite. Attardons nous plutôt sur le match.

Peu de temps de repos pour LeBron et Pierce ce soir-là, puisqu’ils joueront respectivement 46 et 43 minutes, comme s’ils avaient pris les choses à leur compte. C’est bien ce qu’il s’est passé. Les deux joueurs se sont répondus durant toute la rencontre par des tentatives toutes plus élaborées les unes que les autres. « Tu rentres une bombe du parking ? Attend un peu que je rentre la même dans la foulée. Ah, tu plante un fade-away des cinq mètres ? Je m’en vais te coller un jumper pleine face juste devant la ligne des 3-points. Tu drives ? Je vais te dunker dessus à l’action d’après. Tout ce que tu fais, je peux le faire en mieux. » Telle était la mentalité ce soir-là, dans le cerveau de deux gagnants increvables et assoiffés de premier titre en carrière. Mais Paul a 30 ans à ce moment-là, et le temps commence à manquer. Il prend alors avec lui Kevin Garnett, défenseur de l’année en 2008 à 13 points au Game 7, pour mettre un point final à cette série exceptionnelle. Le signe ultime qui indiquait qu’il ne pouvait rien arriver à Pierce cette soirée-là apparut à 9 secondes de la fin. Les Cavs sont revenus à trois points des Celtics après le shoot primé de Sasha Pavlovic dans le corner et ont donc fait faute sur le 34 des Celtes. Il se rend sur la ligne de réparation, fait sa routine, tir son premier lancer : brique, qui part à un mètre au dessus du cercle. Le ballon retombe, bim, bam, boum… Dedans. Le TD exulte, l’Ohio chiale, The Truth rentre son deuxième lancer en souriant, sachant qu’il vient de remporter l’un des plus grands matchs de sa carrière. L’histoire voudra que les deux hommes se rencontrent encore deux ans plus tard avec le même résultat final et la défaite des Cavs (pourtant auteurs d’une grosse saison à 61 wins), pour forcer la migration des talents de LBJ à South Beach, dégoûté de perdre contre les mêmes gars. Cette même histoire voudra que le King obtienne sa vengeance en 2012, lors des Finales de Conférence Est avec le Heat, plantant un 45-15-5 légendaire au Game 6 pour ensuite gagner la série en sept matchs face aux Celtics. L’histoire que ces deux géants du jeu ont écrit, l’un contre l’autre, mais pas main dans la main.

Espérons que la série actuelle entre Cleveland et Boston donnera droit au même spectacle, et que les disciples de James suivront un peu plus leur roi dans la performance pour revenir. Une des plus grandes rivalités d’équipes des dix dernières années, tout simplement, et ça ne semble pas vouloir s’arrêter de sitôt…

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